Luis Fernandez débute et finit ce mois de décembre 2002 avec la perspective d un licenciement du à la suite de matchs ratés par le PSG. Alors que les premiers noms circulent et que les crises entre joueurs/entraîneur, joueurs/joueurs ne cessent de croître, Fernandez assure que rien n'est fait et qu'il attendait ce mois de décembre pour éclipser celui de novembre. Or, cette éclipse n'aura lieu que l'espace d'un match, où après la victoire, les charges d'accusation seront oubliées par le président sans pour autant y voir un mieux dans le jeu parisien...
Cette éclipse intervient donc au plus profond de la crise, au moment où le champion de France peut réduire à néant les efforts du groupe dans l'espoir de ne pas tomber plus bas. Une mise au vert a été imposée et les résultats escomptés vont avoir lieu. Mais sans se leurrer, on peut dire que la prestation lyonnaise était bien au-dessous de ce qu'on pouvait attendre et que la tache a été facilitée pour les joueurs, avec une nouvelle fois, Ronnie à la baguette. En l'espace de deux coups de pieds arrêtés, c'est l'homme qui est le plus en froid avec Fernandez qui arrive à le sauver : un paradoxe à la Parisienne. Et, autre paradoxe, ce sont deux défenseurs qui viennent sauver le club : d'abord, Gabriel Heinze sur un tacle offensif puis El-Karkouri après le relâchement de la balle de Coupet. De leur côté, les Lyonnais ne vont pas se réellement montrer des plus dangereux et des plus adroits également comme sur cette occasion de Vairelles, tout près des buts et qui ne cadre pas. En plus de la victoire et du score, Paris fait une bonne opération au classement en prenant trois points à un adversaire -potentiel- direct mais surtout il sauve la tête de son homme fort, acclamé pendant les quatre-vingt-dix minutes : les temps vont vite changer, même du côté du Parc des Princes. [ Fiche-Match ]
Dix jours ont passé entre Lyon et Rennes. Mais la situation ne s'est pas arrangée, loin de là. Deux éliminations successives en Coupe UEFA et en Coupe de la Ligue remettent Paris dans le doute. Et dans l'effectif, Fernandez s'est choisi des boucs émissaires en plus des nombreux blessés. Et c'est dans une composition des plus lamentables que Paris va perdre une nouvelle fois, sans jamais montrer un visage plaisant pendant une minute. Les habituels remplaçants voient une chance de briller mais cette chance va vite se transformer en cauchemar sauf pour Alonzo qui va sortir le grand jeu tout le long de la rencontre. Pour le reste, Domi fait une surprenante réapparition avec le PSG, Texeira connaît les duretés de la L1, Benachour fait face à son premier match raté et Fiorèse, habituellement milieu droit, est placé en pointe. Et là-dedans, Leroy et Aloisio continuent d'être titularisés sans convaincre depuis bien longtemps. Face à eux, Rennes n'avait rien d'une grande équipe insurmontable, sauf qu'elle remonte peu à peu la pente depuis la venue de Halilhodzic et qu'elle va s'imposer assez facilement 1-0... grâce à un but d Arribagé. Laurent Leroy et Cardetti rentreront bien sans jamais inquiéter les défenseurs, pas plus que... Francis Llacer, adepte d'un sport différent du football. [ Fiche-Match ]
On entame le premier match retour, juste avant la trêve. Les tensions ne se sont pas apaisées mais Paris peut encore fois s'en tirer en jouant une grosse équipe, à la peine elle-aussi. Bordeaux est aussi mal-classé et son entraîneur est lui aussi sur la sellette. Luis espère refaire le même coup que contre Lyon, espérant que la trêve lui offre un sursis. Paris aura mérité la victoire mais Paris ne récoltera qu'un point...et une sanction pour l'image du club. Le coupable, c est Fabrice Fiorèse. Pourtant, jusqu'à cette 84e minute, l'ex-Guingampais va faire une prestation à laquelle on n'était pas habitué : Un but au quart d'heure de jeu et deux autres occasions franches devant Ramé, en plus de son travail sur le côté droit. Paris ne va se relâcher qu'un petit moment ; moment pendant lequel Domi oublie Feindouno qui s'en va tromper tranquillement Alonzo pendant que Letizi soigne une blessure contractée pendant une partie de Scrabble... A 1-1, Paris va avoir les occasions pendant que Bordeaux souffre et commet de nombreuses fautes : mais offensivement, Paris n'est pas à la fête et l'occasion de prendre les trois points vient sur une simulation grotesque de Fiorèse sur une soi-disant faute de Ramé et où M.Ledentu se fait bien avoir, expulsant même Caneira qui a eu le tort de s'en prendre à Fiorèse. Pour Ronaldinho, il est encore temps de sauver son entraîneur sauf qu'un mauvais souvenir de Landreau lui trotte dans l'esprit ; la sanction tombe : le penalty est arrêté et la reprise de Cardetti passe à côté. On dit qu'il y a une justice dans le football mais cette justice est dure à encaisser. Aussi dure que la justice à proprement parler, à savoir la commission d'éthique qui utilise sa première sanction par deux puis trois matchs de suspension pour le numéro 14 : Une sanction qui aura le mérite d'être la seule prise dans ce genre de situation et la plus forte également. [ Fiche-Match ]
La trêve arrive à point nommé mais Paris est loin derrière. Paris ne confirme pas du tout les ambitions placées en lui et la quatrième place obtenue l'année dernière. Le spectre de la saison 2000-2001 ressurgit mais pour l'heure les vacances laissent espérer un renouveau dans lequel Fernandez restera associé puisqu'il est confirmé dans ses fonctions.