A quelques heures de la rencontre Strasbourg-PSG, "Le Parisien" a obtenu une interview de Mario Yepes pour le questionner notamment sur les faiblesses récurrentes de l'équipe. Le défenseur central a insisté sur la nécessité de mieux commencer les matches et d'être plus percutants.
L'international colombien préfère ne pas juger actuellement l'apport de Guy Lacombe : "C'est vrai que nous sommes irréguliers depuis quelque temps. Le nouvel entraîneur est là depuis peu. Il faut attendre pour voir la différence. Le problème c'est qu'à Paris, on a besoin de résultats rapidement. (...) Mais je pense qu'on va s'améliorer avec lui."
Les erreurs sont souvent si infimes qu'il paraît difficile d'y remédier : "En ce moment, ça se joue à pas grand-chose à chaque match. Une petite faute de concentration se paye cher. La réussite, il faut la provoquer. C'est ce qui nous manque."
L'action, pas la réaction, semble être le nouvel adage des Parisiens : "On ne devrait pas attendre d'être dans une situation difficile. Avant de réagir, il faut agir. On doit tous être davantage concentrés du début à la fin. On ne peut pas jouer à fond tout un match. Mais si on commence par faire la différence dès le début, il sera plus confortable de gérer que de courir après le score."
Les matches à l'extérieur constituent un autre "chantier" délicat : "A l'extérieur, c'est autre chose. On arrive à se mettre en place, mais on n'est pas percutants. Il faut améliorer tout ça pour récupérer les points perdus."
Pour viser toujours la "deuxième et la troisième place", il assure que "il y a urgence à prendre des points". Pourtant le match en Alsace sera difficile : "C'est une équipe qui sait jouer et mérite le respect. On ne doit pas gagner à Strasbourg particulièrement, mais tenter de le faire partout, comme à Lille ce dimanche. Idéalement, il faut prendre six points cette semaine. Si on en prend quatre, ce sera bien."
Le problème parisien à l'extérieur ? "Il n'y a pas de traumatisme. Je parlerais plus de perte de confiance." Sans pour cela, affirme-t-il, avoir besoin d'un soutien psychologique. "Il nous suffit d'être motivés 100 % à chaque match. Il n'y a que comme ça qu'on peut y arriver."
Interrogé sur les différences de comportement de la défense selon le gardien titulaire dans les cages, il avoue que "On a la chance d'avoir deux bons gardiens. (...) Mais sinon, Jérôme ou Lionel, c'est pareil pour moi. On connaît leur style, on s'y adapte, mais on ne change pas notre organisation."