Le PSG a été intraitable pour étriller Nantes au Parc des Princes ce dimanche soir (5-0). Une véritable correction pour une des plus belles prestations de la saison. Le tout en marchant... A l'image d'un Ibrahimovic pas forcément tout le temps impliqué mais décisif encore une fois.
Homme du match :
Ibrahimovic (7.5) : Sa première période a été très insuffisante avec pas mal de passes ratées et à peine rattrapée par son penalty transformé (36e). Puis il s'est un peu réveillé après la pause. Avec à son actif une passe décisive pour Cavani (58e), et un nouveau but, en force du gauche (64e). Il a également sollicité Riou sur un coup de tête (50e), et une reprise à bout portant (62e).
Reste de l'équipe :
Sirigu (6) : Il a passé une soirée plutôt tranquille. Une mauvaise relance au pied (8e), décidément son point faible, a à peine terni sa partie.
Van der Wiel (6) : Beaucoup de centres manqués en première période alors qu'il avait à chaque fois été bien décalé. Et une perte de balle dangereuse avant la pause (44e). Mais il a été à l'origine du troisième but avec un centre bien plus précis vers Matuidi.
Alex (7)-T. Silva (7) : Difficile de les dissocier tant les Nantais ont été inoffensifs. Prestation donc sérieuse, avec une grosse détermination dans les duels pour Alex et toujours ce sens du placement pour Thiago Silva. Avec un but de renard pour le capitaine parisien (10e), son 3e en Ligue 1.
Maxwell (6) : Pas grand chose à signaler sur sa prestation avec des appels intéressants à gauche et un beau sauvetage devant Pancrate en fin de partie (89e).
Verratti (7.5) : Il est partout ! Le petit milieu italien ne se cache jamais et se montre toujours disponible pour le porteur du ballon. Il a réussi notamment une belle feinte à l'entrée de sa propre surface pour relancer son équipe (18e). Il a ensuite provoqué le penalty du deuxième but (35e), puis a enchaîné les bons services : un bonne ouverture vers Lavezzi (45e), un bon centre vers ce dernier (45e+1), et une récupération qui lui a permis de lancer Ibrahimovic sur l'action du quatrième but parisien (58e). Remplacé par Pastore (64e), qui est impliqué d'entrée sur le cinquième but parisien. L'Argentin a ensuite fait apprécier sa qualité de passes en étant au service de Cavani (73e, 89e), et de Lucas (88e).
T. Motta (7.5) : Comme d'habitude précieux. C'est l'homme-clé dans la conservation du ballon. Il a marqué son 5e but toutes compétitions confondues (51e) et a armé une belle frappe repoussée du bout des gants par Riou (63e). Remplacé par Marquinhos (70e). Entré au milieu de terrain, comme en C1 face à l'Olympiakos, il a été intéressant dans son travail de harcèlement.
Matuidi (7) : Il a débuté curieusement assez bas cette partie, se retrouvant parfois derrière Motta et Verratti. Il a forcément gagné en influence après la pause, en remisant parfaitement de la tête pour le buteur Motta (51e), et a participé activement à l'action du cinquième but (64e).
Lavezzi (5) : Toujours intéressant pour gêner la première relance adverse, il a frappé le corner amenant le premier but, puis a été plus imprécis en ratant son centre vers Matuidi (45e), et en se déchirant sur une reprise dans la surface (45e+1). Remplacé à la pause par Lucas (6.5). Virevoltant sur son aile droite, le Brésilien a réussi plusieurs belles accélérations. Il n'en a pas oublié d'offrir de bons ballons, à Ibrahimovic notamment (50e, 62e). Auteur d'une volée largement à côté (55e), il a été toutefois moins brouillon que d'habitude.
Cavani (6.5) : L'ancien Napolitain a encore été exemplaire dans son repli, que ce soit à droite ou à gauche. Mais on sent qu'il n'a pas encore retrouvé toute sa confiance dans les enchaînements, à l'image de quelques situations mal négociées. Mais il est à l'origine du premier but en sollicitant Riou avant le premier but parisien (10e), et marque en renard le quatrième (58e). A son actif également, plusieurs tentatives peu tranchantes (45e, 55e, 73e, 86e).
Blanc : L'entraîneur parisien a encore fait confiance à Lavezzi mais a du le sortir à la pause par précaution. L'entrée de Lucas a été bonne et il pourrait revoir ses plans à l'avenir. Il a, comme souvent, fait sortir Motta et Verratti pour faire entrer Pastore et... Marquinhos. En l'absence de Rabiot, le Cévenol a du bricoler en lançant le Brésilien. D'où sa volonté de recruter un autre élément dans l'entrejeu.