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[Revue de presse] Paris Saint-Germain

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155 réponses à ce sujet

#141 Ad Vitam

Ad Vitam

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Posté 12 mai 2017 - 11:17

Pareil, merci pour l'article Yann.

Encore une année avec Unaï, je suis pour, mais cette fois ci avec au minimum le titre de champion et 1/4 de LDC, sinon c'est au revoir.

Maintenant ce serait bien, si on pouvait connaitre notre futur DS, je dis ça....



#142 Method

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    Bouffeur de Cul

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Posté 14 mai 2017 - 05:42

J'avoue que la nomination du DS est fortement attendue !

 

On sait qu'il va y en avoir un, maintenant j'ai plus trop de doutes là dessus mais vu que le départ de Létang est acté (non mais je pige même pas qu'on l'ait pas viré au moment où le mec a essayé de postuler à Monaco...pffff) on peut officialiser maintenant !



#143 Lamottinho

Lamottinho

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Posté 16 mai 2017 - 07:16

Sans DS ni recrue d'un meneur de vestiaire, que cela soit Emery ou un nouveau, le résultat ne sera sûrement encore pas au rendez-vous.

C'est dommage, car notre effectif était meilleur cette année selon moi que l'année d'avant, mais sans leader, ca change tout.
"Sans maitrise, la puissance n'est rien."

#144 Yan Le Flan

Yan Le Flan

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Posté 16 mai 2017 - 08:59

T'es donc d'accord pour dire que l'effectif de cette année est moins bon que celui de l'année passée, puisque sans ses deux leaders.

 

On parle d'un accord très proche avec Andrea Berta (Culture cite As).



#145 Lamottinho

Lamottinho

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Posté 17 mai 2017 - 07:32

Footballistiquement parlant, on a un meilleur effectif, mais il manque un ou deux leader, même un mec qui ne jouerait pas souvent.
Maxwell, Motta, TS ou encore Matuidi devrait ou aurait du le faire cette année, mais n'est pas bon leader qui veut.
Si on avait réussi a faire venir un Neymar, Messi ou Robaldo comme c'était presagé, on aurait pas ce débat sur la direction et Emery.
Et il faut noter que le changement de coach est aussi une cause lié à ce manque de leader, car tout est remis à plat, c'est juste dommage que personne ne se soit imposer pour ce rôle...

Dans le contexte actuel et avec l'effectif actuel, je reste persuadé qu'on aurait fait une meilleure saison avec Blanc.
Maintenant, comme déjà débattu, c'est une saison de transition, donc attendons de voir comment Emery dirigera des joueurs qu'il aura plus cerné.
Ce qui est dommage, c'est qu'au final, je ne ressens pas une vraie transition avec des choix forts, tant tactiques que d'hommes. On a entre aperçu des jolies choses mais aussi des choses beaucoup moins sympa.
"Sans maitrise, la puissance n'est rien."

#146 Yan Le Flan

Yan Le Flan

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Posté 17 mai 2017 - 10:02

Footballistiquement parlant, on a un meilleur effectif, mais il manque un ou deux leader, même un mec qui ne jouerait pas souvent.
Maxwell, Motta, TS ou encore Matuidi devrait ou aurait du le faire cette année, mais n'est pas bon leader qui veut.

Draxler et Meunier sont deux bonnes recrues, mais elles ne compensent pas la perte d'Ibra et de Luiz - surtout sur l'aspect humain. Ibra rendait les autres forts, surtout dans un contexte assez facile ; Luiz était un animateur important du vestiaire. Maxwell et TS n'ont absolument pas le caractère pour être les leaders grognards qui nous ont fait défaut cette saison. Motta est, paraît-il, dans le bon profil mais ses absences cette saison lui ont porté préjudice. Quant à Matuidi, toujours dans le bon esprit, je sais pas comment il a réagi à son faux départ vers la Juve. A priori, de ce qu'on entend ici ou là, il fait le job, pas plus.
 

Si on avait réussi a faire venir un Neymar, Messi ou Robaldo comme c'était presagé, on aurait pas ce débat sur la direction et Emery.
Et il faut noter que le changement de coach est aussi une cause lié à ce manque de leader, car tout est remis à plat, c'est juste dommage que personne ne se soit imposer pour ce rôle...

Y'avait rien de présagé, juste peut être notre propension à jouer les faire valoir dans les renégociations des bigs stars avec leur club respectif.

Pour être sûr de bien te comprendre, tu dis que le changement de coach est une conséquence du manque de leaders dans l'équipe ? C'est possible. Et je pense que le constat a été sous-estimé car on n'a pas mesuré la fragilité de l'ensemble de l'effectif et donc, le besoin de faire venir de vrais guerriers pour devenir les lieutenants du coach.

 

Dans le contexte actuel et avec l'effectif actuel, je reste persuadé qu'on aurait fait une meilleure saison avec Blanc.
Maintenant, comme déjà débattu, c'est une saison de transition, donc attendons de voir comment Emery dirigera des joueurs qu'il aura plus cerné.
Ce qui est dommage, c'est qu'au final, je ne ressens pas une vraie transition avec des choix forts, tant tactiques que d'hommes. On a entre aperçu des jolies choses mais aussi des choses beaucoup moins sympa.

Alors, j'ai pas forcément envie de retomber dans les comparaisons Blanc Emery, au risque de soulever encore les rancœurs, mais moi, je suis persuadé du contraire. En effet, On ne peut pas dire que la force de Blanc était d'être un guide avec de l'autorité et de la hargne. Et, compte-tenu du manque de leader, je suis persuadé qu'on serait vite allé dans le mur. Emery s'en est pris plein la gueule en première partie de saison (parfois à juste titre) et a quand même bien servi de paratonnerre vis-à-vis des joueurs. Au final, mais si cette partie de saison nous coûte le titre, il a réussi à redresser le tir pour nous offrir (à un match près) une excellente deuxième partie de saison.

Quant à ce match, pour peu que le tirage eût été le même (car on aurait peut-être terminé premier de la poule), je pense qu'on aurait été sorti, avec moins d'émotions et de ridicule.

 

Enfin, un dernier truc : je pense que si on a un aussi bon Cavani, Emery a sa part de responsabilité. On sent, dans les déclas du Matador, toute l'admiration et le respect qu'il a pour ce coach (et l'inverse est vrai aussi) et je ne pense pas que ce soit calculé. Qu'en aurait-il été avec un entraîneur envers lequel il avait 3 ans de passif à effacer ?



#147 Sin

Sin

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Posté 17 mai 2017 - 10:29

T'es donc d'accord pour dire que l'effectif de cette année est moins bon que celui de l'année passée, puisque sans ses deux leaders.

 

On parle d'un accord très proche avec Andrea Berta (Culture cite As).

 

Un jour c'est Henrique, un jour c'est Berta.

Vivement qu'on soit fixés!

 

Cette intersaison va être ultra importante. La dernière l'était déjà vu qu'on perdait notre joueur-clé et l'entraîneur qui a réussi à tout nous faire rafler sur le plan national. Et on l'a raté puisque notre joueur-clé n'a pas été remplacé et notre nouvel entraîneur n'a pas été mis dans des conditions idéales et n'a pas su imposer totalement ses convictions.

 

Si cette intersaison, nous n'améliorons pas notre effectif et notre organigramme de manière considérable, les objectifs ne seront pas atteints.



#148 Lamottinho

Lamottinho

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Posté 17 mai 2017 - 07:36

Draxler et Meunier sont deux bonnes recrues, mais elles ne compensent pas la perte d'Ibra et de Luiz - surtout sur l'aspect humain. Ibra rendait les autres forts, surtout dans un contexte assez facile ; Luiz était un animateur important du vestiaire. Maxwell et TS n'ont absolument pas le caractère pour être les leaders grognards qui nous ont fait défaut cette saison. Motta est, paraît-il, dans le bon profil mais ses absences cette saison lui ont porté préjudice. Quant à Matuidi, toujours dans le bon esprit, je sais pas comment il a réagi à son faux départ vers la Juve. A priori, de ce qu'on entend ici ou là, il fait le job, pas plus.

Y'avait rien de présagé, juste peut être notre propension à jouer les faire valoir dans les renégociations des bigs stars avec leur club respectif.
Pour être sûr de bien te comprendre, tu dis que le changement de coach est une conséquence du manque de leaders dans l'équipe ? C'est possible. Et je pense que le constat a été sous-estimé car on n'a pas mesuré la fragilité de l'ensemble de l'effectif et donc, le besoin de faire venir de vrais guerriers pour devenir les lieutenants du coach.


Alors, j'ai pas forcément envie de retomber dans les comparaisons Blanc Emery, au risque de soulever encore les rancœurs, mais moi, je suis persuadé du contraire. En effet, On ne peut pas dire que la force de Blanc était d'être un guide avec de l'autorité et de la hargne. Et, compte-tenu du manque de leader, je suis persuadé qu'on serait vite allé dans le mur. Emery s'en est pris plein la gueule en première partie de saison (parfois à juste titre) et a quand même bien servi de paratonnerre vis-à-vis des joueurs. Au final, mais si cette partie de saison nous coûte le titre, il a réussi à redresser le tir pour nous offrir (à un match près) une excellente deuxième partie de saison.
Quant à ce match, pour peu que le tirage eût été le même (car on aurait peut-être terminé premier de la poule), je pense qu'on aurait été sorti, avec moins d'émotions et de ridicule.

Enfin, un dernier truc : je pense que si on a un aussi bon Cavani, Emery a sa part de responsabilité. On sent, dans les déclas du Matador, toute l'admiration et le respect qu'il a pour ce coach (et l'inverse est vrai aussi) et je ne pense pas que ce soit calculé. Qu'en aurait-il été avec un entraîneur envers lequel il avait 3 ans de passif à effacer ?


Au final, on ne retient que Draxler et Meunier qui sont sortis du lot car Lucas, DM et Aurier ne donnaient pas vraiment satisfaction, mais quid des cuedes, lo celso, HBA, Jese et Kryko qui auraient du nous apporter plus tant ils sont sensés être une valeur sur.
Plus la maturité de joueurs comme Kimpembe, Rabiot et à moindre mesure N'kunku et autres jeunes.
Plus les joueurs qui ont souvent été blessés l'an dernier comme Verratti.
Je trouve, c'est mon avis, que notre groupe est beaucoup plus homogène et fort.

Pour la star, et encore une fois, c'est mon avis, je pense qu'on a jamais été aussi près de recruter un top joueur cet été, après, le fait que cela ne se fasse pas à tué notre mercato et surtout le depart de dieu Zlatan.

Pour Blanc, je sais que beaucoup ne partage pas ma vision (attention, je ne suis pas un fan du tout), mais vu la connaissance qu'il avait de l'effectif et le fait qu'il se serait libéré du "coach" Zlatan, il aurait pu naturellement dinné les clé du vestiaire à un joueur.
Beaucoup plus facilement qu'un nouveau coach, aussi fort su'il soit, qui decouvre son effectif, c'est de la logique pure. ;)

Tu parles de Cavani, mais tout le monde connait ses qualités, et s'il joue aussi bien cette année, c'est aussi surtout car il joue 9 parcequ'il n'y a plus Zlatan!!!
Si Zlatan était resté avec Emery, je mets ma main au feu qu'il aurait joué ailier encore...
Bref, tout n'est sue question de perception. :)
"Sans maitrise, la puissance n'est rien."

#149 Sin

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Posté 18 mai 2017 - 03:49

Vous voulez une autre preuve que la plupart des médias nous détestent?

 

Lisez ce ramassis de haine, de pauvreté intellectuelle et/ou de mauvaise foi publié par le Monde: http://www.lemonde.f...06_1616938.html



#150 Nicky

Nicky

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Posté 18 mai 2017 - 06:44

Le mec il a une deficience mentale.
Si on était sur de tout remporter chaque saison, on nous donnerait le trophée en debut de saison pi basta 😂😂.

#151 sphinx94

sphinx94

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Posté 18 mai 2017 - 09:23

Je préfère en rire de cet article tellement il est caricatural.



#152 ref75

ref75

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Posté 18 mai 2017 - 10:56

de toute facon que ce soit radio tele l equipe etc ils sont tous heureux du titre de monaco ..a part quelques uns peut etre 


CHAMPION 2016 !!!!!!


#153 Funambule

Funambule

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Posté 22 mai 2017 - 10:13

Vous voulez une autre preuve que la plupart des médias nous détestent?

 

Lisez ce ramassis de haine, de pauvreté intellectuelle et/ou de mauvaise foi publié par le Monde: http://www.lemonde.f...06_1616938.html

 

Tout ce qui est excessif est insignifiant. Je rejoins Sphinx, le mec est tellement dans les clichés qu'il est plus risible qu'autre chose.



#154 Sin

Sin

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Posté 24 mai 2017 - 02:21

Bon l'équipe annonce que c'est fait pour Henrique.

#155 Yan Le Flan

Yan Le Flan

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Posté 03 juillet 2017 - 02:27

Cavani : « À Paris, j’ai grandi en tant qu'homme »
 
 
Libero – Rencontre avec l'attaquant du PSG, dans la foulée d'une saison où il a confirmé qu'il pouvait être un sacré buteur. On y parle foi, lecture, avenir et, bien sûr, de son club.
 
 
De Naples à Paris. Il est passé d’une ville qui vit pour le football, à un univers où l’on peut se passer du ballon rond. Relégué sur le banc par Laurent Blanc, le Matador est aujourd’hui l’un des meilleurs buteurs d’Europe après une saison à trente-cinq buts. L’Uruguayen fonde sa réussite sur la foi qu’Emery a placée en lui. Et la foi qu’il porte en lui, bien qu’il reconnaisse être un croyant critique envers la religion: "Je n’aime pas cela car ça t’impose des règles. Je vis la foi à ma manière."
 
J’ai envie d’oublier l’actualité sportive et de te parler de ta vie à Paris. Tu viens d’une ville qui vivait pour le football, et tu te retrouves dans une autre ville qui ne connaît pas le même engouement pour ce sport. On va dire que les Parisiens ont d’autres centres d’intérêt, mais c’est ton cas également, puisque tu étudies l’agronomie. Tu penses déjà à l’après-carrière? 
On a tous un moment de notre vie où on commence à mûrir, et à se rendre compte d’un certain nombre de choses. Tu donnes un autre sens à ta vie, un sens plus profond. Sincèrement, aujourd’hui je joue au football, je suis professionnel… j’en profite au maximum, mais j’ai bien conscience que tout cela va cesser et que ça ne constituera qu’une partie seulement de ma vie, qui deviendra de l’histoire ancienne le lendemain du jour où j’arrêterai. C’est pourquoi j’essaie d’apprendre, de me préparer à ces lendemains. Et quoi de mieux que de faire ce que j’aime faire, m’instruire pour mieux connaître l’environnement qui m’a vu naître: la campagne. Je suis tombé sur un site du ministère de l’agriculture uruguayen. J’ai découvert qu’il était possible à n’importe quelle personne de se former, même sans avoir de diplômes, pour suivre des cours et se spécialiser afin de travailler dans le secteur agricole. C’est vraiment quelque chose qui a retenu mon attention, parce que je n’ai jamais terminé mes études scolaires. Mais j’ai très envie d’apprendre, et c’est très bien que je puisse le faire alors que bien souvent, on t’empêche de travailler si tu n’as pas les bons diplômes.
 
edinson-cavani1.jpg
 
Il y a forcément un moment où il faut choisir entre les études et le football. Tu as eu ce choix à faire en Uruguay? 
Bien sûr. Moi j’ai choisi le football, c’est ainsi que ça s’est passé. Mais je vais te dire la vérité, je ne prends pas le football comme excuse. Je crois qu’il est possible de faire les deux en même temps. Bien sûr, je reconnais que le foot professionnel nécessite énormément de temps et des aménagements d’emploi du temps qui ne facilitent pas les études. Mais si tu veux le faire, il est parfois possible de combiner les deux. Moi je ne l’ai pas fait, sans doute par paresse. Parce que je préférais jouer au foot.
 
Les footballeurs n’ont pas toujours conscience qu’il y aura quelque chose après le football? 
Nous les footballeurs, on évolue dans un environnement étrange, sur un nuage, dans une bulle. Pas tous, il ne faut pas généraliser. Mais oui, il faut se rendre compte que nous devons aussi envisager le futur. Que tout cela ne dure que quinze minutes. Ce qui se passe, c’est que l’environnement du football te porte, te transporte, avec tout ce que ça implique, avec tout ce que ça déplace, avec tout ce que le football représente à ce niveau-là. Donc la célébrité, les médias, les buts, les supporters, les réseaux sociaux, le luxe, tout cela t’enveloppe et t’empêche de voir la vie comme elle est vraiment. Je crois qu’au bout d’un moment, tu finis par t’en rendre compte.
 
Quand t’es-tu aperçu que tu devais préparer ta retraite? 
Quand je me suis aperçu que le futur, c’était maintenant. Il me reste à peine quelques années de carrière pro, donc j’ai commencé à me poser des questions. C’est pour ça que j’ai suivi un cours sur les systèmes d’irrigation. Cela m’a permis d’apprendre des choses sur l’environnement dans lequel j’avais grandi. Parce que j’ai passé mon enfance dans le centre de l’Uruguay, j’adorais la campagne, mais clairement, nous n’avions pas les moyens pour investir, travailler, produire des choses. Et donc aujourd’hui, je suis une formation parce que l’un de mes souhaits serait de monter une entreprise dans mon pays, dans une zone de production qui me plaît et dans un secteur qui me rendra surement heureux. C’est pourquoi je prends tous ces cours d’agronomie et que je mets un peu le football de côté dans mon esprit.
 
Tu es croyant? 
J’ai une culture catholique. Mais pour moi la religion c’est avant tout quelque chose de personnel. J’étais dans un collège catholique dans lequel on nous a appris la religion. Mais avec le temps, tu grandis. Beaucoup de religions t’imposent des choses qu’il faut suivre au pied de la lettre. Selon moi, ça ne devrait pas être comme ça. Tu ne peux pas imposer quelque chose, ou essayer de mettre quelque chose dans la tête des gens sous prétexte que tu ressens les choses ainsi ou que tu en a fait un mode de vie. Parce que si l’autre personne ne ressent pas les choses réellement au fond d’elle, tu peux toujours essayer de lui inculquer quelque chose, ça ne fonctionnera jamais. Mais oui j’ai foi en Dieu, et c’est ce qui me donne de la force au quotidien.
 
Qu’est-ce que tu retires de la religion? 
Pour moi la foi, c’est quelque chose de plus que simplement avoir foi en Dieu. C’est un état d’esprit qui te permet de passer des caps importants de ta vie. Ce n’est pas uniquement la foi en Dieu, mais la foi en ta famille, en tes amis, en ton entourage. Si tu n’as pas la foi en tout cela, je pense que c’est impossible de vivre, parce que tu te sens vide, tu seras toujours sur la défensive, en pensant tout le temps que les autres sont contre toi. C’est en cela que la foi est quelque chose de personnel. Et c’est pour cela que je ne parle pas de religion, mais de foi, même si je respecte les gens qui la pratiquent différemment de moi.
 
Dans les moments de repos, il t’arrive de lire: qu’est-ce que tu lis en ce moment? 
J’aime les histoires difficiles, compliquées, un peu dramatiques. En ce moment je lis un roman qui s’appelle "La fuerza del corazon" ("La force du cœur"). C’est l’histoire d’un type qui étudie beaucoup durant sa jeunesse, parce que ses parents le poussent toujours à devenir meilleur. Parce qu’il veut les rendre fiers, il étudie, travaille, il devient effectivement le meilleur, réussit son examen d’avocat, mais il se rend compte que ça ne le rend pas heureux. Il s’aperçoit qu’il a fait tout cela pour ne pas décevoir ses parents, mais qu’il a totalement laissé de côté ce qui lui plaît, et qu’il est devenu quelqu’un de triste. Après une période d’introspection, il ressent la nécessité de changer les choses, il laisse parler son cœur en abandonnant sa carrière d’avocat et commence un voyage initiatique dans lequel il rencontre tout un tas de gens, des scientifiques, des philosophes, des sociologues. Chacun présente un point de vue différent, mais tous concluent qu’il faut écouter son cœur, car c’est le moteur, ce qui nous donne l’impulsion pour prendre les décisions les plus importantes de notre vie.
 
Et donc? 
La conclusion c’est que 90% des décisions qu’on prend avec le cœur sont des décisions positives.
 
Tu as déjà été touché par un livre qui parle de football? 
Je suis aussi en train de lire "Hasta la ultima gota" ("Jusqu’à la dernière goutte") sur la vie de Fabian O’Neill (NDLR: un ancien international uruguayen devenu alcoolique). Ce livre dit beaucoup de choses. Le genre d’histoires qui restent, de vraies histoires de vie, pas le football, la vraie vie avec ses souffrances, la pauvreté, l’absence de revenus, les larmes, la célébrité et les échecs…
 
edinson-cavani2.jpg
 
Tu es plus touché par ce genre là que par l’histoire ou les statistiques? 
Absolument. Parce que ce qui me touche c’est que ça parle de l’aspect humain du footballeur, pas des buts qu’il a marqués ou des titres qu’il a gagnés. De l’endroit d’où il vient, des entraîneurs qui lui ont fait confiance, de celui qui l’a fait percer, de ses succès, de sa gloire et de sa déchéance alcoolique. Ce sont des choses dures. Sa famille, sa grand-mère qui l’a toujours soutenu depuis ses débuts, cette vie de quartier qui est totalement représentative de ce qu’est l’Uruguay.
 
Tu as connu plusieurs entraîneurs dans ta vie: Tabarez, Mazzari, Blanc et maintenant Emery. Qu’est-ce qui les différencie? Lequel t’a le plus marqué? Je me souviens de la conférence de presse à l’arrivée d’Emery à Paris, et il avait déclaré: cette équipe est faite pour Cavani. 
Écoute, cette phrase d’Emery, je la rapproche de ce qu’on disait tout à l’heure sur la question de la foi. Ce qui fait que tu as confiance en toi, c’est bien souvent parce que la personne à côté a elle-même confiance en toi, et dans le cas présent, Emery a cru en moi. Il me semble que c’est la base de tout, c’est la clef de l’amitié, de la famille, avoir la confiance de tes proches, c’est ce qui te rend plus fort. Je me sens très fort ici au PSG, et je le démontre parce que l’entraîneur me considère comme la clef de voûte de l’attaque, au poste où je me sens le mieux.
 
Tous les entraîneurs t’ont marqué ainsi? 
Ce sont des étapes différentes. Tabarez m’a marqué à la fois sur le plan sportif et sur le plan personnel. Il a toujours eu confiance en moi, même quand il s’agissait de jouer sur les ailes parce que d’autres jouaient dans l’axe, des leaders comme El Loco Abreu, Suarez, ou Forlan qui était très impliqué alors que j’étais plus en retrait.
 
Tu peux renoncer à ton poste de prédilection pour jouer en sélection? 
Évidemment! Je te le jure, si je dois jouer pour la Celeste, je peux jouer à n’importe quel poste. Quand Tabarez me faisait l’honneur de me titulariser dans son onze, c’est parce qu’il savait qu’il pouvait compter sur moi. Le "Maestro" nous a beaucoup appris, à la fois sur et en dehors du terrain.
 
Par exemple? 
Le sens des responsabilités, et le respect que tu dois avoir pour la sélection uruguayenne. Cela a été décisif, aussi bien en Afrique du Sud (NDLR: à la Coupe du monde 2010) que pour le titre lors de la Copa América 2011. Cet état d’esprit je l’ai tout le temps gardé et cela a porté ses fruits. Même si je le dis souvent, on ne m’a jamais fait de cadeaux en sélection, tout ce que j’ai obtenu c’est à la force du poignet. Tabarez a progressivement gagné le respect du groupe, par ses actes, par des moments concrets, c’est la clef de la réussite entre un professeur et ses élèves. Ces valeurs d’amitié, cette camaraderie nous a permis de franchir des paliers importants en sélection.
 
Qu’est-ce qui t’a surpris chez Emery? 
Sa manière de travailler surtout. Son professionnalisme et son sens du détail. C’est quelque chose qu’il te transmet à chaque instant. La rigueur, le perfectionnisme. Et puis c’est un entraîneur qui a l’ambition de gagner mais dans les règles, et c’est ce qu’il essaie d’inculquer aux équipes qu’il entraîne. Cette envie qu’il a de réussir est contagieuse, c’est ainsi que je l’ai ressenti au PSG.
 
Quels objectifs tu te donnes avec le PSG? 
Gagner toutes les compétitions auxquelles on participe. Il n’y a pas tant de choses que cela à changer, parce qu’on fait les choses correctement, et au-delà des coups qu’on a encaissés, je crois qu’on réalise globalement du bon travail. On doit se concentrer sur les prochains objectifs, parce que les supporters le réclament, et aussi parce que le groupe de joueurs en a envie.
 
Comment tu vois le football européen aujourd’hui? 
Le football a changé. Aujourd’hui il y a pas mal d’équipes qui sortent du lot. Il y a des équipes qui jouent très bien, qui ont du style. D’autres qui vont plutôt accepter de se laisser dominer, comme l’Atlético avec son incroyable état d’esprit. Ils l’ont déjà démontré, et ils continuent de le faire. Tout ça fait partie du plaisir du foot. Mais tenir le ballon, comme le fait le Barça, c’est vraiment essentiel aujourd’hui.
 
Avec Laurent Blanc, tu n’étais pas le joueur clef de l’attaque, tu jouais souvent sur un côté. Tu as même été remplaçant. Comment tu analyses cet épisode, avec le recul? 
Il n’y a pas que les choses positives qui sont utiles pour apprendre, et je crois même qu’on apprend plus dans les moments difficiles. Au-delà des statistiques et des résultats collectifs, je crois que les choses se sont plutôt bien passées pour moi d’un point de vue personnel, et j’en suis plutôt content. À Paris, j’ai grandi en tant qu’homme. Je suis arrivé dans un certain contexte, et par la suite il s’est produit des événements qui sont habituels dans une carrière de footballeur. J’ai dû m’adapter à ces circonstances, et ma foi, voilà où j’en suis: j’ai toujours cette envie de me battre, comme tout Uruguayen qui se respecte, je m’adapte et je fais avec les vents contraires comme nous savons si bien le faire.
 
 
 
Vous pouvez réagir sur le fil du joueur.


#156 Method

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    Bouffeur de Cul

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Posté 03 aot 2017 - 03:53

Un superbe article de Sport24, le Figaro donc. Rien à rajouter ! Je vous laisse lire

 

http://sport24.lefig...contents-870838

 

 

Neymar à Paris : le retour du PSG bashing et des «jamais-contents»

Par La rédaction

Publié le 03/08/2017 à 16h43

 

Neymar quitte Messi pour devenir le Messie. Celui que le PSG se cherche depuis 2011, date du début de la refondation du club. Et il suffit d'évoquer ce transfert hors norme, sans aucun doute le premier d'un nouveau nouveau monde dans le football professionnel mondial, pour qu'aussitôt la France s'offre une polémique comme elle les aime. Les "Jamais-contents" peuvent ainsi continuer à geindre. Et ils ne s'en privent pas.

 

Donc, après "les JO dont personne ne voulait à part nous", voici "Neymar, ce footballeur trop payé"... Et c'est parti.. Il y avait longtemps. Déjà, en 1974, avec le transfert de Beretta de Saint-Etienne à l'OM, la moitié de la France qui ne comprend rien au football entonnait la même rengaine, "Footballeur trop payé".

 

C'est donc parti pour le grand bal de la démagogie. A ma gauche, Alexis Corbière, de la France insoumise (ICI), qui s'offusque : "Je ne trouve pas ça sain (...), alors qu'un scientifique, un grand médecin, touche des sommes n'ayant rien à voir avec ce que touche un footballeur, même si on aime le foot. On peut avoir un point de vue moral. Est-ce que ce n'est pas la vitrine d'un monde fou ?" Preuve que décidément, les Insoumis ne sont pas les héritiers du grand Parti communiste français d'antan, où l'on communiait, avec Georges Marchais, aux résultats des clubs de villes tenues par le Parti... Le Havre, Le Mans, le Red Star... Les Verts période Manufrance... Aujourd'hui, Mélenchon, député de l'OM, ne connait même pas le nom d'un seul joueur.

 

A ma droite, attention, moraliste éprouvé... Bernard Tapie qui, après avoir reconnu que "c'était un coup formidable pour le football français" (ICI), n'a pu s'empêcher de faire dans l'épicerie franchouillarde : "Ce n’est pas la plus belle carte de visite qui soit. Un club qui peut mettre 220 millions pour acheter un joueur qui va ensuite lui coûter 60 millions par an, ça change totalement la donne. On est quand même un peu tombé sur la tête. On n’est plus dans le raisonnable ni dans le rationnel. Ou alors il faudrait qu’ils fassent un championnat entre eux, ceux qui ont du pétrole…"

La morale sociale et l'injustice sportive. Voilà bien résumés les deux axes critiques.

 

Reprenons. D'abord, l'industrie du spectacle, même sportif, n'est pas par nature immorale. Elle est. Et elle ne cause de tort à personne. Mieux encore, elle peut être créatrice de lien social et culturel. Il y a plus d'optimisme et de foi en l'humain dans un stade de football que dans un meeting de Mélenchon, c'est ainsi. Le footballeur ne nuit pas au médecin. Il est vain de les comparer. La venue de Neymar, électrochoc de haute intensité, peut générer un cercle vertueux économique qui ne peut que profiter à tous. Neymar en France, c'est relancer l'industrie du spectacle football, et générer par effet collatéral quelques milliers d'emplois, ici ou ailleurs, y compris de ces petits emplois de proximité qui font tant défaut à la France. Enfin, Neymar sera un contribuable comme les aime le fisc français : riche et traçable.

 

Ensuite, plutôt que de pleurer, tel Tapie, sur l'injustice faite au sport, contemplons ensemble la planète football telle qu'elle est. Si la France ne se dote pas d'une locomotive tirant sa Ligue 1 vers le haut, celle-ci s'éteindra doucement mais sûrement. Et le rêve de voir un jour un club français remporter la Ligue des Champions demeurera vain. Là encore, tout est affaire de cercle vertueux. La venue de Neymar ne va pas seulement "enrichir" le PSG, elle va aussi enrichir la Ligue 1 et ses clubs... Droits télé nationaux et étrangers, billetteries, produits dérivés etc.

 

Pourquoi faut-il qu'en France les dirigeants ou ex-dirigeants des choses du football persistent à raisonner en mode circuit fermé national malthusien ? Il y a quelques jours, nous nous interrogions sur le point de savoir si le PSG pouvait être cette locomotive, le transfert de Neymar apporte, à tout le moins, un début de réponse.

 

L'argent du PSG a permis de contrebalancer la présence de l'entraineur Emery, l'homme du 6-1 encaissé à Barcelone, avec au passage deux buts et une passe décisive de Neymar. Ce soir là, c'est le joueur du Barça qui donna la leçon au coach préféré de certaines voix de l'After foot, ce lieu étrange où l'on aime les losers surtout pas magnifiques. Ici se mesure le vrai secret de ce transfert, son invisible réalité, son paradoxe le plus fou : ce n'est pas Emery qui va entrainer Neymar, mais Neymar qui va entrainer Emery.







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