Ligue des Champions

C1 - Bayern Munich PSG : Analyse - Comment Paris peut perturber ce Bayern invincible ?

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C1 - Bayern Munich PSG : Analyse - Comment Paris peut perturber ce Bayern invincible ?

Publié le 07 Avril 2021 à 11h43 par Ted75
Photo : Panoramic
Mercredi soir, le PSG va devoir mettre les bouchées double pour inquiéter le Bayern Munich. Spectaculaire, l'équipe de Hansi Flick possède toutefois quelques failles qu'il faudra exploiter.
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Ce soir, c'est le grand soir. Après avoir sorti le Barça en 8es de finale, le PSG s'attaque à du lourd pour ces quarts avec l'ogre Bayern Munich, tenant du titre en Ligue des champions après avoir battu en finale... le club parisien. Le défi semble immense, voire insurmontable. A Paris de se montrer plus efficace et endurant qu'en aout dernier.

Le Bayern, une équipe complète


Le club allemand a tout gagné en 2019/20 et semble bien parti pour encore tout rafler. L'entraîneur Hansi Flick, arrivé en novembre 2019 a transformé cette équipe en véritable machine à gagner. Avec un système immuable et des joueurs interchangeables. Une formation capable de déjouer tous les plans de jeu.



Dans le 4-2-3-1 bavarois, on retrouve notamment un milieu de terrain de haut niveau, le cœur de ce Bayern impressionnant. Le duo Goretzka-Kimmich est ainsi ce qui se fait de mieux en Europe. Les deux milieux allemands ne sont pas unidimensionnels comme le sont bon nombre de joueurs dans l'entrejeu.

Non, grâce à leur volume de jeu, ils pressent, harcèlent, ratissent et n'oublient pas de relancer efficacement. Sans parler de leurs buts et passes décisives (en Bundesliga cette saison : 5 buts, 5 passes déc pour Goretzka, 2 buts, 10 passes déc pour Kimmich).

Kimmich, la plaque tournante


Un joueur prend une autre dimension mois après mois, année après année, c'est bien Joshua Kimmich. Le milieu de 26 ans a souvent été utilisé en latéral par le passé. Mais il est désormais au cœur du jeu. Au grand bonheur du Bayern. L'Allemand se sert de sa palette large pour conduire le jeu munichois.



Défensivement, il semble infatigable et sa faculté à balayer toute la largeur du terrain lui permet de boucher efficacement les espaces. Offensivement, ses renversements de jeu, ses passes verticales précises, sa vision globale du jeu font merveille. Un joueur moderne dans le pur style allemand des 15 dernières années.

Müller, autre homme fort du milieu


Placé derrière l'avant-centre, Thomas Müller rayonne également dans ce Bayern. Loin d'être élégant, l'attaquant n'en est pas moins d'une efficacité redoutable. La saison dernière, il a atteint le total record de 21 passes décisives en Bundesliga et cette saison, il est déjà impliqué dans 25 buts en championnat (10 buts, 15 passes déc).



Libre dans l'entrejeu, il redescend parfois pour aider ses milieux défensifs mais fait surtout la différence en sentant bien le jeu avec des choix en première intention qui déséquilibrent souvent l'adversaire. Il met ainsi ses partenaires dans les meilleures dispositions, notamment les ailiers, très sollicités.

Coman, Sané, Gnabry, des talents purs


Dans le système du Bayern, les joueurs de côté sont là pour percuter, provoquer la défense adverse, la pousser à la faute. Sur les ailes, on retrouve ainsi des joueurs doués techniquement, rapides et capables de délivrer de bons centres. Le Français Kingsley Coman réalise sa meilleure saison d'un point de vue statistique en championnat (3 buts, 9 passes déc), quand les Allemands Leroy Sané et Serge Gnabry ne sont pas en reste, même si ce dernier est forfait.



Quand une situation est plus compliquée face à un bloc bas, ces joueurs sont importants pour faire la différence individuellement et offrir une alternative, changer de rythme. Sans oublier qu'Alphonso Davies ou Benjamin Pavard, les latéraux, peuvent également apporter leur force de percussion. Afin d'obliger leurs homologues à rester concentrés défensivement plutôt qu'à porter le danger dans le camp adverse.

Mais une attaque à reconstruire


Tout n'est toutefois pas rose dans le paysage Bayern. Car deux coups durs sont venus touchés le club bavarois. Déjà privé de Robert Lewandowski, blessé, il doit également se passer de Serge Gnabry, touché par le COVID. L'ailier allemand était attendu pour être aligné à la pointe du 4-2-3-1 en une sorte de faux neuf fuyant, balayant toute la largeur du terrain.

La formation allemande vient ainsi de perdre 2 de ses 3 meilleurs buteurs toutes compétitions confondues cette saison, Gnabry totalisant 10 réalisations en 2020/21. Habitué à évoluer en pointe en sélection, il était ainsi attendu pour perturber la défense adverse par ses déplacements et sa puissance. Le Bayern devra ainsi compter sur un ancien du PSG, Eric Choupo-Moting pour faire la différence.



Le Camerounais a marqué 5 buts cette saison, dont 2 en Ligue des champions. Grand gabarit, il sera surtout intéressant pour son équipe par sa faculté à garder le ballon, faire remonter le bloc. Mais sa présence reste une anomalie pour le club allemand. Une des faiblesses à exploiter...

Des failles à observer


Evidemment, comme dans toute équipe, ce Bayern possède des failles. Surtout, en 2020/21, il semble un peu moins percutant et solide que les années précédentes.
Constat encore plus flagrant si l'on compare les deux saisons du club sous l'ère Hansi Flick. La formation allemande tente moins de tirs (16,9 au lieu de 18,8) et en concède davantage (10/8,6) cette saison que lors de l'exercice précédent.



Des chiffres encore plus parlants concernant les buts marqués et encaissés. En 2019/20, le Bayern marquait 3,2 buts/match contre 2,8 cette saison. Et encaissait 0,7 but/rencontre contre 1,1 en 2020/21 !

Répondre au défi physique


Même si les Bavarois restent spectaculaires, ils semblent moins surs de leur force, d'autant plus sans leur buteur attitré, Robert Lewandowski, qui pèse à lui seul 44% des buts du Bayern en championnat en 2020/21 (35/79) ! La clé sera notamment de répondre à l'agressivité adverse en exerçant un pressing tout terrain afin de ne pas permettre aux Munichois de s'installer dans le camp adverse et de pouvoir relancer assez rapidement vers l'avant pour solliciter les artistes tels Neymar ou Mbappé. Des transitions rapides seront ainsi déterminantes et Marco Verratti ou Leandro Paredes manqueront forcément.




Comme visible ci-dessus, Dortmund a récemment bien exploité une des failles du club allemand. En position d'attaque sur le côté droit, les visiteurs ont réussi à renverser le Bayern grâce à la vista de Delaney (rond jaune). Ce changement d'aile a complètement déséquilibré un Bayern pris à son propre jeu. Le latéral Schulz (rond rouge) en a profité avec le repli insuffisant de Sané, une action conclue par le but de Haaland.

Derrière, les défenseurs se reposent beaucoup sur les milieux pour assurer une relance efficace et n'assurent pas toujours leurs transmissions. Un point sur lequel les attaquants parisiens devront être vigilants afin de récupérer le ballon le plus haut possible. L'absence de Verratti, là encore, est ainsi regrettable car l'Italien était le plus à même d'exercer ce pressing dans le dernier tiers adverse.



Une arrière-garde qui change souvent et l'interrogation persiste quant à connaître l'identité des latéraux alignés et de la charnière, le duo Alaba-Süle semblant favori pour débuter, de même que Davies à gauche et le Français Pavard à droite.

Quel profil d'équipe aligner ?


La faculté de couvrir un terrain important sera donc la condition pour réaliser un exploit à l'Allianz-Arena. Et pour cela, il va falloir des joueurs avec un bon volume de jeu, capable de se replier efficacement et rapidement. Ces dernières semaines, le PSG a ainsi montré le visage d'une équipe poussive, incapable de répéter les efforts collectivement. Mercredi, un autre visage sera indispensable pour bousculer ce Bayern.



Plusieurs absences vont handicaper le PSG tels Verratti, Paredes ou Florenzi. La tendance pour Pochettino serait d'aligner Danilo et Gueye dans l'entrejeu. Mais quid du troisième milieu ? Va-t-il encore aligner Neymar en numéro 10 ou privilégiera-t-il un milieu plus travailleur ? Il y a la possibilité de voir Herrera soutenir ses deux autres milieux ou Rafinha dans un registre plus créatif.

En défense, Diallo, Kimpembe, Marquinhos sont surs d'être alignés et à droite, l'interrogation se pose. En plein doute, Kehrer pourrait laisser sa place à Dagba, plutôt convaincant lors de ses entrées. Devant, il faudra sans doute d'aligner que trois éléments offensifs. En compagnie de Mbappé et de Neymar, la troisième place se joue entre Di Maria et Kean. Au vu de la forme de l'Argentin, l'Italien part favori, d'autant qu'il possède un match référence au Camp Nou en février dernier. Une chose est sure, avec les nombreuses absences, Pochettino ne va pas beaucoup tergiverser pour construire son onze de départ.

Votre avis - Quelle fin de saison pour Paris ? 17

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Avatar de Popincourt Popincourt 2195 - 07 Avril à 12h50
Pour espérer rivaliser avec cette équipe, c'est à dire se laisser une petite chance pour le retour il faudra évidemment que chaque joueur Parisien élève son niveau habituel. Il va falloir que l'équipe est le même état d'esprit qu'au match aller à Barcelone et ça veut dire que Neymar ne doit pas se prendre pour un vrai numéro 10 à l'ancienne en tripotant 50 fois le ballon et en essayant de dribbler la moitié de l'équipe Allemande, sinon c'est mort. Il faut que le ballon circule vite, très vite, pour espérer prendre à défaut cette machine très bien huilée. Paris ne peut pas rivaliser en terme de jeu et de collectif, il n'y'en a pas. Le parfait exemple c'est les deux buts hier du Real sur des longs ballons, c'est direct, c'est rapide, sans fioriture. Le problème c'est que le seul qui peut repartir de loin comme ça il est encore une nouvelle fois absent (Verratti) et si Neymar descend pour faire ça, c'est foutu, leur milieu est trop fort. Pour le reste, chacun doit sortir LE MATCH.