Il est 17h30 quand je pénètre au sein de la tribune Boulogne : le Parc est très correctement rempli pour un dimanche hivernal et froid.
Les joueurs entrent sur la pelouse, les tifos se déploient.
Du côté d'Auteuil Rouge, les banderoles aux couleurs du club se dressent, accompagnées de deux mats composant le nom du club “PARIS SAINT GERMAIN”, alors qu'Auteuil Bleu et les Authentiks étalent leurs écharpes. Un message de soutien au coach parisien est également de sortie, "Laurent avec toi".
Pendant ce temps, à la tribune Boulogne, une voile apparaît du coté des Boys, représentant le logo du club et le Parc des Princes. Ainsi qu'un message de soutien en B1 pour des supporters condamnés lors des incidents du match Auxerre - PSG, le tout agrémenté de plusieurs fumigènes : "Émeutiers relaxés, supporters emprisonnés, liberté pour Anthony YFP".
Les chants commencent à peine à prendre leur ampleur que les Lensois marquent le premier but. On sent que le match risque d'être long. Quand Pauleta se retrouve seul devant le portier lensois et que le ballon rentre dans le but, un énorme chaos envahit les tribunes et c'est toute la section "Escalier" qui explose pour fêter ce but égalisateur.
Les chants sont intenses et continus et, même si quelques sifflets à l'encontre de Pancrate se font entendre, les encouragements sont omniprésents.
Malheureusement, nos adversaires d'un soir inscrivent encore deux buts, notamment l'un particulièrement cruel avant la mi-temps.
La deuxième période reprend, mais les chants se font moins intenses, parfois même inaudibles, et le PSG encaisse encore un quatrième but. Il reste 20 minutes de jeu et le Parc commence à se vider de ses spectateurs.
Pourtant, à une minute de la fin du temps réglementaire, Pauleta - encore lui ! - inscrit son dixième but de la saison.
Ce but redonne gout aux supporters et les chants reprennent à nouveau : à croire que les encouragements constituent un secours providentiel car, deux minutes plus tard, Yepes pousse un ballon au fond du but lensois, le temps d'un ultime espoir. Hélas, il manque quelques poignées de secondes pour inscrire le but égalisateur !
Le Parc se vide rapidement, personne ne pense à s'attarder et on lit une cruelle déception sur le visage des supporters parisiens.
Côté lensois, comme chaque année, notons un "parcage" relativement plein, un joli "craquage" lors de l'entrée des joueurs, avec une banderole de sortie "RED TIGERS" et une admirable prestation gestuelle.