Chouchou présumé de Guy Lacombe, "miraculé" actuel du mercato hivernal, Fabrice Pancrate devrait être titularisé contre Sochaux. Une manière de résurrection pour le laissé pour compte de l'ère Fournier. Aussi les media - "Le Parisien", Football 365, psg.fr, etc. - s'arrachent-ils ses interviews.
L'ancien Manceau ne se prive pas d'avouer qu'il a été à deux doigts de signer à Auxerre : "C'est un dossier qui date d'un mois maintenant et qui a été étudié. Guy Lacombe n'était pas encore là et ma situation était toujours la même. Donc à un moment, je me suis forcément vu à Auxerre. A Nancy et Strasbourg moins. Etant donné les projets sportifs que je me suis fixé, ces deux clubs répondaient moins à mes ambitions. Auxerre me correspondait plus, d'autant que j'avais déjà eu un feeling avec eux cet été.
La volonté - voire le besoin - de jouer était la plus forte : "Quand vous restez six mois dans le « frigo », c'est un peu crispant et cela vous démange. Vous avez envie de regouter à la pelouse et bouffer du ballon. J'en ai eu l'occasion contre Troyes, Lens et Bordeaux. Mais cela n'était pas assez. Aujourd'hui, la chance commence a priori à tourner. A moi de la saisir tout simplement. Sans me mettre aucune pression. Si vous vous ajoutez de la pression, vous restez paralysé et vous ne jouez jamais votre vrai football."
Le soutien affiché de son nouvel entraîneur lui semble essentiel : "C'est intéressant quand un entraîneur compte sur vous et vous le fait savoir. C'est surtout une bonne chose pour moi car il n'y a qu'au niveau personnel que j'étais un peu abattu par le fait de ne pas jouer assez."
Même si les contacts avec Auxerre ne sont pas rompus, son départ est à tout le moins reporté : "Le point positif est que je me suis entretenu avec le coach : il est catégorique et veut que je reste. C'est à prendre au sérieux. Dans une carrière, c'est important quand un entraîneur compte sur vous. Je suis au PSG car le coach est là. Mais quand vous ne jouez pas, vous n'existez pas."
Visiblement, Lacombe ne semble pas avoir changé d'un poil (de moustache) depuis leur période guingampaise commune : "Il est toujours aussi travailleur et à cheval sur ses consignes. Il sait se faire entendre quand il le faut. Dans ce métier, il faut savoir être strict de temps en temps et il sait l'être. Il fait ce qu'il faut sans que cela soit exagéré. Si je devais le définir en deux mots ? Gros bosseur. Perfectionniste parfois même."
L'ancien coach sochalien a déjà apposé sa patte sur l'équipe : "J'espère que cela va nous permettre de corriger les petites failles que nous avions au niveau de la circulation de balle. Dans ses premières séances, le coach a d'ailleurs mis l'accent là-dessus ainsi que sur le déplacement défensif. Mais il a surtout voulu se rapprocher du groupe." Sans pour autant jouer les Vahid au petit pied : "Certes, il impose un règlement car il en faut un quand vous gérer des individualités comme nous. Mais il reste quand même tranquille : il nous laisse nous autogérer et quand il doit décider, il sait le faire. C'est lui le patron."
Le vent a tourné, à Fabrice maintenant de justifier la confiance qu'on lui accorde : "Le coach me connaît car nous avons travaillé ensemble pendant deux ans. Après, c'est sur le terrain qu'il va falloir prouver, comme lors de mon arrivée. Le foot, c'est comme la bourse : un coup vous êtes en haut, un coup en bas. Lors des entraînements, je suis aligné dans les schémas."