 |
| |
| SAFET SUSIC |
 |
Né le : 13 Avril 1955 à Zavidovici Nationalité : Yougoslave Poste : Milieu Offensif Clubs : Joueurs : Krivaja, FC Sarajevo (You), Paris SG, Red Star (Fra). Entraineur : AS Cannes (Fra), Istanbulspor, Konyaspor (Tur) Palmarès : Champion de France en 1986 et vainqueur de la Coupe de France en 1983.
|
| |
| LA JEUNESSE EN YOUGOSLAVIE |
Safet Susic est né à Zavidovici, ville rurale de Bosnie, qui était à l’époque encore rattachée à la Yougoslavie unifiée, à 120 kilomètres de Sarajevo, la capitale locale. A l’age de treize ans, celui qui vit proche de la Mer Adriatique signe sa première licence en faveur de Krivaja, un petit club local de Quatrième Division, où il fait ses premières armes avec les Cadets d’abords, puis avec les Juniors et enfin les Seniors.
En 1973, il effectue le grand saut. Il rejoint en effet le FC Sarajevo, le grand club régional sous les couleurs duquel il brillera pendant dix saisons et intègrera l’équipe nationale.
En 1982, il fait parti de l’effectif qui joue la Coupe du Monde en Espagne avec la Yougoslavie. La sélection ne remporte toutefois pas un immense succès dans cette compétition ne terminant que troisième derrière l’Irlande du Nord, contre qui elle avait fait 0-0, puis l’Espagne, contre qui elle avait perdu 2 buts à 1. Sa victoire contre le Honduras 1-0 n’aura donc servi à rien, puisque la Yougoslavie rentrera au pays sans avoir pu accéder aux Quarts de finale. Safet Susic n’a d’ailleurs pas marqué pendant cette compétition. |
| |
| LES PREMIERS PAS AU PSG (1982-84) |
En Juillet 1982, à 27 ans, alors que le PSG vient de décrocher sa première participation européenne, Francis Borelli, qui était l’actuel président (il avait remplacé Hechter en 1978), le fait venir à Paris. Safet se voit confier immédiatement le rôle de meneur de jeu. Le Paris SG avait de l’ambition puisque le 15 Mai, le club venait juste de remporter la Coupe de France face au St Etienne de Michel Platini (2-2, 6 tirs au but à 5).
Safet Susic arrive donc sous la houlette de Georges Peyroche, au début de la saison 1982 – 83, et marque 12 buts, huit en championnat et quatre en Coupe de France. D’ailleurs, cette année là, le Paris SG réalise la passe de deux puisque, contre Nantes (qui sera Champion de France cette année là), il gagne la Coupe pour la deuxième fois d’affilée, le 11 Juin 1983, au terme d’un match se soldant par une victoire historique 3-2. Susic avait d’ailleurs ce soir là laissé une empreinte, marquant le but de l’égalisation à 2-2, d’un tir des vingt mètres dans la lucarne droite. Mais ce que l’on retiendra aussi de ce match, c’est le but fabuleux de José Touré le nantais, après quarante minutes : amorti poitrine dos au but, jonglage pied droit, pivot, volée pied gauche et but. Une fois encore, les coéquipiers de Susic, notamment JM Pilorget, Luis Fernandez, Dominique Bathenay, Mustapha Dalheb, et NT Toko, auteur du but de la délivrance, soulèveront la Coupe de France. Cette année la également, le club termine troisième du Championnat, et atteint les Quarts de Finale de la Coupe des Coupes, perdue contre l’équipe belge de Waterschei (2-0, 0-3). La saison 1983-84 est dans la continuité de la précédente, puisque le club finit quatrième et que Susic marque 9 buts. |
| |
| LE PIRE ET LE MEILLEUR (1984-1991) |
La saison 1984-85 est plus délicate puisque le PSG finit 13e du championnat, et use deux entraîneurs, Peyroche qui fut limogé pour mauvais résultats et remplacé jusqu’à la fin de la saison par Christian Coste. Le club atteint également une nouvelle finale de Coupe de France, mais la perd cette fois contre Monaco (0-1).
Cependant, comme tous les grands clubs, le PSG va renaître de ses cendres. Sous la direction de Gérard Houiller devenu le nouvel entraîneur, le club remporte son premier titre de Champion de France à la surprise générale après sa catastrophique saison précédente. Ce premier titre, attendu depuis cinquante ans, est historique dans la mesure où le club établissait ici un record d’invincibilité de vingt six matchs sans défaites et a occupé cette première place pendant 36 journées de Championnat. Safet Susic a largement contribué au bon rendement de l’équipe, marquant 10 buts et 4 en coupe de France.
Malheureusement, les deux années qui suivirent ne ressemblèrent pas à la précédente, puisque le club finit successivement à la 7e puis la 15e place, d’autant que pour sa première participation à la Coupe des Champions (saison 1986-87), le PSG a pris une claque face aux modestes Tchécoslovaques de Vitkovice, dès le premier tour (2-2, 0-1). Au terme de sa troisième saison au club, Gérard Houiller sera par ailleurs limogé pour mauvaises performances. Safet Susic, de son côté, a probablement vécu ses plus mauvais moments de sa carrière, n’inscrivant que 6 buts lors des deux saisons réunies.
Mais lors de la saison 1987-88, nouveau changement d’entraîneur (Tomislav Ivic), nouvelle remontée spectaculaire, puisque le club retrouve son standing et finit deuxième du Championnat, ratant de peu la première place. Susic retrouve son efficacité et marque 7 buts. La saison suivante est également de bonne facture, puisque Paris finit cinquième et effectue un beau parcours européen, ne s’inclinant en Coupe UEFA qu’en seizièmes de finale, face à la Juventus.
Juste avant sa dernière saison au Paris SG, Susic a participé à la Coupe du Monde 1990 disputé en Italie. Cette fois ci, la sélection yougoslave va plus loin qu’en 1982 puisqu’elle se qualifie pour les demis finales. Avant cela, elle avait terminé deuxième derrière l’Allemagne, contre qui elle avait perdue 4-1, mais devant la Colombie (1-0), et les Emirats Arabes Unis, contre qui elle gagne 4-1. A 35 ans, Susic avait d’ailleurs marqué là son dernier but en sélection. En quart de finale, la Yougoslavie gagne contre l’Espagne (2-1 dans les prolongations), mais son parcours s’achève contre l’Argentine en demis (0-0, et 2-3 aux tirs aux but). A l’issu de cette Coupe du Monde, Safet Susic mettra un terme à sa carrière internationale.
La saison 1990-91 marque la fin d’une époque, puisque, à 35 ans, après neuf ans de fidélité, Susic a décidé de partir. Pour fêter cet « adieu », Safet marque dix buts en championnat et un en Coupe de France, mais l’équipe ne terminera qu’à une moyenne 9e place. Au total, Safet Susic aura marqué 85 buts en 343 matchs toutes compétitions confondues sous le maillot parisien. Après le départ de Francis Borelli, le président qui l’avait fait venir, et d’Henri Michel, qui avait succédé à Ivic, c’est en effet au tour de Susic de s’en aller, direction le Red Star, en deuxième division, pour un dernier défi. |
| |
| DERNIèRE ANNéE DE PROFESSIONNEL AU RED STAR (1991-1992) |
En 1991, il quitte donc le PSG pour disputer une dernière saison au Red Star, malgré des blessures répétées au genou. En D2, le Red Star n'assure son maintien qu'en fin de championnat, en particulier grâce à une victoire à Valenciennes le 31 mars 1992, avec le premier but du jeune Steve Marlet.
Mais c’est en Coupe de France, qui fête cette année là ses 75 ans, que l’aventure de Susic prendra fin. En effet, c’est surtout dans cette coupe qu’il a probablement vécu ses plus belles heures avec le PSG. Malgré son médiocre classement en championnat, le club effectue une belle prestation, éliminant successivement Beauvais, Cambrai, Alès (du jeune Sabri Lamouchi), puis Guingamp (de Guivarc’h)
En Quarts de finale, le Red Star tombe contre Cannes où Susic retrouve son ancien coéquipier Luis Fernandez et un tout jeune joueur qui faisait ses débuts. Il s’agissait de Zinédine Zidane. Ce match est donc l’occasion d’un passage de relais symbolique entre le grand technicien des années 80 par rapport à celui qui deviendra le meilleur joueur français des années 2000. Susic n’ira pas au bout de ce match, et le Red Star s’inclinera logiquement, après avoir fait un non-match devant un stade vide (0-1, but d’Omam-Biyik à la 92emn). A la fin de la saison 1991-92, Safet Susic tirera alors définitivement un trait sur sa carrière. |
| |
| L’APRèS FOOTBALL (DEPUIS 1994) |
| En Juillet 1994, Safet revient et succède à Luis Fernandez comme entraîneur de l’AS Cannes, à la demande d’un certain Francis Borelli, alors président du club. Le club termine alors à la 9e place. Sa deuxième saison à la tête du club lui sera fatale, puisque qu’il sera remercié avant même la fin du championnat, Cannes terminant à la 14e place. En septembre 1996, il signe pour Istanbulspor, pour devenir le technicien du club turc. Il a depuis changé de club pour rester tout de même en Turquie : il a en effet pris en main le club de Konyaspor, qui évoluait en deuxième division, avec lequel il a réussi à accéder à l’élite cette année. |
|
|