yasmin birth control

Aller au contenu

flagyl metronidazole online
chantix online

Photo

[Revue de presse] Paris Saint-Germain

Club Revue de presse

  • Veuillez vous connecter pour répondre
133 réponses à ce sujet

#1 Ricardinho

Ricardinho

    Vétéran

  • Co-Admin
  • 17 102 messages

Posté 02 juin 2012 - 08:19

Merci d'éviter les articles de Maxifoot, football.fr, Psgteam, site en bois/en mousse et autres sites qui ne nous apprennent jamais rien, et qui ne font que reprendre des news sorties droit de L'Equipe ou du Parisien et souvent avec quelques jours de retard.

Par ailleurs, merci de ne poster des posts venant de sources étrangères que si il y a une traduction jointe.

Et merci de respecter les règles de mise en forme suivantes :

- Mettre le titre en taille 3 (au moins) et en gras;
- Entourer tout le texte, sauf la source, d'un "quote" (sélectionner le texte copié et cliquer sur l'icone "insérer une citation");
- Mettre en gras d'éventuels sous-titres intermédiaires;
- Mettre en gras les questions s'il s'agit d'une interview et séparer les différents blocs questions-réponses;
- En fin d'article, mettre la source, soit sous forme de texte souligné, soit en récupérant un (pas trop gros) logo du site (s'il s'agit d'un site qui a émis l'info).

Il est possible de fignoler :

- Mettre le lien sur l'image si l'article (sur le Net) était illustré;
- Mettre les citations insérées dans le texte en italiques.
Etc.

Bonne lecture. :)


My girlfriend said to me : "Me or PSG"
Sometimes i miss her..

#2 Funambule

Funambule

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 765 messages

Posté 05 juillet 2012 - 05:14



La Ville diminue sa subvention


La Ville de Paris, qui verse actuellement une subvention de 1,25 million d'euros au Paris Saint-Germain, va réduire quelque peu la voilure. Jean Vuillermoz, adjoint aux sports à la mairie de Paris, a annoncé ce jeudi en conférence de presse que ce montant passerait à 1 million d'euros. Cette baisse de 250 00 euros n'est pas une surprise et fait écho à celle opérée 2011, d'un montant équivalent.


Image IPB

#3 Funambule

Funambule

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 765 messages

Posté 19 juillet 2012 - 03:04





On a lu l’autobiographie d’Ibrahimovic, star du PSG


La nouvelle recrue de luxe du PSG est un joueur brillant, un peu prétentieux, qui traîne une enfance difficile.

Image IPB





Les uns après les autres, immanquablement, nous allons tous mourir d’une overdose d’Ibrahimovic.

Saturés des débats – rengaine du foot-business – sur son salaire, vertigineux, de « 14 millions d’euros par an nets d’impôts », ce qui signifie donc un revenu situé entre 70 millions et 89 millions d’euros !

Saoulés par les éloges, pourtant mérités, de son talent sportif. Exaspérés par l’attente de ses dérapages et de ses phrases égocentriques.

Il va y avoir son premier entraînement, son premier match, son premier but, son premier coup de gueule...

L’argent qatari a fait venir en France une des plus grandes stars du foot mondial et la presse a déjà abondamment décrit le profil de ce brillant attaquant suédois.

Il est capable de dire, entre autres, que « ce que fait John Carew avec un ballon, [il] le fait avec une orange » ; ou encore, quand un journaliste lui demande « Que manque-t-il à la Suède pour gagner l’Euro ? », de répondre :

« Dix autres Zlatan. »

C’est aussi un joueur qui aime bien mettre des coups de pied à tout le monde et marquer des buts insensés.



http://www.youtube.c...player_embedded


Pour découvrir de nouvelles anecdotes à son sujet et creuser le personnage, nous avons lu son autobiographie « Je suis Zlatan Ibrahimovic » (un titre efficace), écrite avec un journaliste suédois, traduite en anglais, qui s’est vendue dans son pays plus massivement que « Harry Potter ».

Le bouquin est une ode à lui-même - « Zlatan n’était plus Zlatan » - mais contient aussi des confessions et des éclairages, qu’on n’avait pas lus en France. Story telling, souvent honnête, d’un gamin d’un quartier défavorisé devenu vedette planétaire.

« Attrape le lait toi-même, trou du cul ! »

Dans L’Equipe de ce mercredi, Julien Escudé, ancien coéquipier français de Zlatan à l’Ajax, se souvient d’une phrase que lui avait confiée Maxwell, ami intime du Suédois, lui aussi au PSG :

« Ibra a beaucoup souffert dans sa jeunesse et il continue à se battre avec son passé. »

On dirait une chanson de Chimène Badi mais il y a de ça.

Ibrahimovic est né à Rosengard, cité sinistrée de Malmö, où vivent une majorité d’immigrés, tout au sud de la Suède. Une mère croate et un père bosniaque qui divorcent quand il a 2 ans.

Pendant les neuf premières années de sa vie, Zlatan habite chez sa mère, femme de ménage aimante mais inapte à l’affection, qui travaille 14 heures par jour et punit les bêtises de ses enfants à coup de cuillères en bois sur la tête.
« Il n’y avait pas de conversation polie à la suédoise, genre ’Pourriez-vous me passer le lait ? ’ C’était plutôt : ’Attrape le lait, toi-même, trou du cul ! ’ »

Grand nez et zézaiement


Parce que sa demi-sœur trafique de la drogue à la maison, les services sociaux le placent chez son père, concierge, lui aussi dur mais attentionné, qui passe ses soirées à écouter du folk yougoslave, à suivre à distance la guerre des Balkans et à boire de l’alcool.

« Je rentrais souvent affamé et j’ouvrais les portes du placard en pensant “ Allez, allez, s’il vous plaît, faites qu’il y ait quelque chose là-dedans !” Parfois, il n’y avait rien à part de la bière et mon estomac grognait. C’est une douleur que je n’oublierai jamais. Je ne cesse de répéter à ma femme que le frigo doit toujours être plein. »

Ibrahimovic raconte longuement le sentiment d’être livré lui-même et le devoir de masquer ses faiblesses et bomber le torse au milieu des caïds.

« Enfant, j’étais petit. J’avais un grand nez et un zézaiement qui m’a conduit à aller voir un orthophoniste. Une femme venait à l’école pour m’apprendre comment prononcer les S et c’était vraiment humiliant. »

Nerveux et bagarreur, le Suédois se détend en volant des vélos, en faisant péter des feux d’artifice dans les boîtes aux lettres. Et en jouant au foot. Il a deux idoles : Ronaldo, accroché sur tous les murs de sa chambre, et Mohammed Ali.

« Il faisait les choses à sa manière, peu importe le regard des gens. Il ne se trouvait pas d’excuses. […] C’est comme ça que je voulais être. J’imitais certains de ses trucs, genre “ Je serai le plus grand ”. Tu as besoin d’avoir une attitude dure à Rosengard. »

http://www.youtube.c...h?v=zkI9V3Up5to

Ce double mimétisme fait de lui un jeune footballeur arrogant et colérique, obsédé par ses actions individuelles. Alors qu’il devient le grand espoir de son pays, les parents de ses coéquipiers se plaignent souvent de ce sale gosse qui ne fait que hurler et garder le ballon pour lui tout seul.

A l’école, il est tout aussi indiscipliné. On lui propose une aide psychiatrique, ce qui le vexe terriblement. Viré d’un cours d’italien, il rétorque :

« Pas grave ! Je l’apprendrai quand je serai footballeur professionnel là-bas. »

Ce qu’il fera une poignée d’années plus tard, après son passage à l’Ajax d’Amsterdam. Là-bas, le joueur est resté le même, soliste imprévisible. Il mesure 1,95 m et chausse du 47 mais sa souplesse et son adresse, lui la ceinture noire de taekwondo, épatent.

http://www.youtube.c...d&v=7iMfmQnWTXM


Les succès s’enchaînent et avec eux, le sentiment, indélébile, d’évoluer dans un monde auquel il n’appartient pas. Le jour de sa signature à l’Ajax, dans un bel hôtel de Malmö, il croise, gêné, la meilleure amie de sa mère, femme de ménage elle aussi. C’est le jour de sa présentation devant la presse à Amsterdam qu’il boit du champagne pour la première fois, à 20 ans.

Plus tard, alors qu’il joue à la Juve, il emmène toute sa famille en vacances à Dubaï. Dans l’avion, sa maman enlève sa chaussure pour frapper la tête de son petit frère qui voulait commander du whisky.

Zlatan apprivoise son ascension sociale à la manière d’un rockeur. En couvrant son corps de tatouages. « Seul Dieu peut me juger » est gravé sur son torse.







Image IPB





Quand ça ne va pas, il prend une de ses voitures de luxe, symboles le plus importants, selon lui, de sa réussite – « C’est par les voitures que tu montres qui tu es devenu » – et fait n’importe quoi.

Frustré à Barcelone, il profite de ses vacances d’hiver pour rouler à 325 km/h sur les routes suédoises en Porsche Turbo. Lorsqu’il défonce son Audi, il avoue avoir beaucoup ri.

Traumatisé par l’alcoolisme de son père, il boit peu et dit adorer la vie de famille. Une bonne partie de son autobiographie est consacrée au récit de son histoire d’amour avec Helena, de onze ans son aînée, qu’il appelle son « Evil super bitch deluxe ». On vous laisse traduire.







Image IPB





La Suédoise vient d’une bonne famille et Zlatan raconte qu’elle lui a appris à utiliser les couteaux à poisson et à déguster le vin avec distinction.
Avant d’avoir leurs deux enfants, ils vivaient à Turin avec leur chien Hoffa, un carlin, qu’ils nourrissaient de pizza et de mozzarella.

Au fil des années, le joueur a pas mal changé. En Italie, grâce aux deux entraîneurs qui l’ont marqué, Fabio Capello et José Mourinho, il s’est étoffé physiquement et a appris l’obsession du but et des titres.

Quand on sait lui parler, avec la dureté des gens de Rosengard, « Ibra » respecte et écoute. Il a choisi son agent, Mina Raiola, parce que celui-ci s’est présenté à leur premier rendez-vous habillé comme un maffioso et qu’il lui a dit d’aller se faire voir.

Il demande moins d’argent à l’Inter


La scène est drôle, c’était à Amsterdam : Raiola avait imprimé une feuille de statistiques des meilleurs buteurs du championnat d’Italie.
« Zlatan, 25 matches, 5 buts. Regarde les autres : Inzaghi, 25 matches, 20 buts. Trezeguet, 24 matches, 20 buts. Tu veux que je te vende à qui ? »
Il le vendra à la Juve tout de suite.

Avec l’âge, Ibrahimovic a aussi appris à devenir un leader. A l’Inter Milan, son rôle dépassait déjà celui d’un simple joueur. Un jour, il est allé voir le président Moratti pour se plaindre de sa générosité.

« Vous devriez y aller doucement avec les bonus. Les gars vont trop prendre de confiance. Mon dieu, un match gagné, ce n’est rien et nous touchons une prime !
Nous sommes payés pour gagner et bien sûr, si nous finissons champions, allez-y, donnez-nous un truc sympa si vous voulez mais pas après juste une victoire ! »

« J’aime les mecs qui crament les feux rouges »


Zlatan a presque 31 ans mais il assure que c’est toujours la même rage, à peine un peu domptée, qui l’anime.

« Depuis mes premières années à Malmö, j’ai toujours eu la même philosophie : je fais les choses à ma façon. Je me fous de ce que les gens pensent et je n’ai jamais apprécié d’être entouré par des gens coincés. J’aime les mecs qui crament les feux rouges. […]
Je joue mieux quand je suis en colère. Rappelez-vous de ça. Si vous voyez que je suis furieux, ne vous inquiétez pas. Bien sûr, je peux faire quelque chose de stupide et prendre un carton rouge. Mais la plupart du temps, c’est bon signe. Ma carrière entière s’est construite autour du désir de rendre les coups. »

En France, où le foot se vit avec moins de passion qu’en Italie et où il ne pourra pas se doper à la concurrence, Zlatan sera bien seul sur son piédestal et va devoir se transcender par lui-même.

Mais bon, il nous dirait sans doute de ne pas nous inquiéter. Parce qu’il est Zlatan Ibrahimovic.


Image IPB







#4 Funambule

Funambule

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 765 messages

Posté 02 aot 2012 - 11:53



Chez les filles, le PSG aura aussi sa dream team


Image IPB

Après avoir modifié le visage de la L 1, le PSG version Qatar s’attaque maintenant au Championnat de France féminin. Et, là encore, le changement de dimension est aussi soudain que spectaculaire. Le club de la capitale, désormais entraîné par Farid Benstiti (45 ans) — quatre fois champion avec Lyon (2007 à 2010) —, ne lésine pas sur les moyens pour mettre sur pieds une dream team capable de rivaliser avec l’OL, double champion d’Europe et sextuple champion de France.




Certes, Louisa Necib, la meneuse de jeu des Bleues, a finalement préféré prolonger à Lyon. Mais plusieurs pointures internationales se sont laissé séduire par le projet : l’internationale costaricienne Shirley Cruz-Trana (27 ans, ex-Lyon), grande artisane du succès rhodanien en Ligue des champions, et deux joueuses allemandes mondialement reconnues : la défenseur Annike Krahn (27 ans, 81 sélections) et la milieue Linda Bresonik (28 ans, 69 sélections). L’Américaine Lindsey Horan (18 ans, ex-Colorado Rush), considérée comme l’un des plus grands espoirs outre-Atlantique, a aussi accepté de relever le défi. Et d’autres noms devraient suivre à l’issue des JO.

De grandes ambitions

« Si on veut être ambitieux, il faut renforcer encore ce groupe. Je veux ce qu’il y a de mieux », assure Benstiti. Le PSG, qui a reçu mardi le renfort de la latérale lyonnaise Aurélie Kaci (22 ans), a voulu conserver un noyau dur existant de sept ou huit joueuses au « profil professionnel » dont Laure Boulleau, actuellement aux Jeux. Toutes sont désormais engagées par le biais d’un contrat fédéral, ce qui change la vie de certaines. « On n’a plus à penser au boulot le dimanche soir après les matchs, c’est un vrai confort, explique l’une d’elles. Devenir pro, on en rêvait. »

En termes d’objectifs, pas de demi-mesure non plus. « L’ambition est d’être européen, explique Benstiti. Mais je veux que le PSG aille chercher le titre de champion, si possible dès cette année. » L’idée est bel et bien de marcher dans les pas d’Ibrahimovic et consorts. « Toutes proportions gardées, on se sent investis du même projet que les garçons, conclut Benstiti. On est dans une logique identique. Et il est formidable que Paris se donne aujourd’hui les moyens d’avoir une équipe féminine au plus haut niveau. »


Image IPB

#5 Nicky

Nicky

    Titulaire

  • Members
  • PipPipPipPipPip
  • 1 926 messages

Posté 21 aot 2012 - 06:19

Image IPB
Invité exceptionnel de Luis Attaque sur RMC, Bernard Lacombe a fait le point sur le mercato de l’OL. Lloris, Corgnet, Grenier Bastos, Cissokho, le conseiller du président Jean-Michel Aulas a évoqué tous les dossiers chauds.

Pourquoi Anthony Réveillère n’a pas signé au PSG ?
A Lyon, il avait eu un problème dans un contact, mais on ne savait pas qu’il avait un problème au genou droit. Il a le croisé qui est touché. Il a fait l’Euro, le Trophée des Champions. Il a fait la préparation avec Robert Duverne (le préparateur physique de l’OL, ndlr). Il n’est pas gêné. Paris ne doit pas penser qu’on a voulu le céder car il était blessé.

http://www.rmcsport....-rester-a-lyon/

#6 Yan Le Flan

Yan Le Flan

    Modérateur

  • Equipe du Forum
  • 3 381 messages

Posté 31 aot 2012 - 02:31

La dissolution du supporter

Le début du championnat de France a eu le mérite de rappeler qu'il existait des équipes en meilleure forme que le Paris Saint-Germain, comme l'Olympique de Marseille, et aussi en plus fâcheuse posture (Montpellier, champion en titre). Difficile, pourtant, d'échapper à l'omniprésence médiatique du club parisien et à la fascination qu'exerce son transfert subit parmi les puissances économiques du continent, comme en témoigne d'ailleurs la coupable surreprésentation du club sur ce blog. L'intérêt suscité ne devrait pourtant pas occulter un phénomène dans le phénomène, pas moins remarquable que le débarquement des stars au Camp des Loges.

Image IPB

OPÉRATION ÉVICTION

"Paris est magique" : le slogan officieux autrefois scandé dans les tribunes trouve une spectaculaire confirmation dans l'incroyable opération d'escamotage réussie par les dirigeants successifs au cours des deux saisons précédentes. On n'a en effet compris le sens du "plan Leproux" qu'après le rachat du club par Qatar Sports Investments, dont il a été une condition en même temps que la première phase d'un programme plus vaste concernant les tribunes. Dans la foulée de la dissolution ou de l'auto-dissolution des principales associations de supporters, les mesures de restriction sur les abonnements et le placement aléatoire dans les tribunes ont eu raison de toute présence associative, les Ultras se partageant d’ailleurs entre le boycott, le retour en catimini et le choix d'une expérience cruelle: ne plus pouvoir aimer son club, finir par ne plus le reconnaître.

On ne peut évidemment pas faire abstraction des événements et des actes qui ont entaché la vie du Parc des Princes depuis près de trente ans: exactions racistes, rixes, hooliganisme. Les Ultras portent une part de responsabilité dans leur situation: incapacité à se fédérer, tolérance coupable envers leurs éléments déviants, erreurs stratégiques... À leur décharge, le combat contre le mépris et les amalgames dont ils font l'objet était perdu d'avance. Mais, que l'on se réjouisse ou s'attriste de la métamorphose de ce stade, il faut prendre toute la mesure des événements. Ce que les dirigeants, avec l'aval des pouvoirs publics, ont éliminé, sous couvert d’élimination des violences et des dérives, c’est une partie essentielle du supportariat qui participait à l’identité du club, dont ils n’étaient pas les moins légitimes des dépositaires – tant les supporters conservent leur fidélité à leur club bien plus longtemps que les joueurs, les dirigeants ou les actionnaires.

MESURES D'EXCEPTION

Les fauteurs de trouble étaient identifiés depuis des années au grain de beauté près (joies de la vidéosurveillance), mais il a été plus rentable de profiter de l'émotion causée par la mort de Yann Lorence, en mars 2010, pour mener un grand nettoyage en optant pour la punition collective: plusieurs milliers de supporters ont été bannis au nom de la lutte contre une infime minorité d’entre eux. Les pouvoirs publics, longtemps passifs en dépit de leurs gesticulations médiatiques (lire "Sarkozy bloqué au même stade"), ont alors promu, par exemple, les fameuses interdictions administratives de stade (IAS), sur simple décision du préfet et sur la foi de vagues présomptions, sans intervention de la justice. Beaucoup d’IAS ont ensuite été déclarées illégales après recours devant les tribunaux, mais ça n’a pas empêché les autorités d'en étendre le champ d'application et de les infliger sans discernement. Par exemple, à près de 250 supporters ayant simplement participé à une manifestation (pacifique) aux abords du Parc des Princes en août 2010. S'y sont ajoutées d'ubuesques restrictions de circulation: ces jours-ci, un arrêté préfectoral, a interdit à tout “supporter parisien” démuni de billets pour le Lille-PSG de dimanche de circuler ou de stationner dans la métropole lilloise [1].

Tout récemment, le directeur de cabinet du préfet de police de Paris, Jean-Louis Flamenghi, a admis l’existence d’une “liste noire“ d’anciens interdits de stades n’ayant le droit ni de s’abonner, ni d’acheter des billets (lire ici). Une façon de transformer les IAS en condamnations à durée indéterminée, en toute opacité. Et désormais, sans vergogne. Les pouvoirs publics se livrent ainsi à un exercice tout à fait étonnant: la chasse non pas aux hooligans, mais aux Ultras, population criminalisée, déclarée indésirable, et bannie sans avoir, dans son écrasante majorité, commis le moindre délit (pas même l'usage des fumigènes que la Ligue assimile au hooliganisme – lire "Délit de supportérisme"). Le tout avec la bénédiction des médias, qui dans leur majorité, n'accordent pas la moindre importance à ces événements.

DEUXIÈME TOUR ÉLIMINATOIRE

Ce stade ultrasécurisé, doté de lois spéciales qui en restreignent l'accès, devient aussi, sans surprise, un centre de profits optimisé. Cette saison, la hausse brutale des prix des places et des abonnements marque la deuxième phase du processus de remplacement du public. C'est qu'il s'agit d'installer une clientèle plus sage et plus sympathique pour l'opinion publique, mais aussi plus aisée et plus consommatrice. Les propriétaires du PSG ne sont pas tout à fait ses mécènes, et ils doivent augmenter ses revenus en raison de la mise en œuvre du "fair-play financier". L'expropriation du public populaire doit suivre celle des Ultras, et elle s'accomplit d'autant plus en douceur que ces derniers, qui portaient justement un discours critique sur la marchandisation du football et constituaient le seul contre-pouvoir audible, ont disparu. À Paris, la politique des stars assure le succès de l'opération tout en justifiant l'inflation du prix de l'accès. Le tour de magie est fini: regardez bien, les supporters ont disparu.

Le néo-PSG a donc relégué à l'état de souvenirs un Parc des Princes dont l'acoustique phénoménale faisait détoner la clameur des deux kops (lire "Parc Life"). Avec son architecture singulière et son histoire dense, il était presque toujours désigné comme le préféré des joueurs et sa réputation était de dimension européenne. L'ambiance du vaisseau de Roger Taillibert est devenue très corporate: les drapeaux sont fournis, les slogans officiels parsèment les gradins et le bord du terrain, ainsi que les panneaux publicitaires pour QNB (Qatar National Bank) ou Be In Sport qui estampille aussi les écrans géants. En dépit de son impact sonore très limité, ce peut être un public difficile lui aussi: il en veut pour son argent, siffle à la mi-temps, abandonne vite la partie, ne reviendra pas si d'aventure les résultats ne suivent pas...
La reprise du Paris SG laisse sur le carreau le noyau dur des supporters, et l'on sent à quel point cette expérience pourrait faire école auprès des autres clubs. Le pari est pourtant risqué à long terme: peu enracinée en France, la culture du football peut-elle se passer aussi aisément du public le plus dévoué à sa passion? Ce Parc des Princes pasteurisé laisse une immense nostalgie, qu'ont voulu décrire les réalisateurs du documentaire Parc, donnant largement la parole à ceux ont connu celui d'avant. Au moins en restera-t-il quelques témoignages, afin que le souvenir n'en disparaisse pas trop vite, éclipsé par l'éclat (ou le clinquant) du nouveau PSG.

[1] Avant d'être finalement rectifié pour permettre aux dits supporters de fréquenter la zone de la Grande braderie... à condition de ne pas se déplacer en groupe.




Une balle dans le pied - blog Le monde

#7 al bundy

al bundy

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 807 messages

Posté 02 septembre 2012 - 08:42

« On va se réveiller »

JÉRÉMY MÉNEZ, l’attaquant du PSG, estime le début de saison de son équipe raté. Et juge le choc à Lille bienvenu.

Camp des Loges, jeudi. À l’issue de l’entraînement, Jérémy Ménez est pressé. Le milieu offensif international, âgé de vingt-cinq ans, a un rendez-vous. « Non, ça va, en fait, on a dix minutes, tranquille... » Suspendu un match par la Fédération française pour son comportement envers l’arbitre lors d’Espagne-France (2-0) à l’Euro, le Parisien est rasséréné : Didier Deschamps l’a bien retenu pour les matches de qualification à la Coupe du monde 2014 – en Finlande (vendredi prochain) et face à la Biélorussie (le 11 septembre). Pour L’Équipe, il a évoqué le début de saison raté de Paris, en réfutant toute idée de crise mais en pointant des manquements concernant l’état d’esprit de son équipe.

« AVEZ-VOUS vécu l’attente de votre sélection en équipe de France dans le stress ?

– Non, mais ça me fait plaisir de revenir dans le groupe avec un nouveau sélectionneur (Didier Deschamps). Même si on a peut-être un peu déconné à l’Euro, j’ai pris personnellement beaucoup de recul par rapport à tout ça. Je suis prêt à repartir sur de bons rails.

– Didier Deschamps estime que vous devez vous fondre dans le collectif. Comment avez-vous perçu cette remarque ?

– Partout où je suis passé, je me suis bien intégré. Je ne me pose pas de questions là-dessus.

– Avec le PSG, vous étiez remplaçant face à Bordeaux (0-0), dimanche dernier. Comment l’avez-vous vécu ?

– Je ne suis pas encore à 100 % physiquement. Le coach a peut-être pensé qu’il y avait des joueurs plus frais que moi, qui pouvaient apporter davantage à l’équipe. Il n’y a aucun problème. Dans les grands clubs, c’est comme ça. Il faut apprendre à le vivre tranquillement.

– Pourtant, à l’entraînement, avant ce match, vous ne paraissiez pas être le plus impliqué...

– J’étais déçu de ne pas pouvoir donner le maximum. Je ressentais des creux, même si, depuis le début de la semaine, j’ai l’impression de retrouver mes courses et ma vitesse.

« Ceux qui me connaissent savent qui je suis. On peut rire avec moi »

– N’avez-vous pas le sentiment que votre attitude peut parfois brouiller votre image ?

– Je fais des efforts pour sourire plus, mais je ne vais pas complètement changer pour les gens. Moi, je prends les gens comme ils sont. Ceux qui me connaissent savent qui je suis. On peut rire avec moi. Je n’ai pas de problème avec mes coéquipiers, la presse... Là, les supporters sont peut-être déçus des résultats, mais je ne pense pas que les sifflets soient dirigés contre moi personnellement.

– Le PSG a-t-il raté son début de saison ?

– C’est décevant. Il va falloir réagir. Mais Lille, c’est un gros match, qui peut nous réveiller. C’est une équipe qui ne ferme pas le jeu, et on aime les espaces. Et puis, bientôt, on jouera tous les trois jours avec la Ligue des champions (premier match, le 18 septembre, contre le Dynamo Kiev). On dit que c’est fatigant, mais, moi, je pense au contraire que c’est mieux pour le rythme, la pression. Les semaines avec un seul match sont longues.

– Leonardo estime qu’à Ajaccio (0-0, le 19 août), vous n’étiez pas habités par cette culture de la gagne qu’il souhaite. Qu’en pensez-vous ?

– Il a raison. Ce match, on l’a vécu comme une défaite. Il n’y avait pas d’état d’esprit, on ne pressait pas, on jouait à deux à l’heure. C’est un début de saison raté, mais il ne faut pas tout jeter non plus. Il y a notamment la bonne ambiance dans le groupe. C’est très important pour former une belle équipe. Les qualités, on les a, et on va se réveiller. Il n’y a pas de crise.

– Mardi, le président, Nasser al-Khelaïfi, est quand même venu vous parler, et l’entraîneur, Carlo Ancelotti, a aussi durci son discours à l’entraînement...

– Nous ne sommes qu’au début de la saison. Le président nous a simplement dit qu’il avait confiance en nous. Et si le coach a élevé la voix, à juste titre, c’est parce qu’on n’était pas dedans. C’est tout.

– Le PSG donne déjà l’impression d’être devenu dépendant d’Ibrahimovic. Est-ce le cas ?

– Il va beaucoup nous aider, mais il faut rester naturels. Il ne faut pas qu’on se mette dans une dépendance. On forme un groupe.

– Quels défauts devez-vous corriger ?

– Le jeu ne vient pas naturellement. On a du mal à se trouver, mais notre principal adversaire, c’est nous-mêmes. Si on pense qu’avec l’équipe qu’on a, ça suffit, on se trompe. Il faut qu’on reste concentrés et que l’on tire tous dans le même sens. C’est ce que fait Barcelone. Ils ont des talents individuels, mais ils n’entrent pas sur le terrain juste comme ça. Ils ont l’état d’esprit qui va avec. »



Ibrahimovic s’est entraîné normalement

JAVIER PASTORE devrait être titularisé, ce soir, dans un rôle de milieu relayeur, ce qui permettrait le retour en attaque de Jérémy Ménez, remplaçant contre Bordeaux (0-0, le 26 août), dans un système en 4-3-3. « C’est possible », a confirmé Carlo Ancelotti, hier. En même temps, l’entraîneur italien avait affirmé que Zlatan Ibrahimovic, la cheville droite toujours douloureuse, s’entraînerait sans doute à part alors que l’attaquant international suédois a participé à l’intégralité de la séance avec le groupe… Il sera donc titulaire contre Lille, unique enseignement d’une séance à base de vitesse, toros et petits jeux. Thiago Silva (cuisse), Clément Chantôme (cuisse) et Mathieu Bodmer (cheville) sont toujours forfait. En revanche, Mohamed Sissoko signe son retour dans le groupe et pourrait entrer en cours de jeu.




Ancelotti confirme pour Van der Wiel et rassure Jallet

CARLO ANCELOTTI a confirmé, hier, la signature imminente, pour quatre ans, de Gregory Van der Wiel, le latéral droit de l’Ajax Amsterdam, qui a passé sa visite médicale dans la matinée : « Je pense que sa signature ne devrait pas tarder. Il commencera sans doute l’entraînement avec nous la semaine prochaine. » Le montant du transfert s’élève à 6 M€ (bonus inclus). L’arrivée de l’international néerlandais de vingt-quatre ans fait peser une concurrence nouvelle pour Christophe Jallet, le capitaine et titulaire du poste, même si le technicien italien assure : « Il y aura de la concurrence mais cela ne pose aucun problème à Christophe. »



Jallet et le père Fouras

VOUS L’AVEZ peut-être vu, hier soir à 20 h 35 sur France 2, dans Fort Boyard. Rassurez-vous, Christophe Jallet a enregistré cette émission début juin, durant ses vacances. Le capitaine du PSG, à nouveau appelé en équipe de France par Didier Deschamps, mercredi, avait à ses côtés : les animateurs Manu Levy, Bruno Guillon et Florian Gazan mais aussi l’ancienne Miss France Élodie Gossuin et la productrice d’émissions de télévision Alexia Laroche-Joubert. La bonne nouvelle, c’est que, cette fois, l’équipe de Jallet a gagné. L’argent récolté sera reversé à l’association Petits Princes, qui réalise les rêves d’enfants gravement malades.


Quand Seydoux doutait du PSG

AU JEU des pronostics, avant le début de saison, alors que notre consultation auprès des acteurs de la L 1 donnait Paris champion à 85 %, loin devant Lille (7 %), Michel Seydoux fut un des rares à ne pas tirer des plans sur la comète PSG, configurée pour survoler le Championnat (voir L’Équipe du 8 août). « Tout le monde a l’impression qu’il y a une équipe au-dessus du lot, mais cela ne m’impressionne pas plus que ça, nous avait-il déclaré. Ce qui m’impressionne, ce sont les équipes qui jouent ensemble. (…) Au PSG, il y a un bon coach, des talents assez vieillissants, et je ne sais pas s’ils feront des efforts les uns pour les autres. Si on part battus, on sera battus, mais on ne part pas battus. » Le début de saison du club parisien donne pour l’instant raison au producteur de cinéma et propriétaire du LOSC.




Image IPB

#8 al bundy

al bundy

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 807 messages

Posté 02 septembre 2012 - 08:45

Comment avez-vous vécu cet été où le PSG a refusé de prolonger votre contrat au-delà de 2013?
NENE.
(Il souffle). Il se passe des choses. Après, chacun a son idée. Moi, j’étais tranquille et j’ai continué à travailler. Je n’ai rien dit et pourtant beaucoup de choses ont été dites sur moi. Des joueurs restent, d’autres partent et certains ne savent pas de quoi sera fait leur avenir. Cela fait partie du métier.

L’attitude des dirigeants vous a-t-elle étonné?
Je pensais que ça se passerait différemment… C’est tout.

Vous n’êtes pas déçu?
Non, c’est professionnel. Ce sont des chemins différents. Il n’y a pas de place pour l’affectif. J’ai déjà connu cela au Brésil.

Pensez-vous que, contrairement aux supporteurs, Leonardo et Ancelotti ne vous aiment pas?
Non. Le club a beaucoup changé. Il y a eu une transition et ils ont d’autres idées. Les supporteurs sont toujours derrière moi et ça me touche beaucoup. Eux, ils voient ce que j’ai fait pour le club. Tout le monde le voit.

Payez-vous votre bouderie à Nancy, le 31 mars, après votre non-titularisation?
Je n’en sais rien, peut-être. Cette affaire a pris des proportions qu’elle ne devait pas prendre. Cette maladresse, ils ne vont pas me la reprocher tout le temps. Je n’ai pas eu une bonne attitude, je me suis excusé. C’est vraiment dommage, car ce n’est pas juste.

Ce côté boudeur fait partie de votre personnalité…
Tout à fait. Et je ne vais pas changer. Après, je dois savoir équilibrer les choses. Les gens doivent retenir que je fais mon travail. Je ne suis pas parfait et je sais que j’ai des choses à apprendre sur moi-même.

Avez-vous songé à quitter le PSG cet été?
J’ai toujours eu envie de rester et je n’ai pas changé d’avis. Mais, compte tenu de la situation, s’il y avait eu une bonne offre, on aurait discuté. Quand on n’a qu’un an de contrat, on veut prolonger pour être tranquille dans sa tête et bien travailler. Ça ne se passe pas toujours comme prévu… Mais je ne suis pas perturbé et je bosse.

Pensez-vous ou espérez-vous encore pouvoir prolonger votre contrat?
Ici tout est possible (rires)! Si je continue à faire les choses bien cette saison, c’est une possibilité. En ce qui me concerne, bien sûr que j’ai envie de continuer ici la saison prochaine.

Leonardo a déclaré la semaine passée que vous pouviez rester ou partir sans que cela semble le déranger…
Je ne pense pas que ça m’était destiné particulièrement. Si un joueur ne veut pas rester, le club ne va pas le garder contre sa volonté. Ce n’est pas bon pour les deux parties. C’est dans ce sens qu’il a dit cela.

Avec l’arrivée de plusieurs nouveaux joueurs cet été, comme la saison dernière, pensez-vous que le PSG repart de zéro encore une fois?
Pas de zéro, mais il y a encore eu beaucoup de changements. On savait que ce ne serait pas facile au début, qu’on manquerait d’automatismes. C’était la même chose la saison dernière. Mais ça ne doit pas être une excuse, on doit gagner quand même. L’équipe doit jouer plus compact. Les trois de devant ne vont pas pouvoir tout faire seuls. Une fois qu’on aura trouvé l’équilibre, ça ira.

Comment vivez-vous qu’Ibrahimovic soit la grande star de l’équipe?
Ça ne me dérange pas. La saison dernière, c’était déjà la même chose avec Javier (Pastore) et j’ai continué à faire mon travail et à bien le faire. Je préfère même, car comme cela j’ai moins de pression et sur le terrain les adversaires me surveillent moins.

Que pouvez-vous nous dire sur votre accrochage avec lui cette semaine?
Ça peut arriver. Ce n’est pas la première fois ni la dernière. On est tous les deux des compétiteurs, ça veut dire que l’on est concerné par notre travail. Il n’y a aucun problème pour moi. C’est arrivé avec Zlatan, mais il n’y a pas de problème entre lui et moi… Il y a eu un tacle, comme il y en a eu beaucoup avec d’autres joueurs qui n’ont rien dit. Tout le monde veut se montrer davantage aux entraînements.

Vous sentez-vous vraiment aimé au PSG?
Oui… (Il marque une pause.) Beaucoup.



Image IPB

#9 Funambule

Funambule

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 765 messages

Posté 06 septembre 2012 - 12:28

En marge du forum des entraîneurs à Nyon, la Gazzetta a interrogé un Carlo Ancelotti qui semblait avoir bien du mal à tempérer les pronostics optimistes de ses collègues quant au parcours du PSG en Champions League.

Monsieur Ancelotti, vous reconnaîtrez tout de même que les cheikhs vous ont mis au volant d'une Ferrari ?
Et je les en remercie. Je ferai tout pour gagner. L'objectif est clair : remporter le championnat français, passer les poules en Champions, et ensuite, qui sait...

Qu'est ce qu'il manquerait au PSG pour arriver sur le toit de l'Europe ?
Au niveau tactique nous ne sommes pas encore équilibrés, mais nous devons surtout travailler au niveau psychologique. Nous devons tous avoir la volonté de montrer que nous sommes forts, nous devons surprendre les gens.

En championnat vous avez mal démarré.
C'est normal. Mais les choses se sont maintenant arrangées.

Quelle impression vous fait Ibrahimovic ?
Beaucoup le jugent arrogant, mais il n'est pas ainsi. Il aime blaguer, il me rappelle un peu Pirlo à ce niveau là. De l'extérieur, on a une image de lui qui ne correspond pas à la réalité.

Des fois, pourtant, il s’énerve.
A qui cela n'arrive pas ? C'est quelqu'un de franc, il te dit les choses en face. J'aime ces caractères là. Mais il est en même temps très respectueux des rôles des uns et des autres. En somme, je le vois comme un moteur, il a tout pour être l'homme phare du groupe.

Cela ne vous gêne pas d'être l'entraîneur des "Picsou" de l'Europe ?
Non, tout le monde parle d'argent, mais on oublie trop facilement le projet ambitieux du PSG. Vous croyez qu'Ibra, Thiago Silva, Lavezzi et compagnie sont venus au PSG pour l'argent ? Ils sont venus chez nous car ils ont adhéré au projet, et c'est cela qui compte. Moi aussi, j'ai accepté d'entraîner le PSG pour son projet, et pas du tout pour le salaire. Le salaire, je le recevais d'Abramovitch même sans travailler.

Parlons de la Champions : un favori ?
Deux : Barcelone et le Real. Le Barca est fort même sans Guardiola, mais je les vois moins agressifs et un peu moins attentifs en défense. En somme, ils me semblent plus vulnérables que par le passé.

Des surprises possibles ?
Le Zénit de Spalletti et le Manchester City de Mancio, même s'ils sont tombés dans le groupe de la mort avec le Real.

Et Milan et la Juve ?
Le foot italien, à cause de la crise économique, est dans une phase de transition.

[...]

Quelles propositions ferez vous à ce forum des entraîneurs ?
Un banc élargi en Champions, comme ils sont en train de le faire en Italie. Et je vais demander une modification du règlement : plus d'expulsion du gardien quand on donne un pénalty. Ce n'est pas possible... On donne un pénalty, en plus on l'expulse, et puis quoi ensuite, on le tue ?

Le football italien est en crise ?
Vous plaisantez ? L'Italie a fini deuxième à l'Euro ! Tout au plus, le manque d'argent les force à prendre un nouveau chemin. Comme je l'ai dis, c'est une phase de transition. Maintenant on fait plus confiance aux jeunes, plus par nécessité que par vraie conviction, mais le résultat est le même et ça me va comme ça. Je regarde avec intérêt Destro, El Shaarawy, Borini, qui est allé à Liverpool, et Verratti, mon bébé.

C'est le nouveau Pirlo ?
Il est différent, il joue plus court, ce n'est pas une rampe de lancement, mais vous devriez le voir dans les petits espaces : il est fantastique !

Derrière, avec Thiago Silva, vous avez blindé le PSG.
C'est le meilleur défenseur du monde.

Vous n’exagérez pas ?
Non, c'est juste la vérité. Personne n'a sa concentration, sa vitesse, son jeu de tête, son sens de l'anticipation. Il est sur la bonne voie pour devenir le nouveau Maldini, il lui manque juste un peu de personnalité, mais cela viendra avec le temps.

Vous avez suivi ce que devient Pato, la nouvelle blessure, les polémiques ?
Oui, et cela me désole pour lui. Je crois vraiment qu'il reviendra au sommet et vous verrez qu'il surprendra tout le monde.

Mais il est toujours blessé, comment est ce possible ?
Je n'ai pas la réponse, mais quand nous l'avons pris en 2008, nous connaissions les risques.

Expliquez vous.
Pato était, et est, extrêmement rapide. Il est normal que quelqu'un qui coure si vite puisse avoir des soucis musculaires.

Revenons en Italie.
Pourquoi ? Je suis bien au PSG.

Non, nous nous sommes mal compris, revenons à ce que nous disions sur l'Italie, le Scudetto...
Faisons vite alors... la Juve est favorite, et derrière je vois Milan, l'Inter, Rome et le Napoli, à égalité.

[...]

Le PSG vous a conquis par son projet, et aussi un peu avec l'argent. Et Paris, elle, comment elle vous a conquis ?
Avec le pain.

C'est à dire ?
Le pain que l'on mange à Paris ne se trouve nulle part ailleurs.

Vous préférez le pain à la Tour Eiffel ou au Louvre ?
Non, mais le pain je le mange tous les jours, alors que le Louvre j'y vais une fois par mois. Il y a une différence...

D'accord, et la Tour Eiffel, vous y êtes allé ?
Jamais, je l'ai toujours vue d'en dessous. Et chaque fois cela me fait quelque chose. Je pense à ceux qui l'ont construite, à comment ils s'y sont pris, en 1889, pour faire quelque chose comme ça. Je connais toute l'histoire de la Tour, vous voulez que je vous la raconte ?

Non merci, je vous crois sur parole.
Mais si je gagne quelque chose d'important avec le PSG, et à mon avis cela arrivera, alors je monterai tout en haut. Promis.



#10 Xouf101

Xouf101

    Postulant

  • Members
  • PipPip
  • 90 messages

Posté 14 septembre 2012 - 01:27

Image IPB


Christophe Jallet, le latéral droit du PSG, raconte ses dix jours avec les Bleus. Et le plaisir du chemin parcouru depuis ses débuts.


Jallet : «Je viens de nulle part»


« Christophe Jallet, qu'est-ce qu'il se passe sur le but que vous marquez contre la Biélorussie (3-1) ?
Je vois Karim au second poteau, je veux lui mettre et puis, idéalement, le ballon n'arrive pas dans ses pieds mais sous la barre du gardien (Il sourit).

C'est donc un geste raté ?
Oui, totalement ! Il y a des soirs où le ballon file dans les tribunes, et on se fait siffler, et des soirs, où il va au fond...

Avez-vous ressenti un peu d'appréhension pour ce qui était votre première titularisation ?
Pas vraiment. Je me suis lancé, sans me poser de questions. On avait un avantage, celui d'avoir assez souvent le ballon. C'est plus facile d'assurer ses premières passes dans le camp adverse.

Vous avez beaucoup centré et plutôt bien...
C'est pour cela que le sélectionneur a choisi de me titulariser, il m'avait demandé de jouer assez haut, de combiner avec Karim (Benzema) et de mettre le ballon le plus rapidement possible devant le but. C'est ce que j'ai essayé de faire. Parfois tu as des consignes, et tu n'arrives pas à les respecter.

En club, les choses vont changer avec l'arrivée du Néerlandais Grégory Van Der Wiel (24 ans) qui sera votre concurrent direct (il a signé pour 4 ans au PSG le 3 septembre)...
Je le vis bien. Pour l'instant, ça va. Ce ne sera pas la guerre mais chacun doit se battre pour avoir sa place en club et en équipe de France. Ce sera une pression supplémentaire. Il ne faut pas se relâcher. Je suis dans un grand club, et un grand club a beaucoup de joueurs.

Comment s'est passé ce premier long stage (les Bleus se sont retrouvés à Clairefontaine le 3 septembre) ?
Franchement, très bien. C'est un groupe dans lequel il est facile d'entrer. J'avais un peu d'appréhension, elle s'est vite dissipée. Ce groupe te met rapidement en confiance. Je pense ne pas être quelqu'un de compliqué. Tout le monde parle avec tout le monde.

Ce groupe n'a pourtant pas l'image d'un groupe facile ?
C'est une image erronée. Je l'avais aussi, c'est pour cela que j'avais un peu d'appréhension. J'ai été agréablement surpris.

Quand vous avez posé votre sac à Clairefontaine, avez-vous vu défiler votre carrière ?
Oui. Et ça va m'aider à conserver les pieds sur terre. On se revoit dix ans plus tôt, signer son contrat pro, jouer en L2, puis descendre en National (*). Je viens de nulle part. C'est la réalité.

Finalement, les mots de Carlo Ancelotti, votre entraîneur au PSG, qui avaient dit que vous méritiez votre place en sélection ont trouvé un écho.
(Il se marre). Oui, d'ailleurs, il m'a chambré en me disant que ses déclarations avaient finalement été entendues. On a souvent discuté de ça. Sous Laurent Blanc, l'entraîneur venait me voir pour me dire qu'il était désolé, que ses compliments ne servaient à rien. Je n'oublierai jamais. C'était élogieux.

Pour revenir à votre but contre les Biélorusses, qu'avez-vous ressenti après ?
C'était un peu la folie, la confusion des sentiments. De l'étonnement, une explosion de joie intérieure. C'est difficile à décrire. C'est une somme d'émotions qui nous tombent dessus, on a envie de tout casser, envie de pleurer, on est fier de soi, de rendre les gens heureux.

Vous avez été formé à Niort comme Etienne Capoue, qui a aussi marqué son premier but en sélection mardi soir. Vous souvenez-vous de l'avoir côtoyé ?
Si je m'en souviens ? Evidemment. Son père, Jacques, c'était mon entraîneur en moins de 15 ans, c'est lui qui m'a dit d'être plus méchant dans le foot. J'étais un jeune branleur, j'arrivais de ma campagne, je pensais tout savoir. Il m'a fait comprendre plein de choses. Etienne, c'était un gosse. J'ai beaucoup de souvenirs.»


Guillaume DUFY







Image IPB

#11 al bundy

al bundy

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 807 messages

Posté 21 septembre 2012 - 08:01

http://www.marca.com...1348182570.html

Quel swag notre Nasser :wub:

#12 Funambule

Funambule

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 765 messages

Posté 21 septembre 2012 - 01:05



Foot : le PSG teste les limites du « fair-play financier »

Le mirifique contrat de partenariat maillot liant le Paris Saint-Germain à une banque du Qatar éprouvera le nouveau dispositif de « fair-play financier » de l'UEFA. Son examen tournera autour de la notion clef de « valeur de marché ».


Image IPB

Le mirifique contrat de partenariat maillot que le Paris Saint-Germain a conclu ou s'apprête à signer avec une banque du Qatar sera un test pour l'UEFA, l'autorité tutélaire du football européen. Ce contrat, qui s'élèverait à 100 millions d'euros par an, pour une durée de quatre ans sans doute, intervient alors que l'UEFA met en place, à partir de cette saison, le « fair play financier », sa nouvelle régulation destinée à enrayer la dérive économique des clubs (56 % d'entre eux étaient dans le rouge en 2010, soit un déficit record de 1,64 milliard d'euros).

Si l'ampleur du soutien du Qatar peut faire tiquer, d'aucuns pouvant soulever l'éventualité d'une distorsion de concurrence, rien n'empêche l'émirat, propriétaire du PSG via son fonds Qatar Sports Investments (QSI), d'en être aussi le grand sponsor. « Un propriétaire ou une partie liée peut toujours être un sponsor du club », indique-t-on aux « Echos » au siège de l'UEFA. Toutefois, y souligne-t-on, le contrat ne sera pris en compte qu'à hauteur de « sa juste valeur [de marché, NDLR] », après retraitement. Or, au regard des grands contrats de partenariats maillot, celui du PSG serait hors normes (voire infographie). Pour autant, l'éventualité d'un clash est loin d'être acquise.
Une crtaine souplesse


Conformément à la procédure de l'UEFA, le contrat doit d'abord être examiné par une première instance, le Club Financial Control Body (CFCB) - dirigé par l'ancien Premier ministre belge Jean-Luc Dehaene -, qui a élaboré les nouvelles règles. A lui de voir, si ce contrat traduit « la volonté de renflouer des déficits de façon détournée » ou découle d' une « logique économique et marketing normale », explique l'un des membres de cette instance . S'il est établi que le « fair play financier » n'est pas respecté, le dossier est transmis à une Chambre d'instruction qui, comme son nom l'indique, approfondit son examen. Celui-ci passe, enfin, devant la Chambre de jugement qui établit la sanction. Les jugements n'offrent qu'une possibilité d'appel qui doit être adressée directement auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS), juridiction suprême de la justice sportive internationale.

Toutefois à l'UEFA, on semble prêt à faire preuve d'une certaine souplesse. « Il s'agit d'un processus éducatif. L'objectif n'est pas d'aboutir in fine à un appauvrissement du football européen », explique un fin connaisseur de l'institution. La souplesse peut venir de l'échelle des sanctions qui n'est pas encore totalement établie. Si l'exclusion des compétitions européennes, et notamment de la lucrative Ligue des champions, constituera la sanction ultime, l'UEFA dispose d'une large palette : amendes ; suspensions avec sursis ; non-qualification des joueurs nouvellement recrutés... Cette souplesse peut laisser le temps à un nouvel investisseur d'entrer sur le marché. En effet, « la chambre des sanctions tiendra compte de la qualité du "business plan" présenté, de la nature de ses investissements », précise le membre du CFCB.

Tous ne l'entendront pas de cette oreille. Karl-Heinz Rumemmige, président de l'association des clubs européens, qui a adopté à l'unanimité « le fair-play financier », a tiré à boulets rouges, la semaine dernière, sur le PSG et ses dépenses somptuaires lors du dernier mercato.
PHILIPPE BERTRAND ET CHRISTOPHE PALIERSE


Image IPB


#13 Sinequanone

Sinequanone

    Titulaire

  • Members
  • PipPipPipPipPip
  • 1 339 messages

Posté 26 septembre 2012 - 03:00

Des supporters illégalement fichés par la police... et le PSG


Image IPB
Le Parc des Princes lors de PSG-Lens le 8 janvier 2011. (Jacques Demarthon)


En matière de non-respect des libertés publiques, l’arrivée d’un nouveau gouvernement le 22 mai dernier n’a pas tout changé. Le sort d’une partie des supporters du PSG en atteste.
Et on ne parle pas de méchants hooligans assoiffés de bière et de baston, mais de simples supporters, pour certains jamais abonnés au Parc des Princes, mais qui ont l’inconvenance de contester la politique actuelle mise en œuvre par le PSG.


"On voulait mettre une bonne ambiance"

Vendredi 14 septembre, à quelques encablures de l’enceinte du club de foot, le Paris Handball, placé sur la même orbite que le PSG par Qatar Sport Investment, débutait sa saison face à Cesson Rennes, dans la salle Pierre de Coubertin.

Image IPB
Des supporters du Paris handball à Paris le 14 septembre 2012 (Kevin Tribouillard/AFP)

Plusieurs supporters du PSG version foot, membres de l’ex-association Liberté pour les Abonnés (LPA) ou simples contestataires du plan Leproux, avaient décidé de se retrouver dans le gymnase pour chanter.MT, l’un des leaders de la défunte association LPA :

"On voulait mettre une bonne ambiance dans le gymnase, une heure avant le match au Parc des Princes [opposant le PSG à Toulouse, ndlr], histoire de montrer que quand on est là, ça chante."
"Et puis, c’était aussi l’occasion d’aller voir un match avec des potes, en étant libre de se regrouper, de chanter, de sortir des drapeaux, tout ce qu’on ne peut plus faire au Parc des Princes."

Le billet n’est plus valable...

Sauf que le jour même du même match, 27 de ces supporters reçoivent une lettre (>la lire ici) du Paris Handball, les informant que leur billet, acheté quelques semaines auparavant, a été annulé. Motif :
- pour quelques-uns en raison d’une interdiction administrative de stade (IAS) valable pour l’équipe de football du PSG ;
- pour beaucoup d’autres : "Vous auriez adopté une attitude non conforme à nos valeurs et commis des incivilités voire des actes répréhensibles."
La missive est signée Jean-Claude Blanc, directeur général délégué du PSG et du Paris Handball. Les supporters apprécient l’emploi du conditionnel, surtout lorsqu’ils apprennent que le Paris Handball refuse également de leur vendre des billets durant l’ensemble de la saison…

Un dispositif de sécurité exceptionnel

Pour être sûr que les indésirables ne pénètrent pas dans le gymnase, un dispositif de sécurité exceptionnel est mobilisé : quatre cars de gendarmes mobiles, une vingtaine de membre de la section d’intervention rapide (SIR), 75 agents de sécurité.
Las, une centaine de supporters se présente par petits groupes devant la salle Coubertin. La majorité est refoulée de l’entrée du gymnase, non sans avoir dû se soumettre à un contrôle d’identité et à un poireautage d’une demi-heure sans explications
Contacté le soir-même par Rue89, le PSG handball répond par la voix d’une de ses administratrices :
"La préfecture de police de Paris nous a envoyé dans la semaine précédant le match une liste de supporters du PSG interdits de stade qui auraient acheté des billets pour le match de handball."
"Par conséquent, nous avons décidé d’annuler les billets de toutes les personnes de cette liste puisqu’ils sont interdits de toutes enceintes sportives."

Première erreur : les interdictions de stade sont circonscrites au foot

Première erreur : rien dans les interdictions administratives de stade ne permet de affirmer cela. Au contraire, celles-ci stipulent bien que l’interdiction est circonscrite aux enceintes où se déroulent les matches de l’équipe de football du PSG.

Image IPB
Le Parc des Princes lors de PSG-Lens le 8 janvier 2011 (Jacques Demarthon)

Interrogé par l’AFP, Jean-Claude Blanc indique avoir pris "ses responsabilités", assurant sans nuances :
"Ce sont des interdits de stade du Parc des Princes qui ont acheté des billets pour le handball."

C’est la deuxième erreur. Plusieurs témoignages recueillis parmi les supporters éconduits démontrent, au contraire, que nombre d’entre eux ne sont pas – et n’ont jamais été – interdits de stade. C’est le cas de Romain. Supporter parisien de 24 ans, résidant à Lille, il s’est vu refusé l’accès à la salle sans aucune raison valable.
Je n’ai jamais été interdit de stade et je n’ai jamais eu affaire à la police."
Sur quels critères a donc été établie par la préfecture cette liste d’interdits de stade qui ne le sont pas tous et qui a été transmise au Paris handball afin de justifier l’envoi des courriers annulant les billets ?

"Jamais eu de problèmes avec la police"

Le 16 août dernier, dans une communication passée inaperçue, Jean-Louis Fiamenghi, directeur de cabinet du préfet de police de Paris, assurait que cette "blacklist" contenait le nom "de toute personne ayant fait l’objet d’une interdiction de stade [qui] ne pourra plus acheter de billets, ni souscrire d’abonnement".
Outre la légitimité de l’établissement d’une double peine, pour des personnes ayant déjà purgé une condamnation d’interdiction de stade, cette liste soulève un vrai problème dans son contenu. Nous n’y avons pas eu accès malgré des demandes répétées auprès de la préfecture de police de Paris.
Le témoignage de CG tend à prouver que la fameuse « blacklist » va bien au-delà des seuls interdits de stade. Cette supportrice du PSG de 33 ans ne veut pas donner son vrai nom, "déjà que je fais partie d’une liste noire". Bien qu’elle n’ait jamais été abonnée au Parc des Princes, elle soutient la contestation engagée par LPA depuis l’instauration du plan Leproux.

Image IPB
Un bus de Liberté pour les Abonnés à Paris le 7 novembre 2010 (Fred Dufour/AFP)

Son seul rapport avec la police : un contrôle d’identité à Lorient en mai dernier avec prise de photo. Très remontée, CG déclare :
"Je n’ai jamais eu de problème avec le PSG ni avec la police, je n’ai jamais fait partie d’aucune association et je reçois un courrier disant que ma place est annulée."

Une liste noire établie à partir d’un contrôle d’identité...

Les témoignages comme celui de CG sont multiples. Contacté par rue89 à propos de la légalité d’une telle liste et de sa transmission à une société commerciale, à savoir le PSG et le Paris Handball, Jean- Louis Fiamenghi n’a pas souhaité répondre à nos questions.
Le ministère de l’Intérieur, interpellé sur les agissements de la préfecture de police de Paris, ne nous a pas encore répondu.
La liste noire a été très vraisemblablement établie à partir du fichier des interdits de stade mais surtout d’un vaste contrôle d’identité à Lorient en mai dernier sur 400 personnes, dont la plupart avait pour seul tort d’être là...
Scandalisés par ce fichage, une trentaine de supporters parisiens qui ont de bonnes raisons de croire qu’ils font partie de la fameuse "blacklist", alors qu’ils ne sont pas interdit de stade, ont demandé l’ouverture d’une enquête auprès de la CNIL.

La Cnil est préoccupée

Interrogée par Rue89, la commission ne cache pas ses préoccupations :
"On a reçu à ce jour plus d’une vingtaine de plainte de supporters parisiens et dès qu’on a découvert la déclaration de M.Fiamenghi, on est intervenu auprès du PSG et du ministère de l’Intérieur pour leur demander des explications."

"Et sur la question des interdits de salle du Paris Handball, on est en cours d’intervention auprès du PSG, notamment sur les critères d’inscription dans un fichier qui pourraient poser problème vis-à-vis de la loi."

Dans un entretien accordé au magazine "So Foot" en août, Valérie Fourneyron, nouvelle ministre des Sports, annonçait qu’elle ne changerait rien en matière de traitement des supporters de football.
"La Loppsi 2 n’est pas l’aspect sur lequel je suis la plus négative concernant l’héritage de mes prédécesseurs. Il ne faut pas négliger les initiatives des clubs comme celles du PSG qui ont plutôt fait leur preuve."

A part si la CNIL venait à épingler le club de la capitale, non ?


Image IPB


"Quand les morts marchent, il faut arrêter de tuer... ou nous perdons la guerre"

#14 Nicky

Nicky

    Titulaire

  • Members
  • PipPipPipPipPip
  • 1 926 messages

Posté 19 novembre 2012 - 12:39



PSG: la théorie du complot au révélateur des chiffres

Par Geoffroy Garétier le 13 novembre 2012 19h36| 38 Commentaires

Attention: un match de Ligue 1 ordinaire peut cacher d'incroyables vérités. Un malaise naissant à la tête d'un bon club aspirant à être grand. Voire un complot arbitral pour empêcher ce club de le devenir. Quelle que soit la raison (le pluriel est admis), c'est au terme d'un match nul ordinaire du PSG à Montpellier (1-1), un dimanche soir d'armistice, que l'état-major parisien a ouvert les hostilités.

Image IPBAu micro du Canal Football Club, Leonardo a fustigé l'arbitrage français, son manque de professionnalisme, son pointillisme (savoureux contre-sens au passage sur le mot italien fiscal, réminiscence du 75% Hollande) excessif à l'égard de son club. Dans le même temps, la conférence d'après-match de Carlo Ancelotti tournait au "one man in black show" envers la personne de l'homme en noir Clément Turpin, l'irrespectueux, le censeur-siffleur: exclusions de Lavezzi et Ancelotti à Ajaccio (2e journée) et de Sakho, donc, à Montpellier, en deux matches du PSG arbitrés cette saison.

1,5 carton rouge de moyenne: cela fait beaucoup, il est vrai. Surtout pour le leader du championnat de France. L'un de ces seigneurs de la guerre, ces représentants de l'Oligarchie du foot qui partout en Europe, récoltent sans même la semer la mansuétude des arbitres, serviteurs zélés du Pouvoir. Partout sauf en France. Sauf en France, parce que c'est Paris?

Les statistiques intriguent, tant elles sont versatiles. Avec 23 points et huit buts encaissés en douze matches, le "PSG positif" est l'actuel premier des classements général et défensif de la Ligue 1. Avec vingt-huit cartons jaunes et trois rouges, le "PSG négatif" se situe juste derrière Bastia (33/3), à égalité avec Montpellier et devant Ajaccio (26/3), traditionnelles valeurs-étalons de la violence et de l’antijeu.

Examinons maintenant les mêmes valeurs "négatives" des clubs talonnant Paris en haut du tableau: Marseille (treize cartons jaunes, zéro rouge), Saint-Étienne et Lyon (15/1), Valenciennes (16/2), Bordeaux (21/1) et Lille (19/0). Etonnant, non? Encore plus si l'on précise que les trois cartons rouges (Lavezzi 2e journée, Ibrahimovic 11e, Sakho 12e) infligés aux joueurs du PSG cette saison l'ont été directement, sans passer par la case jaune. Reims, le promu, et Ajaccio, club de combat s'il en est, sont les seuls dans ce cas cette saison.

Le PSG thésaurise donc 7,5% des exclusions prononcées cette saison en Ligue 1. Or, la saison dernière, le club n'a récolté que quatre (dont deux directs) des cent-huit cartons rouges sortis pour l'ensemble des vingt club. Soit... 3,7%. Image IPB4,9% la saison précédente, avant la prise de contrôle par le fonds Qatar Sports Investments.

J'aimerais en conclure qu'en doublant son budget, le navire Paris n'est pas devenu deux fois plus performant, mais deux fois plus agressif. Ce serait là une morale confortable dans ce pays qui n'aime pas plus le foot que le fric. Pour l'heure, faute de preuves, je me contente de noter un dysfonctionnement profond entre le PSG et l'écosystème du foot français.

Rejet de greffe? Pareil pronostic est prématuré. Soyons clairs: dans l'hypothèse où il aurait pris corps, un éventuel complot arbitral, et donc des instances dirigeantes du foot français, contre le PSG qatarisé serait improuvable. Si elles existent, les directives secrètes validant pareille réalité ne sont pas parvenues jusqu'à moi. Si des ordres allant dans ce sens ont été donnés, je n'en ai pas eu connaissance. Il faudrait pour cela une conscience en révolte, une taupe enregistrant les comploteurs à leur insu, comme dans l'affaire des quotas. Je n'y crois pas.

Ce que je crois, c'est que l'état-major du Paris Saint-Germain, et avec (par-dessus) lui, ses propriétaires qatariens, est en train de découvrir la vérité: ce sera moins facile que prévu. Le foot français fait, fera de la résistance. Sur le terrain et en dehors. Ok pour l'argent du PSG, puisqu'on a pas vraiment le choix. Ok pour ses stars, puisque leur simple notoriété désenclave, "définlandise" comme théorisait jadis Alain Minc, son produit-phare. Sa domination? On verra plus tard. Le plus tard possible.

Je l'ai déjà écrit dans ces colonnes, déjà dit sur les antennes du groupe Canal+ auxquelles je collabore: lorsque l'on veut devenir membre d'un cénacle, il faut montrer patte blanche en même temps que bourse garnie. La maitrise/élégance peuvent vite être traduites en mépris/suffisance. Quand le raffiné Leonardo stigmatise la formation des entraîneurs français après avoir viré Antoine Kombouaré, leader du championnat trois points devant Montpellier, ce n'est pas une corporation qu'il irrite, c'est une résistance qu'il suscite. Résistance consciente ou, plus inextricable encore, inconsciente. Une résistance dont les arbitres sont, toujours, le révélateur formel. Méditons l'exemplaire saga européenne du Chelski de Roman Abramovitch...

Que le PSG ait fini deuxième du dernier championnat, trois points derrière Montpellier, métaphore footballogique d'un village gaulois bien connu, doit se comprendre comme un effet-boomerang. Meilleur deuxième de l'histoire (depuis la victoire à trois points en L1) mais deuxième quand même. Cinq mois plus tard, le PSG est certes leader du même championnat. Un leader toutefois bien ordinaire, six points sous son total de la saison dernière après douze journées. Et même franchement médiocre vu d'une perspective européenne. Le classement virtuel des leaders actuels des douze principales ligues nationales à l'indice Uefa donne en effet ceci:

1. Chakhtior Donetsk (Ukraine), 3 pts (bien lire: 3); 2. FC Barcelone (Espagne), 2,82; 3. Olympiakos Le Pirée (Grèce), 2,80; 4. Bayern Munich (Allemagne), 2,73; 5. Juventus Turin (Italie), 2,58; 6. FC Porto (Portugal) , 2,56; 7. PSV Eindhoven (Pays-Bas), 2,50; 8. Manchester United (Angleterre), 2,45; 9. CSKA Moscou (Russie), 2,40; 10. Anderlecht (Belgique), 2,07; 11. Galatasaray (Turquie), 2; 12. PSG (France), 1,92...

De cette cruelle hiérarchie, dans notre quête de vérités, nous déduisons:

Un: la L1 est le plus concurrentiel des championnats d'élite européens. Cinq champions différents lors des cinq dernières saisons. Quatre aux Pays-Bas et en Turquie, trois en Allemagne, Angleterre, Belgique et Italie, deux en Espagne, Grèce, Ukraine et Russie. Et si le PSG est amené à entamer un cycle de puissance, à la manière du septennat lyonnais 2001-2008, cela se fera dans la douleur.

Deux: la L1 est le moins compétitif des mêmes championnats. Instrument de mesure intéressant: le nombre de points séparant le premier du quatrième dans les douze ligues sus-mentionnées. Je l'ai démontré lors d'un post précédent, une troïka dominante est nécessaire à une dimension européenne. Cet écart, qui culmine à dix-huit points en Ukraine où le Chakhtior fait cavalier seul, oscille entre douze points en Espagne, onze en Allemagne (et en Grèce), neuf aux Pays-Bas et au Portugal, huit en Russie et sept en Angleterre et Italie. Il tombe ensuite à cinq points en Turquie, quatre en Belgique et... deux en France.

Trois: le PSG est le leader le plus faible d'Europe. C'est dans cour, citée plus haut, que jouent les Grands du Continent, ceux qui gagnent des titres. Dix d'entre eux disputent de fait la Ligue des Champions cette saison (seuls le CSKA et le PSV n'en sont pas); tous sont encore en position de se qualifier pour les huitièmes-de-finales. Sur le plan national, onze de nos douze leaders actuels figurent parmi les trois clubs les plus titrés de leurs championnats respectifs. Tous sauf un: le PSG. Le jeune PSG 1970, pénalisé par un faible poids dans son contexte national, que symbolisent seulement deux titres de champion de France.

Quatre: la L1 tire le PSG vers le bas. Au départ, on imaginait plutôt l'inverse. Avec son budget annuel de 300 millions figurant dans le Top 5 européen. Son mercato estival de 107 millions ayant téléporté à Paris deux des meilleurs joueurs du monde à leur poste (Ibrahimovic, Thiago Silva). Son équipe dirigeante nourrie au sein du Calcio. Ses propriétaires assis sur des décennies de réserves énergétiques stratégiques. Avec, ou malgré? Prenez les douze leaders européens cités plus hauts et remplacez la moyenne de points par match par le nombre de cartons rouges reçus cette saison. Cela donne: 1. PSG, 3 (12 matches); 2. CSKA, 3 (15 m); 3. Chakhtior, 1; 4. Barcelone, Olympiakos, Bayern, Juventus, Porto, PSV, Manchester United, Anderlecht, Galatasaray, 0... Le même classement en Ligue des Champions? Tous à zéro sauf le Barça (un)...

Image IPBComme les faits, les chiffres sont sacrés. Les commentaires sont libres.

Avant de gagner le moindre trophée, Leonardo devra s'expliquer pieusement, probablement faire amende honorable, devant les sages du Conseil National de l’Éthique.

Ensuite, il pourra transmettre à Hamad Ben Khalifa Al Thani, émir du Qatar, alias "La Prince", le vieil adage inspiré du Président Mac-Mahon (*): se soumettre ou se démettre.

Bienvenue en France.

(*) Patrice, Comte de Mac Mahon (1808-1893). Duc de Magenta. Maréchal de France. Président de la République (1873-1879).

http://blogteam.spor...s-chiffres.html

#15 al bundy

al bundy

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 807 messages

Posté 07 dcembre 2012 - 12:17

Image IPB

#16 Le Chat-Meau

Le Chat-Meau

    Vétéran

  • Equipe du Forum
  • 6 178 messages

Posté 02 fvrier 2013 - 10:49

Après la signature de David Bekham, les bonnes nouvelles se succèdent au PSG. Selon nos informations, le club de la capitale est tombé d'accord samedi pour une prolongation de son contrat de sponsoring maillots avec Emirates, la compagnie aérienne des Emirats Arabes Unis.

L'accord, qui porte sur un partenariat de cinq nouvelles années, à partir de 2014, est en forte hausse puisque l'on évoque un montant jamais enregistré en France de 25 millions d'euros, bonus compris, par an. Le PSG empochera la somme historique de 125 millions d'euros sur 5 ans.

Avec la prolongation de cet important contrat de sponsoring maillots, le PSG entre dans la catégorie très fermée des ténors européens que sont le Real de Madrid, Manchester United ou encore Barcelone, des clubs qui affichent des montants similaires.

Toujours selon nos informations, ce nouveau contrat n'est pas encore signé officiellement mais en cours de rédaction.

leparisien.fr

#17 gogos51

gogos51

    Capitaine

  • Members
  • PipPipPipPipPipPip
  • 4 883 messages

Posté 29 mars 2013 - 01:25

Espérons que ce ne soit pas sérieux ...


http://www.20minutes...chaine-devoilee
Blanc démission !
Greg

#18 Le Chat-Meau

Le Chat-Meau

    Vétéran

  • Equipe du Forum
  • 6 178 messages

Posté 09 mai 2013 - 10:46

Trois joueurs du PSG ont été nominés pour le trophée UNFP de meilleur joueur de la saison. Il s’agit de l’attaquant Zlatan Ibrahimovic (27 buts), du milieu de terrain Blaise Matuidi, et du défenseur Thiago Silva. Le quatrième nominé est l’attaquant stéphanois Pierre-Emerick Aubameyang (19 buts). Auteur d'une très bonne saison avec Marseille, Mathieu Valbuena ne fait pas partie des quatre joueurs retenus.

Lequipe.fr

#19 Ginolheinze

Ginolheinze

    Titulaire

  • Members
  • PipPipPipPipPip
  • 2 393 messages

Posté 16 mai 2013 - 07:49

Les notes des joueurs sur la saison, pas So Foot : http://www.sofoot.co...son-169529.html
Plutôt sympa.
"il faut arrêter de faire rêver les Parisiens en leur disant que le club va mettre 150 millions d'euros et aller prendre des joueurs du Championnat de France. Ils vont passer pour des billes..." José Anigo - 04/07/2011

#20 Nicky

Nicky

    Titulaire

  • Members
  • PipPipPipPipPip
  • 1 926 messages

Posté 06 novembre 2013 - 09:41

 
Gattuso taille les Français du PSG

 

img-gennaro-gattuso-a-l-entrainement-de-

 

 

Après des expériences malheureuses à Sion et Palerme, l'ancien joueur du Milan est retourné à son restaurant de poissons. Sans langue de bois, l’aboyeur légendaire s’est confié dans les colonnes du dernier So Foot, en kiosques le 6 novembre prochain. 

Interrogé sur son rapport particulier avec les Français en général, Gennaro a fait une révélation inattendue sur le vestiaire du PSG : « Ibra m’a dit que dans le vestiaire, les Français du PSG parlent beaucoup de salaires et qu’ils râlent quand ils se rendent compte que l’un ou l’autre touche plus qu’eux. Quand je vois évoluer l’Equipe de France, je ne peux m’empêcher de ressentir que la mentalité n’est pas bonne et qu’elle doit changer. »

 

Au cours de sa carrière couronnée de succès de l'autre côté des Alpes et de son expérience internationale, Gattuso a également côtoyé un grand nom du football français, en la personne de Zinédine Zidane : « Il pleurnichait toujours quand il jouait contre moi mais c’était dur de l’arrêter, hein ! Un des tout meilleurs ».

 

Mais Rino n'en a pas que contre les Français, il sait aussi se montrer offensif envers ses compatriotes. Limogé en début d'année par le président palermitain Mauricio Zamparini, Gattuso est revenu sur ce court épisode sicilien en des termes fleuris : « Il me téléphonait en pleine nuit pour refaire l'équipe. On peut toujours m'appeler, comme coach je bosse 24 heures sur 24. Le problème, c'est que c'est une bite en football. Il n'y connait rien. En plus, il est hypocrite et méchant. »

Gattuso en sélectionneur, ça aurait de la gueule!

 

 

SO FOOT http://www.sofoot.co...psg-177052.html







0 utilisateur(s) li(sen)t ce sujet

0 membre(s), 0 invité(s), 0 utilisateur(s) anonyme(s)

pharmacie en ligne