Cette affaire commence à l'issue du match de la troisième journée de Ligue 1 qui opposait le PSG à Metz (Victoire 1 à 0 des parisiens sur un but de Jérôme Leroy) au stade Saint-Symphorien...
Le président du FC Metz : Carlo Molinari a profité des media, présents pour recueillir les traditionnels propos d'après match, pour montrer les dégâts faits par les supporters parisiens (306 sièges abîmés ou cassés ainsi que des sanitaires) qui ont en plus osés faire "usage d'engins pyrotechnique" soit 5000€ d'amendes.
Cela n'est pourtant pas le plus important puisque c'est déjà la deuxième fois que Paris se fait attraper par la commission de discipline (10000€ après la première journée de Ligue 1 : PSG – Bastia), et ce ne sera certainement pas la dernière fois que les pyrotechniciens parisiens se feront remarquer pour notre plus grand plaisir !
Outre ces 5000€ qui ne sont après tout guère importants, le président messin a obtenu raison sur deux ou trois autres points qui peuvent faire sourire : "La commission demande au FC Metz de procéder à une estimation des dégâts causés par les supporters du PSG (306 sièges cassés + sanitaires) à charge pour le Paris SG de dédommager le club recevant" (Décision de la commission de discipline : site officiel de la LFP). La casse de toilettes sera donc désormais sévèrement punie. Cependant s'il est avéré que les Parisiens ont réellement détruis ces sanitaires, il est normal que le PSG doive rembourser Metz.
Le président Molinari ne c'est pas arrêté là puisqu'il a emmené les journalistes dans les vestiaires des joueurs parisiens et s'est trouvé indigné de retrouver son vestiaire sale, plein de fruits et de bouteilles vides à terres, Paris devra aussi payer pour les dégâts.
Il ne sert à rien d'épiloguer pendant des heures sur l'utilité d'un vestiaire après un match de foot, ce qui ressort de cet incident en pleine période de restauration de l'image du PSG est que cela est forcément préjudiciable : on se doute bien que de nombreux vestiaires aient été retrouvés dans pareils états par le passé, mais c'est le club de la capitale qui en fait encore une fois les frais.
C'est un nouveau coup dur pour l'image du club que le duo Graille-Halilhodzic essaye pourtant de redorer. Cette mission va vite s'avérer impossible si Paris continue de se faire remarquer de la sorte pour des détails qui peuvent paraître insignifiant : parce qu'on imagine normal qu'un vestiaire ne soit pas rendu propre à la fin d'un match de Ligue 1.
Mais quand on voit le président messin (âgé de 70 ans) ameuter les journalistes pour leur montrer un vestiaire sali par des visiteurs (cela nous rappelle un autre sexagénaire entraîneur d'un club de L1), l'on peut se demander le rapport avec le contexte sportif ou encore le rôle d'un président au sein d'un club professionnel, essayant fort habilement de dissimuler la défaite de son équipe par une accusation sur la propreté des joueurs du PSG.