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| GEORGES WEAH |
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Né le : 1er Octobre 66 (Monrovia) Nationalité : franco-libérienne Poste : Attaquant Clubs : Young Survivors of Claretown, Bongrang Compagnie of Bonguine, Mighty Barole, Invincible Eleven Monrovia (Lib), Tonnerre Yaounde (Cam), AS Monaco, Paris SG (Fra), Milan AC (Ita), Chelsea (prêt), Manchester City (Ang), Olympique de Marseille (Fra), Al Jazirah (EAU). Palmarès : Champion du Cameroun en 1988, vainqueur de la coupe de France en 1991 (Monaco), 1993 et 1995 (PSG), vainqueur de la coupe de la Ligue en 1995, champion de France en 1994, champion d’Italie en 1996 et 1999, vainqueur de la coupe d’Angleterre en 2000 (Chelsea), meilleur buteur du championnat de France 1993 (14 buts) et de la Ligue des Champions 1995 (PSG), Ballon d’Or et Onze d’or 1995, Ballon d’Or Africain en 1990 et 1995.
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| WEAH, JEUNE FOU DU BALLON ROND |
L’histoire de Georges Oppong Manneh Weah débute le 1er Octobre 1966 à Monrovia, la capitale du Libéria. Ses parents s’étant séparés lorsqu’il était très jeune, il est rapidement parti vivre chez sa grand-mère à Gibraltar, l’un des plus misérables faubourgs de Monrovia, dans une famille qui abritait treize enfants. C’est pendant cette période que Weah commence à se forger son caractère de battant, en travaillant très jeune.
Parallèlement, il va à l’école mais ne s’y intéresse pas. En effet, avec ses amis James Debbah et Joe Nagbe (joueur qui est notamment passé par Nice avant de faire une grosse partie de sa carrière en Grèce, au PAOK Salonique), ils n’ont d’yeux que pour le ballon rond. Après avoir joué dans quelques petits clubs de quartier, Weah et Nagbe rejoignent l’Invincible Eleven de Monrovia, le club le plus réputé du Libéria. Il fait également ses débuts avec la Lone Star en 1983, à l’occasion du tournoi de la zone 3 au Ghana, ou il optera pour le numéro 14, chiffre porte bonheur qu’il conservera en sélection jusqu’à sa retraite internationale.
Puis tout s’enchaîne : après l’Invincible Eleven, Weah rejoint le club camerounais du Tonnerre Yaoundé, alors dirigé par Claude le Roy, qui avait accueilli des joueurs prestigieux tel Roger Milla. Après avoir obtenu le titre de champion du Cameroun en 1988, Le Roy, mesurant son talent, le recommande à Arsène Wenger, alors entraîneur de l’AS Monaco. Il y retrouve son ami Joe Nagbe. |
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| WEAH DéBARQUE EN FRANCE (1988 – 1995) |
Lors de son arrivée sur la Principauté, il est mis en confiance par Wenger qui le prend sous son aile : « Georges, tu es un très bon joueur. Si tu crois en toi, si tu vis comme un pro et que tu t’entraînes comme un pro, tu seras, un jour le plus grand attaquant du monde ».
Appliquant les conseils du « maître mais néanmoins ami », Weah travaille à l’entraînement, notamment sa vitesse et son jeu de tête, fait logiquement sa première apparition le 17 Août 1988 en championnat, avant de marquer son premier but en D1, contre Strasbourg le 21 Septembre.
Au final, il restera quatre années à Monaco, marquant 47 buts en 104 matchs, en ayant gagné une coupe de France (1991) mais en ayant échoué à la dernière marche du podium, en finale de la Coupe des Coupes 1991-92, contre le Werder Brême, sur le score de 2-0 (buts d’Allofs et de Rufer). Ce n’est pas grave, Weah sait que son heure à Monaco est arrivée, il veut découvrir un nouveau challenge, où il pourra montrer l’étendue de son talent indéniable. Ce sera le Paris Saint Germain.
Il arrive donc au PSG à l’été 1992 pour environ 40 millions de francs, sous la direction d’Artur Jorge, l’entraîneur portugais. Sa première saison est réussie, puisqu’il marque 14 buts en 30 matchs de championnat et termine à cette occasion meilleur buteur du championnat de France, pour la première (et dernière) fois de sa carrière. Au niveau européen, le PSG échoue en demi finale contre la Juventus (1-2, 0-1), mais Weah marque 7 buts en 9 matchs. C’est la déception, d’autant que, dans le même temps, l’Olympique de Marseille remporte la Champion’s League au dépend du Milan AC (1-0). Cette année là, l’OM sera également champion de France.
La deuxième saison sera mi figue – mi raisin. En effet, lors de la saison 93-94, le Paris SG devient champion de France au terme d’une saison exceptionnelle : record d’invincibilité (27 matchs) et premier devant le rival marseillais. Ce titre de champion est historique, mais pas la prestation de Weah. En effet, cette année là, les relations avec Jorge se dégradent, et Weah ne marque que 11 buts en 32 matchs en championnats et 1 but en 5 matchs en Coupe des Coupes. L’envie n’est plus là, et Weah pense à partir.
Pourtant, c’est Artur Jorge qui part et est remplacé par Luis Fernandez, alors entraîneur de Cannes. Alors que le club joue la Champion’s League, Georges Weah retrouve son jeu et son énergie. Avec les Lama, Ginola, Roche, Guérin, Le Guen, et Rai, le Paris SG fait sensation en gagnant ses six matchs de poule, contre le Spartak Moscou, le Dinamo Kiev et le Bayern Munich. Le 23 Novembre 1994, Weah entre dans la légende en marquant un but fabuleux qui restera dans les annales contre le Bayern Munich, à Munich. En effet, à la 80emn, et alors qu’il n’était rentré que depuis un quart d’heure (à la place de Ginola), Weah décroche un tir phénoménal dans la lucarne d’Oliver Kahn, laissant médusés les défenseurs Babbel, Matthäus, et Helmer.
Prochain obstacle en quart de finale : le grand FC Barcelone de Cruijff, avec dans ses rang les Sergi, Nadal, Guardiola, Koeman, Hagi, mais surtout Stoïchkov. Et c’est encore une victoire historique (1-1, 2-1, dont un but de Weah). Mais malheureusement, l’aventure s’achèvera en demi finale, contre le Milan AC des Savicevic et autre Boban (0-1, 0-2). Cette défaite créera la polémique, car Weah ayant décidé quelques semaines auparavant de signer dans ce même club (le 16 Mai 1995), certains diront qu’il avait fait exprès d’être transparent dans ce match, afin de ne pas handicaper son avenir dans ce club.
La dernière saison avec Paris s’achèvera sur la victoire Nantaise (alors que Marseille fut rétrogradée en D2 suite à l’affaire VA-OM), 7 buts en championnat, 8 en Champion’s League (meilleur buteur de la compétition), une Coupe de France et la Coupe de la Ligue, pour sa première édition.
Elle s’achèvera également sur un goût amer, notamment à cause de la banderole à connotation raciste qui fut affichée au Parc, contre Le Havre lors de la dernière journée, et à cause de l’attitude du club, qui avait voulu l’empêcher de rejoindre le Milan AC, désirant davantage d’argent que les 38 millions de francs offerts. C’est donc sur un sentiment de frustration que Weah quitta le Paris SG pour Milan, devant rembourser les meubles « donnés » par le club et les billets d’avions payés pour lui lorsqu’il s’envolait pour défendre les couleurs nationales du Libéria. |
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| UN DéPART POUR LE MILAN AC (1995 – 1999) |
En Juillet 1995, Weah débarque donc à Milan pour 38mf, tout comme Roberto Baggio, transféré de la Juventus pour 58mf, Ambrosini (de Cesena), Locatelli (Atalanta) et Paulo Futre (Reggiana). Il y explose dès son arrivée, bien aidé en cela par Marco Simone, son coéquipier d’attaque, et Savicevic, car les prestations de Baggio sont alors en demi teinte.
Fabio Capello, son entraîneur d’alors, le compare déjà à Van Basten, qui était alors son idole. La comparaison est flatteuse d’autant qu’à Milan, le système de jeu est différent de Paris, car désormais il n’est plus qu’un grand joueur parmi d’autres. Comme à Paris, la première saison est un succès, puisque l’équipe remporte le championnat, mais au niveau européen, le Milan AC perd contre Bordeaux en coupe UEFA (2-0, 0-3), au terme d’un retournement de situation rarement vu dans le football français. Weah se paye même le luxe de marquer un autre but « venu d’ailleurs » contre Vérone, où il traversa tout le terrain, dribblant plusieurs défenseurs, avant d’aller crucifier le gardien. Cette année là, sans doute la meilleure de toutes, il remportera logiquement le Ballon d’Or et le Onze d’Or.
Pourtant, les deux saisons suivantes, le Milan AC déçoit. En effet, lors de la saison 96-97, le club finit à une médiocre 9e place (même si Weah marque à 13 reprises), alors qu’en 97-98, il finit 10e, l’un des pires classements de son histoire. Lors de la dernière sortie en Coupe d’Europe, Weah craque et casse le nez de Jorge Costa, qui l’avait insulté et se prend plus de cinq matchs de suspension. 1998, année noire puisque Weah se blesse au dos (hernie discale) et est obligé de s’éloigner des terrains plusieurs mois, se faisant remplacer au sein de l’équipe lombarde par Olivier Bierhoff, emmené par Alberto Zaccheroni, l’ancien entraîneur de l’Udinese.
Lors de la saison 98-99, Georges commence à revenir à son meilleur niveau, alors que le Milan AC ne disputait pas cette année là de coupe d’Europe, pour la première fois de son histoire. Weah enchaîne les bonnes performances, et le Milan AC, revenu au top, remporte le Scudetto devant la Lazio Rome. |
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| SHEVCHENKO CHASSE WEAH (1999 – 2001) |
Zaccheroni toujours au poste à Milan, Weah pense que grâce à sa précédente saison, il va pouvoir postuler à une place de titulaire. Ce ne sera pas le cas. En effet, le prodige ukrainien Andreï Shevchenko débarque à l’été 99 à San Siro, et Weah est peu à peu poussé vers la sortie par l’entraîneur qui le juge « trop vieux ». Il prend alors la route de Chelsea en Janvier 2000, avec qui il se remet à jouer, à marquer, et remporte même la prestigieuse FA Cup, quelques mois plus tard.
Cependant, alors, qu’il aurait bien aimé rester, Zaccheroni lui demanda de revenir avant de finalement se rétracter. Dégoûté, Georges Weah décida donc de partir pour Manchester City, en Juillet 2001, à 34 ans, après avoir marqué 46 buts en 114 matchs pour le club milanais.
De nouveaux problèmes mirent vite fin à cette aventure : en réalité, juste après un match perdu contre Newcastle, l’entraîneur Joe Royle, s’en prend violemment à Weah et Paulo Wanchope qui étaient venus parler de cette défaite pour essayer de trouver des solutions (« Vous, fermez la, et allez vous faire enc… »).
Ayant peu apprécié ce type de discours, Weah pris la décision de quitter le club anglais, afin de s’expatrier vers les Etats-Unis, pays qu’il affectionne tout particulièrement. Mais, appelé par Marcel Dib, qu’il avait côtoyé à Monaco, il optait finalement pour l’Olympique de Marseille, en Novembre 2000, qui stagnait difficilement à la 15e place (d’autant qu’Abel Braga venait d’être licencié et remplacé par Javier Clemente). Il y restera jusqu’au terme de son contrat, c’est-à-dire Juin 2001. Le 28 Janvier 2002, au terme de 85 sélections, Weah dispute également son ultime match pour le maillot de la Lone Star, la sélection du Libéria, au terme d’une défaite contre le Nigeria (0-1). |
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| WEAH PREND SA RETRAITE (DEPUIS 2001) |
Après une pige d’un an au club des EAU (2001-2002), Al Jazirah, Weah est parti s’installer à New York puis à Miami en Floride, où il s’est lancé dans les affaires, créant une société de communication au Libéria (la Royal Communication Inc), ainsi qu’une chaîne de télévision (Clar Television) et deux stations de radios (Kings FM et City FM).
Pourtant, soutenu par une large majorité de libériens, Georges Weah s’apprête à faire son retour, en politique cette fois ci, pour peut être devenir le prochain président du Libéria. Proposant un programme simple et ambitieux (axé sur l’éducation, la santé, et les emplois), celui qui fut nommé ambassadeur de l’UNICEF en 1997 à le mérite d’avoir toujours su garder la confiance d’un peuple ravagé pendant quatorze ans par la guerre civile. Réponse en Octobre 2005.
D’ici là, il fera son jubilé au stade Vélodrome, l’antre de l’Olympique de Marseille, le 11 Juin 2005, les pelouses du Parc du Prince et de San Siro, terrains de ses meilleurs exploits passés, n’étant pas disponibles. Il est malgré tout dommage que la pelouse du Parc n’ait pas pu accueillir celui qui reste et qui restera comme l’un des joueurs emblématiques du club depuis sa création. Mais souhaitons lui bonne chance pour la suite, pour tout ce qu’il a apporté au club, et pour tout ce qu’il a fait pour l’essor du football en Afrique. |
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