La seule recrue parisienne du mercato, Stéphane Pédron, prêté au Paris SG par le RC Lens jusqu'à la fin de la saison, a livré ses premières impressions sur son nouveau club. Connaissant déjà plusieurs joueurs de l'effectif parisien avec qui il a eu l'occasion de jouer lorsqu'il portait les couleurs de Saint-Étienne (Alonzo, Potillon, Aloisio, Llacer), son intégration au groupe ne devrait pas poser de problèmes...
Malgré un manque de compétition légitime sachant le peu de temps de jeu qu'il lui était accordé cette saison à Lens, sa titularisation à Bastia demain pourrait être d'actualité...
Quelles sont vos premières sensations de « Parisien » ?
J'ai l'impression d'être là depuis le début de saison. Lionel Potillon et Jérôme Alonzo m'avaient déjà dit que l'ambiance était bonne. Le fait de les connaître, c'est l'idéal pour s'intégrer rapidement sur le terrain. A Saint-Etienne, avec Lionel et Aloisio, tout se passait bien sur le terrain comme en dehors. On a eu les boules de se séparer.
Vous rejoignez le PSG au meilleur moment...
Le club est dans une dynamique positive. Il est plus facile pour moi d'arriver maintenant plutôt qu'en novembre-décembre. Mais, même à cette époque, je n'aurais pas hésité une seconde à venir au PSG. Avec Marseille, c'est le club le plus important en France. Ce n'est pas un aboutissement, mais on ne peut guère taper plus haut. Je me suis aperçu que je n'étais pas oublié.
Pourtant, tout s'est décidé tardivement...
A Lens, je jouais peu et je voulais changer d'air. Mais cela a été dur. Vendredi dans la matinée, je n'y croyais plus. Et finalement, dans la soirée, après un dernier entraînement, je prenais le train pour rejoindre Paris ! J'étais revenu de vacances dans l'idée de trouver un club. Mais les choses n'allant pas vite, j'étais prêt dans ma tête à rester à Lens. Le PSG, c'est inespéré, une grande surprise.
Comment expliquez-vous vos déboires lensois ?
J'ai discuté un peu avec Müller. J'ai vite compris que je ne faisais pas partie du nouveau dispositif tactique. Je n'ai pas trop cherché à savoir. J'ai eu une période de doute.
Etes-vous physiquement apte à débuter demain à Bastia ?
Je ne suis pas blessé, donc je suis prêt à jouer. Le coach prendra sa décision. Je suis bien, même si je n'ai pas joué depuis longtemps. Quant à mon poste, c'est sur le flanc gauche. Tout le monde le sait, et l'entraîneur
m'a dit que je jouerai là.
Propos recueillis dans les colonnes du journal "Le Parisien".