Ligue des Champions

Paris SGAnderlecht
Paris en mode Ligue des champions

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Paris en mode Ligue des champions

Publié le 01 Novembre 2017 à 14h01 par Ted75
Mardi soir, le PSG s'est largement imposé face à Anderlecht (5-0). Une rencontre qui a permis de voir un Paris séduisant et en mouvement. Même si tout n'a pas été parfait.
17 buts, aucun encaissé en quatre matches : Paris est on ne peut plus convaincant dans cette phase de poules de Ligue des champions. A chaque sortie européenne, les hommes d'Emery montrent l'implication nécessaire à ce genre de compétition. Un visage qui contraste avec le jeu ronronnant et sans envie pratiqué en championnat.



Des déplacements plus nombreux


Plus de mouvements, des déplacements mieux sentis, une plus grosse envie : l'impression globale en C1 est évidente. Le PSG est obnubilé par cette compétition, à commencer par les nouveaux arrivés comme  Neymar Neymar et Daniel Daniel Alves Alves. Face à Anderlecht, d'entrée, on a pu voir une équipe pressante. Un bloc qui monte à l'unisson pour venir gêner la première relance adverse.

Dès la première minute, on a vu une action significative. Un pressing haut de Marco Verratti Verratti notamment a permis au trio MCN de se mettre en route (image 1 ci-dessous). Edinson Cavani Cavani a ainsi transmis à Kylian Mbappé Mbappé (image 2), qui a ensuite lancé magnifiquement  Neymar Neymar (image 3), auteur d'un tir repoussé par Boeckx, le gardien adverse (image 4). Séquence symbolique de l'envie parisienne d'aller de l'avant et chronométrée en cinq secondes seulement.



 Neymar Neymar, parfois brouillon, parfois brillant


Evidemment, Neymar tente beaucoup et rencontre du déchet dans son jeu. Les statistiques d'Opta nous indiquent que le Brésilien a perdu 28 ballons, ce qui est dans sa moyenne. Mais que de différences réalisées. S'il a tendance à trop porter le ballon, à ne pas jouer assez simple, il a distillé bon nombre de ballons intéressants. Pêle-mêle, on peut citer plusieurs actions.

Une bonne passe vers Julian Draxler Draxler (17e), une talonnade inspirée vers Kylian Mbappé Mbappé (18e), un but inscrit d'une belle frappe à mi-distance (45e+4), un coup franc sur le poteau qui amène le troisième but parisien, une nouvelle belle passe vers Edinson Cavani Cavani (61e), ou encore une transversale millimétrée du pied gauche vers Daniel Alves Alves qui amène le quatrième but (72e). Sur le schéma ci-dessous, le latéral centre de volée (image 2). Giovani Lo Celso Lo Celso loupe le ballon (image 3), mais Layvin Kurzawa Kurzawa est vigilant pour reprendre au deuxième poteau (image 4).



Mais un trio peu complice


 Neymar Neymar a parfois été seul à faire des différences. Car les deux autres membres du trio offensif ont paru isolés par moments. Après une bonne première demi-heure, Mbappé s'est ainsi éteint et a cédé sa place peu après l'heure de jeu. Quant à Cavani, il a manqué d'inspiration dans la surface adverse et a agacé ses partenaires par ses imprécisions techniques dans les relais et remises.



Les prestations les plus intéressantes se sont déroulées au milieu au sein duquel Draxler a encore été performant. S'il a baissé de pied après la pause, par manque de volume de jeu, l'Allemand a joué simple et a été intéressant aux côtés d'un Verratti retrouvé, plus en jambes, qui n'a pas hésité à tacler, à porter le ballon comme au bon vieux temps. Avec un but en prime pour le récompenser.

Une fin de match en roue libre


Le onze de la fin de match a le mérite d'avoir été séduisant. Giovani Lo Celso Lo Celso, Javier Pastore Pastore, Julian Draxler Draxler, Angel Di Maria Di Maria,  Neymar Neymar et Edinson Cavani Cavani ont ainsi été alignés ensemble. Mis à part l'Uruguayen, les autres joueurs excellent dans les petits espaces et ont offert de belles séquences face à une équipe d'Anderlecht résignée. Angel Di Maria Di Maria a apporté du liant, même s'il a été inconstant dans son implication, de même que Javier Pastore Pastore.



Et c'est bien Lo Celso qui a encore été le plus convaincant dans son entrée. Plus impliqué que ses deux compatriotes, l'Argentin a été le plus présent au niveau des ballons touchés (28) et des duels (6), ainsi que le plus précis dans ses passes (96%). Entré relayeur, il a même fini devant la défense, comme face à Nice vendredi dernier. Juste dans ses déplacements, il mérite vraiment d'être vu d'entrée.

La question Kurzawa


C'était la soirée de Layvin Kurzawa, premier défenseur de l'histoire en Ligue des champions à inscrire un triplé. Le latéral a semblé remonté à faire taire ses détracteurs avec des célébrations toutes aussi atypiques, à commencer par le "chut" en direction de certains observateurs. Mais sa fonction première reste de défendre et il n'a pas été irréprochable de ce côté-là.



A voir ses partenaires et l'enthousiasme modéré du public sur ses deuxième et troisième buts, on peut dire que l'ancien Monégasque n'a pas encore convaincu tout le monde. Un comble pour un joueur qui a inscrit trois buts en C1...

Résumé du match (par beIN Sports) :

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