Avant de se déplacer à Metz ce soir, Mickaël Landreau s'est confié au journal "Le Parisien". Le portier de la capitale, qui estime que la défaite face à Lorient n'était qu'un simple accident, parle aussi de ses performances et de sa vie au Paris Saint-Germain.
La déroute de mercredi ne doit donc pas alarmer les esprits : "Je privilégie la thèse de l'accident car, même si on a raté notre deuxième mi-temps, la première était consistante. Mais le premier bilan, il faudra le faire après sept journées. Avant, il ne faut surtout pas paniquer.(...) Je crois que ce n'est qu'en restant mesuré que nous aurons des résultats. Mais il faut être vigilant. Le PSG est un club merveilleux où l'excès est permanent. On passe de solides à Lens à catastrophiques contre Lorient. C'est trop."
L'ancien gardien nantais ne veut pas faire de parallèle avec les résultats des autres formations : "Ne nous mettez pas dans un groupe avec d'autres clubs ! Nous ne devons pas vivre avec un passé mais penser à nous créer un avenir. Nous sommes en train d'écrire notre histoire, même s'il y aura des moments difficiles ; (ironique) mais si les résultats viennent, je me doute qu'à ce moment-là on dira que Paris joue le titre."
Landreau refuse de parler de ses progrès accomplis depuis son arrivée en 2006 : "Je ne dirai jamais que je suis devenu meilleur. C'est inconcevable. Si je parle de mes progrès aujourd'hui et que je me troue contre Metz, de quoi vais-je avoir l'air ? Je sais qu'à Paris je suis observé en permanence.(...) Je me dis que je ne suis à l'abri de rien. Tous les jours je suis dans une démarche où je m'interdis de lâcher quoi que ce soit. C'est ma manière de courir après un épanouissement personnel."
La vie à Paris répond en tout cas à ses attentes : "Je me sens bien ici parce qu'à Paris nous (les footballeurs) sommes banals. Cela me plaît d'être tous les matins dans un système où on doit faire des choses comme des gens normaux. Je ne suis pas un anonyme mais ma vie ressemble au quotidien de tout le monde. J'ai besoin de cet équilibre et de cette simplicité.(...) C'est une orientation que je veux donner à ma vie. Je me sens plein de maturité mais je n'ai que 28 ans et encore plein de choses à découvrir. Quel que soit son niveau social, je crois que chacun peut décider de ce qu'il peut avoir dans la vie. Et je recherche toujours le positif et le bonheur."
Selon lui, le bonheur, c'est "vivre ce qui est devant soi avec plaisir. Le bonheur, c'est le quotidien. L'aisance financière n'a rien à voir là-dedans. On peut dire que je fais donneur de leçons ou que c'est facile de parler dans ma situation. On peut être aigri avec plein d'argent comme on peut être heureux avec un minimum. C'est juste la façon de regarder sa vie qui change."