Avec sa retenue habituelle, l'international russe a confié, dans un entretien au "Parisien" du 8 décembre, que sa situation actuelle ne pouvait s'éterniser et qu'un départ était envisageable dès cet hiver.
Sergueï n'a pas pour autant l'intention de ruer dans les brancards : "Ce n'est pas facile. Je n'ai pas eu ma chance. Mais il n'est pas question pour moi de parler avec l'entraîneur, le directeur sportif ou le président. Ce n'est pas mon travail. Moi, je fais de bons entraînements, c'est tout. Je voudrais jouer, mais pour l'instant ce n'est pas possible."
Il explique sa discrétion par le respect qu'il porte à autrui. "Et puis je suis un rêveur et j'espère que je finirai par jouer à Paris ! Mais je le suis peut-être un peu trop..."
Toutefois, il compte s'entretenir avec son entraîneur début janvier, pour savoir s'il a besoin de lui. En cas de réponse négative, il devra voir avec son agent et Jean-Michel Moutier.
Quand on lui évoque la possible piste marseillaise, il s'excuse par avance, si jamais l'affaire se réalisait (ce qui n'est pas spécialement d'actualité) : "Je sais qu'entre Marseille et Paris, c'est un peu la guerre pour les supporters. Beaucoup me disent : s'il te plaît, ne va pas là-bas ! Je les comprends. Mais, moi, je dois faire un choix professionnel : je ne peux pas rester ici sans jouer."
Il repousse toute idée de retour vers la Russie : "Ca serait facile car beaucoup de clubs me veulent. Là-bas, j'aurais un meilleur contrat, plus d'argent. Mais j'ai toujours dit que j'étais venu en France pour jouer." Autre argument : éviter un nouveau déracinement pour sa famille.
Sa conclusion est aussi lucide qu'humble : "Actuellement, la situation n'est bonne pour personne. Le club verse un salaire à un joueur qui ne joue pas. Moi, je prends de l'argent sans faire mon travail. Je n'aime pas ça. Ce n'est pas bien."
Une mentalité digne d'éloges...