Toutes les paroles qui faisaient encore croire à un miracle sont vaines et le constat fait peur : le PSG est incapable de gagner à l'extérieur. Après Toulouse, nous retrouvons Nice comme briseur de rêves des Parisiens. Au terme d'un match dominé par Paris, Nice arrache la victoire en fin de rencontre, ce qui rend la défaite encore plus amère.
Nice : Gregorini, Abardonado, Fanni, Traoré, Varrault, Bellion (Roudet 71'), Vahirua (Ederson 80'), Balmont, Echouafni, Rool, Bagayoko (Jarjat 92').
PSG : Letizi, Armand, Mendy, Pichot, Rozehnal, Yepes, Semak (Cissé 67'), Landrin, Mbami, Pancrate, Pauleta.
Une première mi-temps mitigée
Pour ce duel, nous pouvions retrouver, d'un côté, une équipe de Nice fatiguée après avoir disputé les quarts de finale de la Coupe de la Ligue et, de l'autre côté, une équipe du PSG fébrile à l'extérieur et handicapée par de nombreuses absences. Ce mélange donnait par conséquent une entame de match bien hésitante et terne, sans véritable dynamisme.
Après dix minutes de jeu ralenti, les 22 acteurs décidèrent enfin de produire, timidement, du football. A ce petit jeu, nous pouvions retrouver Nice qui se montrait plus déterminé. En effet, à la suite d'une frappe de Bagayoko, Letizi fut obligé d'intervenir. Cependant, cette action n'avait rien de très glorieux. Du côté parisien, Pauleta tentait d'inquiéter les niçois. Sur une frappe des 25 mètres, l'Aigle des Açores aurait pu trouver la faille, s'il n'y avait eu un bel arrêt du portier azuréen.
La suite ne fut pas plus brillante et les supporters devaient surement s'ennuyer, une fois n'est pas coutume avec le PSG à l'extérieur. Malgré quelques offensives de chaque côté, aucune des deux équipes ne fut en mesure d'ouvrir la marque. La seule et unique occasion dangereuse est à mettre à l'actif des parisiens. Sur un centre de Pauleta, Pancrate déposa, d'une belle tête, le ballon sur le poteau de Grégorini. Hélas la chance ne suit pas les Parisiens en dehors de leurs terres...
Les deux équipes rentrèrent aux vestiaires sur ce score de 0-0. Les rares occasions ne furent pas véritablement dangereuses et les deux effectifs devaient mieux faire en seconde période, s'ils comptaient l'emporter.
Les mauvais démons de Toulouse reviennent...
La deuxième mi-temps reprit sur le même rythme que la première à la seule différence que Paris avait décidé de presser plus haut. Visiblement fatigués, les Niçois laissaient passer l'orage. Grâce à un travail important des milieux défensifs parisiens, de nombreux ballons auraient pu créer le danger. Mais la maladresse de Landrin et de Pancrate gâchait les efforts parisiens.
A l'heure de jeu, Semak et Pauleta se décidèrent enfin à tenter leurs chances mais en vain... Du côté niçois, les occasions étaient rares mais certains joueurs, à l'image de Bagayoko (66e) puis Vahirua (67e), s'illustraient tant bien que mal. Letizi continuait cependant de passer une soirée relativement tranquille. Les deux équipes ne produisaient rien de bien encourageant, et nous nous dirigions vers un match nul et vierge.
Alors que tous les joueurs pensaient à la douche, les Niçois obtenaient un corner à la 87ème minute. Sur un malentendu, les 11 joueurs parisiens, croyant entendre un coup de sifflet, s'arrêtèrent de jouer. Cette passivité permit alors à Traoré de placer la balle au fond des filets. Cette scène comique voyait les Parisiens plongés dans une colère et un grand désespoir. Les protestations n'y changeront rien et le constat est effroyable : Nice gagne et Paris chute encore...