C'est aujourd'hui que va se jouer l'avenir du PSG à Saint-Germain-en-Laye. Le maire UMP de la commune, Emmanuel Lamy, reçoit les dirigeants parisiens, Francis Graille en tête, accompagné de Rodolphe Albert et Dominique Casagrande, chargés du dossier concernant le futur centre d'entraînement parisien.
Officiellement, Emmanuel Lamy va tenter une dernière fois de convaincre tout ce petit monde qu'un nouveau complexe, spacieux et fonctionnel, peut voir le jour sur les terrains du camp des Loges... Mais en privé, l'affaire est entendue. « On n'y croit plus vraiment, confirme un proche du maire. Les besoins du PSG sont trop importants. Ce qu'il faut maintenant, c'est soigner la communication. »
Destinations à l'étude : La Celle-Saint-Cloud, Poissy ou encore Satory
L'ambition déclarée du PSG, et qui n'est pas nouvelle, est de construire un vaste ensemble pouvant accueillir à la fois le centre d'entraînement des professionnels, le centre de formation ainsi que la préformation. Un lieu unique de vie où viendrait peut-être même se greffer le siège du club.
Mais s'il veut aller au bout de son projet et obtenir les labels nécessaires, notamment pour son centre de formation, le PSG a besoin de 12 à 15 ha minimum. Une superficie impossible à trouver à Saint-Germain, alors qu'après plusieurs années de négociations aucun accord n'a pu être trouvé avec les autorités militaires, propriétaires des terrains du camp des Loges.
Site stratégique dans le plan de défense nationale, le camp des Loges a trop longtemps été au centre de discussions vaines. Contacté la semaine dernière, Emmanuel Lamy n'a pas souhaité s'exprimer sur le départ programmé du PSG. Son chef de cabinet, Patrice Pinard, l'a fait du bout des lèvres, évoquant « une décision conjointe » pour ce qui ressemble fort à une séparation à l'amiable.
« C'est un sujet très sensible pour la mairie, précise Patrice Pinard. Le PSG sait-il vraiment ce qu'il veut faire, a-t-il l'argent pour cela ? » Puis, contradictoire, il ajoute : « Ce n'est pas un départ. Le PSG s'en va pour construire autre chose ailleurs (sic) . » Dans ce cas, la municipalité acceptera-t-elle que le club continue de s'appeler Paris- Saint-Germain s'il n'occupe plus son sol ? « Oui, puisqu'on est sûr que la section amateur restera », conclut le chef de cabinet.
De toute façon, le nom étant déposé, le PSG peut bien faire ce qu'il lui plaît. Une chose est sûre, le club veut être dans ses murs à l'orée de la saison 2006-2007. Plusieurs destinations sont à l'étude : La Celle-Saint-Cloud, Poissy ou encore Satory, un temps favori mais aujourd'hui distancé.
Frédéric Michel (Le Parisien , lundi 24 janvier 2005)
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