Auteur de deux nuls à Montpellier et face à Ajaccio (1-1), le PSG est encore loin de convaincre. Avec un projet de jeu audacieux mais assez brouillon jusqu'à présent, Laurent Blanc doit encore trouver la bonne solution afin d'obtenir un meilleur équilibre global. Une cohésion d'équipe que même son prédécesseur a mis du temps à trouver...
Le fameux 4-4-2 bancal
L'observation est évidente après ces deux premiers matches de championnat : Paris évolue dans un système qui ne convient pas à tous les joueurs. Certes, c'est le système qui a permis au PSG d'être champion de France et d'accéder en quart de finale de la Ligue des champions en tenant tête au Barça. Mais ce 4-4-2 n'est efficace que si les joueurs respectent leur zone et ne jouent pas leur carte individuelle. Et il s'avère surtout intéressant lorsque l'équipe adverse ne reste pas désespérément dans son camp. Ce qui est rarement le cas en Ligue 1. Là où Ancelotti arrivait à cadrer le groupe, à construire un bloc cohérent, Blanc laisse plus de libertés aux joueurs. Notamment dans le secteur offensif où chacun a l'air en mode autogestion. On peut le constater en observant la position moyenne des joueurs sur un schéma proposé par le site ESPNFC.com ci-dessous.
Une flopée d'occasions mais une fausse impression
37 tirs tentés, dont 15 cadrés : rarement une équipe de Ligue 1 n'en avait autant dominé une autre. Si le PSG a dominé dans les grandes largeurs Ajaccio, il ne peut pas s'appuyer sur la malchance ou l'excuse d'un grand gardien en face (Ochoa). Il doit surtout s'en vouloir à lui-même. Les Parisiens ont tout simplement été maladroits. Et la poussée de fin de match est un leurre. Si l'équipe avait su faire la différence plus tôt, elle aurait évidemment remporté cette rencontre face à des Corses obligés de sortir de leur propre camp. Et elle n'aurait pas eu à pousser autant dans les dernières minutes...
On ne retiendra donc que le très joli but de Cavani qui sauve Paris d'une première défaite à domicile cette saison. Mais le club de la capitale ne doit pas perdre de temps, avec quatre points de retard sur le trio Lyon-Marseille-Monaco. Dimanche prochain à La Beaujoire, face à Nantes, espérons que les Parisiens auront retenu la leçon. Et que Blanc reverra certains de ses plans...