Après votre départ de Lille, vous avez pris vos distances avec le football puis on a parlé de vous pour reprendre Saint-Etienne et d'un coup vous débarquez au PSG...
« Le projet de Saint-Etienne a un peu trop duré sur la fin et je m'en suis désengagé. Puis j'ai rencontré Bertrand Méheut (président du directoire du groupe Canal+, ndlr) à l'initiative de Michel Denisot (chef du service des sports de Canal+).
Tout de suite, il y a eu un bon feeling avec lui. II m'a demandé quelle image j'avais du PSG et des problèmes du club. Il m'a rapidement proposé d'entrer à hauteur de 15% du capital et de diriger la holding qui gère le PSG. Ensuite on verra ».
Et que pensez-vous du PSG ?
« Il y a eu beaucoup de cacophonie et un manque d'autorité. Et puis, Laurent Perpère (le président en place, ndlr) n'a pas toujours été placé dans les meilleures conditions. Laurent est quelqu'un que j'apprécie beaucoup et je suis navré que l'information de mon arrivée soit tombée de cette façon. Cette annonce me gêne, y compris dans mes affaires personnelles car j'ai des salariés avec qui je n'ai pas encore eu le temps de parler. Pour le club, je souhaite que la fin de la saison soit assurée par l'équipe en place. Quant à moi, je vais me cantonner à la préparation de la saison prochaine. »
Pourquoi relever un tel défi ?
« C'est vrai que je ne pensais pas être confronté un jour à un tel défi. Le PSG est un club surmédiatisé et ambitieux. Un club ou l'on a légitimement besoin de résultats. Je vais me donner à fond pour satisfaire le public et les actionnaires. Une des premières choses que j'ai dites à Bertrand Méheut, c'est que la surmédiatisation me gêne dans la mesure où elle engendre des impératifs que je dois cependant admettre et intégrer. J'ai une façon de travailler qui est simple et directe. Avec humilité. On sera rigoureux et travailleur. Et puis, il y a une chose qui est certaine. Le fait de perdre de l'argent dans le football, ce n'est pas une fatalité. Il faut tirer un coup de chapeau à (Christophe) Bouchet et (Alain) Perrin qui ont su faire les choses avec simplicité à l'OM »
Quelles seront les grandes lignes directrices pour la saison prochaine ?
« J'ai des idées. Mais c'est encore un peu tôt. On va d'abord penser à trouver un entraîneur. C'est la priorité. Vahid Halilhodzic (ancien entraîneur de Lille et actuel entraîneur de Rennes, ndlr) est évidement quelqu'un qui m'intéresse. Il est ambitieux. On partage des tas de choses ensemble. Pas que dans le football. On va discuter pour voir si l'on peut travailler encore ensemble. Je vais lui proposer de venir avec moi mais il doit aussi continuer de travailler à Rennes pour le moment. En cas de refus, j'ai une série d'autres noms en tête »
Et pour Ronaldinho ?
« C'est de la compétence du futur entraîneur. Il faut savoir aussi si l'on est capable de le conserver la saison prochaine. J'aimerais pouvoir le garder. Mais est-ce qu'il n'y a pas eu trop de choses dites, faites ? De toute façon, après l'entraîneur, son cas est une priorité »
Vous aviez quitté Lille pour consacrer plus de temps à votre famille. Cette nouvelle fonction va changer votre vie ?
« Bien sur, il y a le téléphone qui n'arrête pas de sonner. Mais ce matin j'avais dit que je laverais la voiture et je l'ai fait. Ce soir, je vais aller dîner avec ma femme pour fêter mon anniversaire. Pour l'instant, rien n'est changé »
Source : AFP.