Véritable révélation sur le plan offensif, Jérémy Ménez n'en finit plus de démontrer l'étendue de ses qualités. Ceux qui l'on vu évoluer jadis ne semblent pas étonnés de voir ainsi le joueur formé à Sochaux fournir de telles prestations.
Le Parisien est ainsi allé à la rencontre de plusieurs personnalités liées personnellement à l'attaquant parisien. Tous soulignent un joueur depuis longtemps déjà prometteur, à commencer par Wesley Fofana, joueur du XV de France : "On a joué ensemble de 10 à 14 ans. C'était déjà un monstre à l'époque! On pensait tous qu'il deviendrait pro. Quand il a signé à Sochaux, je n'ai pas été surpris. Depuis, il n'a pas déçu. Il ne manquait pas de caractère! Il avait déjà les nerfs à vif. Il se sublimait toujours lors des gros tournois, notamment quand le PSG était là. Il était très personnel (rires) mais en même temps, il allait souvent au bout! Du coup, il était le chouchou des entraîneurs".
Même son de cloche du côté d'Eric Hély, l'actuel entraîneur de Sochaux qui dirigeait alors le centre de formation du club doubiste lorsque l'ancien joueur de la Roma y faisait ses classes : "A la tête du centre de formation de Sochaux, j'en ai vu passer des joueurs talentueux, mais le plus fort, c'était Jérémy. Je n'oserais pas dire que je l'ai formé. Je l'ai accompagné. Il savait déjà tout faire. Cette saison au PSG, je l'ai vu encore progresser, gagner en constance. Mais il a encore des petits défauts à gommer. Il a tendance notamment à trop extérioriser sa frustration. Une petite déception provoque chez lui une cassure qui peut parfois le faire sortir du match. Ces signes de frustration sont toujours mal perçus alors que Jérémy est vraiment quelqu'un de bien".
Son agent, Jean-Pierre Bernès ne dit pas davantage : "C'est un garçon extrêmement attachant. J'ai un grand plaisir à discuter avec lui. Il est toujours à l'écoute des conseils. Depuis deux ou trois ans, cela porte ses fruits car on ne peut pas s'imposer à la Roma et au PSG sans des qualités sportives et une volonté de tous les instants. Ce qui me frappe, c'est la façon dont ses entraîneurs parlent de lui, comme Ranieri ou Ancelotti. Cela ne trompe pas. Aujourd'hui, il arrive à maturité. Là où il a le plus progressé cette saison, c'est dans la régularité et la finition. Il peut faire partie des grands attaquants européens".
Quant à son frère, celui-ci préfère insister sur son attachement au club parisien : "Je le sens vraiment épanoui à Paris car il est chez lui. On le fait passer pour quelqu'un de méfiant mais en fait, il est réservé, casanier et attachant. Dès que vous devenez son ami, c'est le premier à déconner. Son passage à Rome l'a transformé. Là-bas, il a compris que footballeur était un métier. Son but ultime, c'est le titre de champion avec Paris". Espérons que cette histoire là puisse continuer encore longtemps.