Paris a mieux joué mais a gâché. Dominateur tout au long des 120 minutes du match qui l'a opposé à Saint-Etienne, à Geoffroy-Guichard, le PSG s'est incliné aux tirs au but (0-0, 5-3 tab) et sort de la Coupe de la Ligue en quart. Un dénouement cruel mais Paris ne pourra que s'en vouloir à lui-même...
Homme du match :
Thiago Silva (7) : Il est l'homme du match dans le bon et le mauvais sens. Durant ces 120 minutes, le nouveau capitaine aura encore été impressionnant de calme, de sérénité dans ses relances, ses interventions. Appliqué pour offrir une première relance efficace, le Brésilien a malheureusement manqué son tir au but en pensant prendre à contre-pied Ruffier, finalement parti du bon côté sur la frappe trop molle du numéro 2 parisien.
Reste de l'équipe :
Douchez (6) : Difficile de le noter tant les Stéphanois ne l'ont pas beaucoup sollicité. Il est supplée par Chantôme sur la seule occasion d'Aubameyang (18e) et n'a rien pu faire sur les beaux tirs au but réussis par les Verts.
Jallet (6) : Pour son retour en tant que titulaire, il est apparu tranchant dans son couloir avec des montées dans le bon tempo. Dommage que ses centres ne furent pas à la hauteur.
Sakho (7) : Comme son compère brésilien, le défenseur parisien a livré une partie solide. Tranchant dans ses interventions, il a également tenté de soigner ses relances.
Armand (6) : Comme Jallet, il s'est acquitté de sa tâche sobrement mais a manqué pas mal de centres. A son actif une frappe du droit boxée par Ruffier (117e).
Chantôme (6) : Milieu relayeur droit, il a pris peu de risques balle au pied et s'est surtout contenté de jouer latéralement. Mais son intelligence dans les placements a fait du bien. Il sauve sur sa ligne un coup de tête d'Aubameyang sur corner (18e).
Matuidi (6.5) : Placé devant la défense, il a du parfois se freiner. Toujours porté vers l'avant, il a eu tendance à oublier qu'il n'avait personne pour couvrir son poste mais a malgré tout réussi un bon match. L'enchaînement des rencontres n'a pas d'impact pour le moment sur ses performances même si on l'a senti parfois à la limite.
Maxwell (6) : Il change de poste mais garde la même efficacité. Du bon Maxwell depuis plus d'un mois avec une qualité technique toujours précieuse au milieu.
Ménez (3) : Son manque d'intelligence de jeu a été flagrante sur ce match de reprise pour lui. Il a beau être un des seuls à provoquer balle au pied, il ne donne jamais le ballon dans le bon tempo. Encore faut-il qu'il le donne d'ailleurs. Il s'est donc plusieurs fois enfermé dans le couloir et n'a pas fait grand-chose de bon. Remplacé par Nenê (79e), qui a été un peu plus utile au collectif.
Lavezzi (5) : Son activité est indéniable. Positionné à droite, il a souvent bougé autour d'Ibrahimovic pour proposer des solutions, en servant le Suédois à deux reprises (86e, 104e), dont une deuxième action où il a provoqué l'ire de son partenaire sur une passe mal ajustée. Il se voit refuser un but (33e), puis a ensuite multiplié les appels pour pouvoir ouvrir des brèches. Encore brouillon par moments.
Ibrahimovic (4) : Il a beau être un des meilleurs attaquants du monde, son investissement a été par moments très insuffisant. Pour un joueur de sa trempe, il aurait du tuer le match bien avant la séance de tirs au but, avec deux duels manqués face à Ruffier (13e, 104e). Le Suédois a cadré deux autres frappes (8e, 59e), avant d'envoyer une aile de pigeon à côté (86e). Il connait désormais son bourreau en France.
Ancelotti (5) : Son onze de départ était cohérent sur toutes les lignes même si lancer Ménez, de retour de blessure, était risqué tant Nenê aurait pu débuter. Surtout, son choix de ne procéder qu'à un changement en 120 minutes interroge. Il est vrai que son banc n'était pas d'une grande qualité mais l'entrée de Hoarau aurait pu faire du bien dans la surface avec son jeu de tête. Surtout que Paris avait la possession de balle dans le camp adverse, et que le Réunionnais n'est pas maladroit sur les tirs au but. Encore un élément qui justifie le manque de confiance qu'il a en la totalité de son groupe...