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| JULIO CESAR DELY VALDES |
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Né le : 12 Mars 1967 à Colon (Panama) Nationalité : Panaméenne Poste : Attaquant Clubs : Atletico Colon (Panama), Argentinos Juniors, Deportivo Paraguayo (Arg), Nacioanal Montevideo (Uru), Cagliari (Ita), Paris SG (Fra), Real Oviedo, Malaga (Esp), Nacional Montevideo (Uru) Palmarès : Champion d’Uruguay en 1992, meilleur joueur d’Uruguay en 1990 et 1991, Meilleur buteur d’Uruguay en 1990 et 1991, Vainqueur de la Coupe des Coupes avec le Paris SG (1996)
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| DE L’ATLETICO COLON AU NACIONAL MONTEVIDEO |
Julio César Dely Valdes est issu d’une famille nombreuse de huit enfants, trois filles et cinq garçons, dont un frère jumeau, Jorge (qui fut pro au Japon, notamment avec le club d’Osaka). Il commence à jouer au foot bien que les sports les plus pratiqués au Panama soient le basket, le baseball, et l’athlétisme. Si son père est fan de baseball, son grand frère Armando, lui, pratique le foot et transmet sa passion à ses deux frères (Julio César et Jorge), qui débutent dans le club de leur ville natale, l’Atletico Colon.
Lorsque Armando émigre dans le club argentin des Argentinos Juniors, Julio César, qui travaillait alors dans un supermarché, a compris que c’était dans cette voie qu’il souhaitait lui aussi aller. Et c’est en 1987, à 20 ans, qu’il rejoint Armando dans les équipes de jeunes d’Argentinos. Mais il joue pour Deportivo Paraguayo, alors en D4, alors qu’il poursuit parallèlement ses études.
Il commence à se faire connaître grâce à la presse et essentiellement un magasine qui s’appelle Solo Futbol, où il était décrit comme le meilleur joueur et meilleur buteur du club. Roberto Recalt, le président du Nacional Montevideo, lecteur assidu de cette revue, l’a ainsi découvert à travers les reportages parus. C’est ainsi qu’il débarque ensuite en Uruguay, au Nacional Montevideo, lors de la saison 1989-90.
Mais les débuts sont difficiles à cause d’un jeu « dur », plutôt physique et agressif. Progressivement, il arrive à s’imposer, grâce à sa rapidité et son jeu de tête, et marque 128 buts lors de ses quatre années au club. Il est par ailleurs élu meilleur joueur évoluant en Uruguay en 1990 et 1991, et remporte le championnat en 1992. Cette année là, les propositions commencent à affluer, mais le Nacional tient à son joueur, et met une indemnité de transfert qui refroidit les ardeurs olympiennes, qui ne peuvent pas se mettre d’accord avec les dirigeants uruguayens. Il devient également l’un des piliers de l’équipe nationale du Panama, comme son frère auparavant (qui a joué au Japon) même si cette dernière ne s’est jamais imposée sur le plan international.
Un an plus tard, c’est au tour de l’Atalanta Bergame de se manifester, mais, encore une fois, le président du Nacional se montre trop gourmand, et le club italien se retire une fois de plus. Mais Dely Valdes commence à hausser le ton, trouvant sont prix trop élevée. Et finalement, la troisième proposition, celle de Cagliari, est la bonne. |
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| ARRIVéE EN EUROPE, à CAGLIARI (1993-95) |
A 26 ans, à l’été 1993, Dely Valdes devient le premier joueur panaméen à jouer dans le championnat italien (Rommel Fernandez, un autre joueur, avait déjà joué en Espagne, au début des années 90, à Tenerife puis à Valence, avant d’être victime d’un accident de la route).
A Cagliari, l’adaptation est rapide bien qu’il succède à Enzo Francescoli en attaque, puisqu’il marque un doublé lors de son premier match, mais le club perd 5 à 2. Malgré tout, le club de Sardaigne termine à la dixième place, devant l’Inter de Milan (de Bergomi au autres Bergkamp), qui l’avait précédemment éliminé en demi finale de la Coupe UEFA (3-2, 3-0). Mais l’exploit avait été de taille puisque Cagliari, après avoir battu Malines en huitièmes, s’était offert le tenant du titre, le Juventus, en gagnant d’abord à domicile 1 à 0 avant d’aller gagner au Stadio Delle Alpi 2-1.
La deuxième saison, le club ne jouait pas de coupes européennes, mais en championnat, le club termina à la sixième place, l’un de ses meilleurs classements. Avec 21 buts inscrits en 61 matchs (13 buts la première année, 8 la seconde, sans tirer ni les penalties, ni les coups francs, et 3 buts en coupe de l’UEFA), Dely Valdes aura sans doute contribué à ce classement. |
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| DELY VALDES, SUCCESSEUR DE WEAH AU PARIS SG ? (1995-97) |
A l’été 1995, Dely Valdes sent qu’il est temps, pour lui, de rejoindre un grand club (il a alors 29 ans). L’opportunité PSG se présente, d’autant que Georges Weah venait tout juste de rejoindre le Milan AC. Le joueur aux deux dents en or (tradition panaméenne) décide donc de tenter l’aventure parisienne.
Là encore, l’adaptation est rapide, notamment grâce au fait qu’il évolue au côté de joueurs qui jouent ensemble depuis quatre ou cinq ans. Malgré tout, il connaît quelques petits pépins physiques puisque, n’ayant eu que dix jours de vacances entre la fin du championnat italien et le stage de préparation de début de saison du PSG, il est un peu à court de forme.
Cette année là, le Paris SG dispute la Coupe des Coupes, armé d’un quatuor offensif doté de Loko, Djorkaeff, Raï, et donc Dely Valdes. Ce dernier marque dès le premier match, contre le club norvégien de Molde (3-2, 3-0). Même s’il n’inscrira plus de buts durant cette compétition, il participera à toutes les rencontres ou presque, éliminant le Celtic Glasgow, Parme, La Corogne, jusqu’à la finale contre le Rapid Vienne. Il n’est pas titulaire dans ce match remporté par le PSG (1-0), mais remplace Raï, blessé, dès la 12e minute.
En championnat, le club termine à la deuxième place derrière Auxerre, qui réalise le doublé Coupe de France - Championnat. C’est d’ailleurs contre Auxerre que le PSG s’était incliné en Coupe de France. Finalement, au terme de sa première saison au club, Dely Valdes s’en tire avec un bilan honorable, inscrivant 15 buts en 33 matchs, et étant par là même meilleur buteur parisien devant Raï et Djorkaeff.
Au mercato d’été, c’est l’exode : Bravo, Djorkaeff, Llacer, Dieng, Colleter entre autres, quittent le club. Ricardo et Bats prennent la place de Luis Fernandez, parti entraîner l’Athletic Bilbao, et de nouveaux joueurs font leur apparition dont Leonardo, Cauet, Mboma et Algérino, tous deux revenus de prêt. Cette année là est plus délicate pour le club et pour Julio César, qui joue moins et ne marque que 8 buts en 31 rencontres disputées dans un championnat dominé par Monaco.
En championnat qu’ils auraient pu remporter (ils finissent deuxième), s’ils n’avaient pas vécu une très mauvaise passe en milieu d’année, collectionnant les matchs nuls et les quelques défaites, s’inclinant lourdement contre la Juventus (1-3, 1-6) dans le Trophée des Champions, ainsi qu’en Coupe de France (défaite contre Clermont en 1/8e) et en Coupe de la Ligue (défaite contre Lyon en 1/16e).
En Coupe des Coupes, le PSG a l’occasion de retenter une deuxième fois consécutive de prendre le précieux sésame, après avoir battu aux forceps le club de Liverpool (3-0, 0-2) en demi. Mais contrairement à l’année précédente, l’aventure s’achèvera en finale, contre le FC Barcelone (0-1), des Ronaldo, Figo, et autres Stoïchkov.
A l’aube de la saison 1997-98, le club enregistre les arrivées de Maurice et de Marco Simone. Sentant que la route est barrée, d’autant qu’il vient d’entrer dans la trentaine, Dely Valdes prend alors la direction de l’Espagne et du Real Oviedo. Il aura finalement marqué 29 buts toutes compétitions confondues en deux ans, ce qui est plutôt un bon bilan, même s’il aura pas réussi à marquer la même empreinte que son prédécesseur Weah dans l’esprit des supporters. |
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| FIN DE CARRIèRE EUROPéENNE EN ESPAGNE (1997 – 2003) |
Les deux premières années, il dispute 32 rencontres et marque à neuf reprises. Mais le club ne joue pas le haut de tableau, puisque le Real termine à la dix septième place en 1997-98, puis la treizième en 98-99. La troisième saison, le club termine à la seizième place ex-aequo avec Numancia, Dely Valdes marque 11 buts après avoir disputé 34 rencontres de championnat.
A 33 ans, Dely Valdes tente une dernière aventure européenne à Malaga, qui marche plutôt bien puisque le club termine à la huitième place d’un championnat remporté cette année là (2001) par le Real Madrid. Dely Valdes a encore de bons restes, marquant à 17 reprises en 34 rencontres disputées.
Les deux saisons suivantes sont dans la même veine : malgré l’âge avancé, Dely Valdes dispute quasiment toutes les rencontres de championnat, et inscrit 20 buts en championnat pour 70 matchs joués. Lors de la saison 2002-2003, Malaga dispute également la Coupe de l’UEFA, et, après être parti de l’Intertoto, réussi a accéder aux Quarts de finale, mais s’incline face à Boavista (1-0, 0-1, 1-4 t.a.b.), qui avait auparavant fait tomber son ancien club du PSG. Pour sa dernière sortie en Coupe d’Europe, Dely Valdes dispute 10 rencontres et a marqué à 5 reprises. Cette année là également, en championnat, Malaga termine à la douzième place.
A la fin de son contrat, à 36 ans révolus, Dely Valdes a décidé de terminer sa carrière dans le club qui l’a révélé, le Nacional Montevideo et a raccroché les crampons l’été dernier. |
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