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Quand Paris joue avec le feu

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Quand Paris joue avec le feu

Publié le 19 Avril 2017 à 13h51 par Ted75
A Metz, le PSG s'est encore fait peur et a dû puiser au fond de ses ressources pour décrocher trois points précieux (2-3). Un but tardif de Blaise Matuidi a ainsi sauvé Paris d'un mauvais pas. Comme un air de déjà-vu...
Preuve de mental pour certains ou de fébrilité pour d'autres. Le Metz-PSG de mardi soir a fait renaître certains démons. Mais au final, les Parisiens s'en sont bien sortis. C'est à croire qu'ils n'ont pas retenu les leçons du passé. Menant facilement à la marque à la pause (0-2), les hommes d'Emery semblaient souverains en Lorraine, maîtres de leur sujet. Mais un coup franc de Jouffre à dix minutes de la fin a jeté un froid. Comme si les images du 8 mars dernier revenaient dans la tête. Et l'inévitable arriva avec le but égalisateur de Diabaté. Il s'en est même fallu de peu pour que Paris ne perde ce match. Une barre trouvée par ce même Jouffre à la 91eme minute a ainsi été le tournant de cette fin de match conclue par ce but de la tête de Matuidi à la... 93eme minute. Un scénario qui en rappelle d'autres...

Cette saison, Paris est le spécialiste de l'ascenseur émotionnel


Le PSG aime jouer avec les nerfs de ses supporters. Depuis le début de la saison, rares sont les matches maîtrisés du bout à la fin. Les Parisiens connaissent souvent des trous en cours de partie, preuve d'une certaine fébrilité et d'un manque de leader(s) dans cette équipe. En évoquant les rencontres qui ont débouché sur des succès, on a retrouvé six cas précis cette saison.



Premier cas le 1er novembre dernier à Bâle. Sans être flamboyant, Paris prend l'avantage grâce à Matuidi avant la pause. Et semble maîtriser son sujet. Mais Zuffi égalise à un quart d'heure de la fin et plonge dans le doute les Parisiens. Surtout que Janko rate une occasion en or dans la foulée. Heureusement que Thomas Meunier Meunier est passé par là avec une sublime volée en pleine lucarne qui permet d'arracher le succès à la 90eme minute.

Des exemples récurrents en championnat


En Ligue 1, les exemples sont plus nombreux. Le 27 novembre dernier, à Lyon, Paris domine la première période et ouvre le score sur un penalty de Edinson Cavani Cavani. Mais au retour des vestiaires, changement de physionomie. Lyon est remonté comme jamais et égalise par Valbuena (48e). L'OL est tout près de prendre l'avantage à plusieurs reprises dans ce second acte. Mais sur un contre à la 81eme minute, Thomas Meunier Meunier trouve sur son centre la tête victorieuse de Edinson Cavani Cavani. Un succès précieux dans une période difficile.



Idem à Dijon le 4 février dernier. Moura Lucas Lucas ouvre la marque (29e) mais Tavares permet aux Bourguignons de revenir dans la foulée (31e). Paris doute en seconde période et peut perdre deux points comme la semaine précédente face à Monaco. Mais dans les dix dernières minutes, Thiago Thiago Silva Silva (81e) et Edinson Cavani Cavani (84e) marquent deux buts qui soulagent Paris. Encore une fois.

Lille et Nancy, deux fins de matches folles


Trois jours après ce match à Dijon, le PSG s'est encore fait des sueurs froides. La rencontre est plutôt tranquille face à Lille, équipe malade de bas de tableau. Edinson Cavani Cavani ouvre le score (70e) et les trois points semblent promis. Jusqu'à une boulette d'Alphonse Areola Areola. Une perte de balle qui profite à De Préville, buteur égalisateur (86e). Paris doit alors se réveiller et pousse. Sur un énième centre, Matuidi et Edinson Cavani Cavani butent sur la défense adverse mais Moura Lucas Lucas, pourtant hors-jeu, suit bien et libère le Parc (90e+1).



Même soulagement face à Nancy un mois plus tard. Le 4 mars, les Parisiens abordent une rencontre tout à fait à leur portée. Surtout qu'ils sortent d'une démonstration à Marseille (1-5). Mais non, Paris est fébrile. Surtout, Busin est à deux doigts d'ouvrir le score pour les Lorrains mais Kevin Trapp Trapp est sauvé par ses deux montants ! Dans les minutes qui suivent, Serge Aurier Aurier obtient un penalty transformé à Edinson Cavani Cavani (80e). Un succès arraché qui fait encore du bien. Comme à Metz mardi soir (2-3). On peut parler de mental de champion. Mais la manière prête aussi à discussion...


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