Extrait de l'interview livrée par Ronaldinho au qutodien « Le Parisien» :
Contre Lorient, estimez-vous avoir réalisé votre meilleur match avec le PSG ?
Ronaldinho. Oui, je suis satisfait. J'ai accompli ce que j'aime faire. La victoire était très importante. Nous gagnons 5-0, je marque et je donne deux balles décisives... J'ai bien joué, j'ai dribblé. Tout commence à venir !
Vous avez même manqué d'inscrire le but de l'année après votre folle chevauchée ?
J'enrage ! Il manque juste un petit rien pour que la balle passe par-dessus le gardien. Je suis déçu parce que je voulais vraiment aller au bout.
Une histoire d'amour semble naître avec le public du Parc...
Lors du match contre Nancy, à l'échauffement, je suis passé devant les supporters et j'ai vu que leur accueil était différent. Je commence à connaître tous les recoins du terrain. Maintenant, le Parc, c'est comme une deuxième maison pour moi. Je peux jouer tranquille. Avec la confiance, tout est plus facile !
Le changement d'année vous a fait le plus grand bien !
L'an dernier, c'était un peu compliqué pour moi. Je suis resté cinq mois sans jouer. J'avais tout le temps la tête perturbée par des discours venus du Brésil. Là, tout se passe tranquillement. Je peux ne penser qu'au football. J'espère que 2002 sera une année parfaite pour moi.
Sur le terrain, vous n'avez plus de problème de rythme ?
A mon arrivée en France, je ne parvenais pas à réaliser certains gestes. Et puis, petit à petit, je sens que ces choses sont à nouveau possibles. A force de jouer, j'ai récupéré ma confiance.
A quoi pensez-vous avant de frapper vos coups francs ?
A rien ! Je fais comme si le stade était vide et qu'il n'y avait plus que le ballon et moi.
Et quelle était cette danse entamée après votre but mercredi ?
Ah oui (rires)... Ce n'est pas une danse spéciale, c'est un hommage à un ami qui vit au Brésil.
Depuis quelques matchs, vous débutez les parties plus haut sur le terrain...
L'important, c'est qu'on me donne de la liberté. J'aime la liberté ! Je remercie l'entraîneur de me laisser jouer ainsi.
Quelle est votre marge de progression ?
Je suis en train de m'adapter. Cela m'aide à mieux jouer. Je sais que j'ai encore beaucoup à montrer. Je veux progresser dans tous les domaines : mon jeu de tête, mes frappes. Il me manque encore quelques détails pour arriver au top.
Regrettez-vous l'absence actuelle de Jay-Jay Okocha ?
C'est un grand joueur qui nous manque. J'espère qu'il reviendra bientôt parce que je me sens bien à son côté.
Vous avez frappé sans trembler plusieurs penaltys décisifs. La pression ne vous fait-elle pas peur ?
La pression, c'est bon, très bon ! Quand 40 000 supporters se demandent si je vais marquer, cela crée un sentiment que je ressens intensément. Leur attente est forte, ma concentration doit l'être aussi.
Demain à Montpellier, vous allez peut-être croiser la route de votre frère Roberto Assis ?
J'espère qu'il va jouer. Toute ma vie, j'ai attendu un tel instant. Je rêve vraiment de jouer contre lui. Nous verrons bien...
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