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PSG : Est-ce bien réel ? Récit très personnel de 30 ans de passion parisienne

Publié le 11 Juillet 2026 à 14h28 par Jean-Christophe Jean-Christophe
PSG : Est-ce bien réel ? Récit très personnel de 30 ans de passion parisienne
Icon Sport

Est-ce bien réel ? Le PSG vient de gagner deux Ligues des Champions ? Et pourtant, il y a 30 ans, qui l'eut cru ?

30 ans déjà

Tout a commencé il y a trente ans, en 1996. J'avais alors neuf ans et je suivais à peine le Football. Et puis une rencontre a tout fait basculer. J'étais un jeune écolier de CM1 quand Victor, un camarade de classe, n'a pas arrêté de me parler du PSG.

Première découverte du PSG

Mes récréations tournaient autour du thème du PSG. Victor m'apprenait l'histoire du club, le nom des joueurs... A l'époque, il n'y avait pas YouTube mais il y avait Téléfoot le dimanche matin. Je me souviendrai toujours de ce matin où je vois le résumé d'un PSG - Strasbourg lors de la saison 1996-1997.

Les tifos du Parc, une pépite

Les premières images sont celles d'un Parc des Princes plein à craquer, avec de magnifiques tifos qui m'ont fait tout simplement rêver. Ce match-là, le PSG l'avait gagné 2-1. Je ne saurai comment expliquer mais ce match banal est resté gravé dans ma mémoire et je suis tombé amoureux du PSG.

Ah, les albums Panini...

Le PSG c'est véritablement mon quotidien depuis trente ans. A l'école primaire, je refourguais des vignettes Panini de Serge Le Dizet du FC Nantes contre celles de Marco Simone ou Bernard Lama. Vous ouvriez mon album, il ne manquait pas une seule photo sur la page du PSG. Et les autres pages étaient vides.

Et puis quand on m'achetait France Football toutes les semaines, je ne lisais que ce qui concernait le PSG. Au collège, quand on jouait le dimanche soir et que j'avais cours le lendemain, je ne pouvais pas dormir. Je n'avais pas Canal+ mais je regardais l'écran en crypté et je mettais la radio à coté. J'arrivais à distinguer les mouvements des joueurs et même les buts.

Fallait-il être maso pour supporter le PSG ?

Pour supporter ce club, il faut avoir la foi et la patience. Les plus jeunes d'entre vous qui me liront, sachez que le PSG des années 2020 n'a rien à voir avec le PSG de la fin des années 90 ou des années 2000.

Vous ne pouvez pas comprendre

Quand j'étais collégien, on se moquait de moi avec mon maillot du PSG en cours d'EPS : "ils ont encore perdu ce week-end", "tu veux pas changer de club, tu es sur ?", et j'en passe. A chaque fois, un peu comme un militant, je défendais coute que coute les couleurs Rouge et Bleu.

Les podiums de D1 ? Deux en 13 ans...

Comprenez bien qu'entre 1998 et 2011, le PSG a fini sur le podium de première division à deux reprises : 2000 et 2004 et c'est tout. Les autres saisons, c'était ventre mou, voire même, le bord du gouffre.

C'était le PSG des années 2000

Et oui, il faut le dire, le PSG des années 2000, c'était pas la joie. Des entraineurs qui ne font pas long feu, les célèbres crises du mois de novembre qui provoquent la valse des entraineurs, des Présidents qui promettent monts et merveilles et qui échouent lamentablement quelques mois plus tard.

Le PSG des années 2000 était encore plus instable que l'OM actuellement, c'est dire. Et pourtant, la passion, elle n'est jamais partie. Je pense que pour supporter le PSG des années 1998-2011, il fallait être un peu maso.

Au moins, il y avait les coupes nationales

Ce qu'on ne peut pas enlever au club à cette époque, c'est qu'il avait un attrait bien particulier pour les coupes nationales. Entre deux saisons ratées en D1, on prenait une petite Coupe de France, une petite Coupe de la Ligue par-ci par là et on les appréciait !

Un petit doublé Coupe de France - Coupe de la Ligue en 1998, ça fait du bien. Bon on perd contre Gueugnon (alors en D2) en Coupe de la Ligue deux ans plus tard et on remet une pièce dans la moquerie au collège, mais qu'importe, on reprend des Coupes de France en 2004, 2006 et une autre Coupe de la Ligue en 2008. A cette époque, les Coupes nationales, c'était mes Ligues des Champions...

Les défaites, des souvenirs indélibiles

Le décor est planté. Pendant plus de douze ans, mes plus gros souvenirs du PSG, c'était les défaites... La Corogne en Ligue des Champions en 2001 ? On mène 3-0 à l'extérieur à la 55ème minute de jeu... Score final : 4-3 pour La Corogne avec des buts de la tête copier-coller du coté espagnol.

Sedan - PSG en décembre 2000 ? 5-1... Ciao Philippe Bergeroo. A croire que les joueurs ont fait exprès pour qu'il se fasse virer.

Guingamp - PSG en 2003 ? Ronaldinho met un but de dingue, mais on se prend un 2-3 dans les dents au Roudourou...

Je n'ai pas fini ! La finale de la Coupe de France en 2003 contre Auxerre ? Défaite 2-1 à la 89ème minute suite à un but de Jean-Alain Boumsong (défenseur central hein). Le parcours de Luis Fernandez en tant qu'entraineur finit en eau de boudin.

Et puis dans tout ça quelques images marquantes... Mateja Kezman qui jette son maillot en 2008 parce qu'il se fait remplacer ? Si si, c'est vrai !

Luis Fernandez et Ronaldinho ? C'était pas la folle entente non plus, ce qui a occasionné quelques moment de tension mémorables...

De la remontada au back to back

Je pourrais raconter encore bien d'autres anecdotes mais je pense que vous avez compris à quel point le PSG a changé... à tel point que j'ai encore du mal à réaliser que nous sommes double champions d'Europe en titre.

L'Histoire du PSG depuis 2011, vous la connaissez. Se rend-on réellement compte que sur l'ère qatarie, nous sommes passés, en neuf ans, de la remontada (en 2017) contre le Barça au back-to-back contre Arsenal.

La Ligue des Champions, vraiment ?

Moi, la Ligue des Champions, au début de l'ère QSI, j'y croyais... 2013, on se fait éliminer en quarts par le Barça sans perdre, je me dis, dans un an ou deux, c'est pour nous...

Comme un air de déjà vu...

Et puis, il y a le retour des désillusions du passé : Chelsea en 2014 qui nous sort en quart, le Barça en 2017 (oui, ça fait mal), la réserve de Manchester United en 2019, la boulette de Donnarumma en 2022 contre le Real, la pitoyable élimination contre le Bayern en 2023 avec ce cher Christophe Galtier...

« Ça n'arrivera jamais de mon vivant »

Quand on a vécu autant de choses avec le PSG et que ça ne tourne jamais dans le bon sens, on finit par se dire "je ne verrai jamais mon club gagner la Ligue des Champions de mon vivant." La loose éternelle, c'est un concept...

Vraiment, ça y est

Alors quand arrive 2025 et la victoire écrasante contre l'Inter Milan, je le dis sans hésiter, j'ai vécu le plus beau jour de ma vie. C'est inoubliable, c'est indescriptible. C'est 30 ans de soutien indéfectible qui remontent à la surface, c'est juste la folie.

Luis Enrique, c'est pour quand la statue ?

Alors, vous imaginez bien, que réaliser le back to back, c'est juste dingue. Je pense que j'ai mis deux mois à réaliser que c'était vrai. Remporter deux Ligue des Champions de suite alors qu'on n'était pas fichus de battre le FC Metz, Lorient ou Le Havre (sans manquer de respect à ces clubs) il y a 25 ans, est-ce bien réel ?

Il faut croire que oui et je dois dire mille fois merci à Luis Enrique. Lui, c'est le genre d'entraineur dont j'ai toujours rêvé. Un coach qui réussit, qui met tout le monde d'accord, qui reste sur le long terme. J'ai toujours voulu ça pour mon club.

« Si j'étais en face de lui... »

Si j'étais en face de lui, je me demande si ne me mettrais pas à pleurer en lui disant merci pour tout ce que vous avez fait pour mon club.

Merci de l'avoir soigné et de lui avoir rendu l'honneur et le prestige qu'il a connu au début des années 90 (je digresse mais entre 1993 et 1997, le PSG, c'est cinq demies-finales de Coupe d'Europe consécutives, dont deux finales consécutives... C'est dit).

Mon idole

Au PSG, j'ai bien aimé plusieurs entraineurs : Luis Fernandez, Thomas Tuchel... Mais Luis Enrique, c'est hors concours. Lui, il est major de promo de tous les entraineurs que j'ai connu dans ce club.

Si quelqu'un de haut placé me lit et pouvait glisser l'idée à Emmanuel Grégoire, le Maire de Paris, de faire ériger une statue de Luis Enrique devant le Parc des Princes, qu'il n'hésite surtout pas à le lui suggérer...

Luis Enrique, c'est juste une bénédiction. Un entraineur auquel je m'identifie, que j'admire. Lui, un peu comme moi, si on lui dit quelque chose mais qu'il a une idée en tête, il s'en fout. Ses convictions et sa passion sont plus fortes que l'avis des autres, un peu comme moi.

Bref, vous l'aurez compris, ce club m'a fait passer par toutes les émotions : la tristesse, la désillusion, la déception, et puis la fierté, la joie indescriptible...

L'avenir semble radieux et c'est d'autant plus appréciable quand on a connu la galère pendant tant d'années, de galères et de combats... Vous connaissez la chanson.

Jean-Christophe, un supporter passionné du Paris Saint-Germain.

Commentaires
Avatar de Madmad67 Madmad67 - À 14h24
Merci beaucoup pour ton article où je peux clairement ressentir l'émotion, j'ai commencé à être supporter du PSG également à la période
Avatar de Arturito Arturito - À 14h25
Très beau récit... Effectivement le PSG est passé dans une autre dimension et lol pour Kezman le mec était ouf !