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Leclub PSG : Bilan 02-03 / Nov. : Le début de la fin

Publié le 25 Juin 2003 à 23h50 par Star [Webmaster]
Leclub  PSG : Bilan 02-03 / Nov. :
Le début de la fin

Comme il y'a deux ans, c'est quand le Paris Saint-Germain est au mieux de sa forme que s'amorce par la suite la fameuse crise hivernale, devenue célèbre au PSG. Une passe de cinq matchs dans laquelle un seul point est pris et où on devine déjà que Paris ne sera pas champion même si l'entraîneur parisien, Luis Fernandez, cherchera à le cacher jusqu'à la presque-fin du championnat...

Pourtant, à Sedan, Paris sera leader pendant...23 minutes. Un nul suffit pour être en tête ; et donc, au coup d'envoi, Paris l'est virtuellement. Seulement Sedan va l'empêcher et va être le point de départ d'une crise alors qu'il y'a deux ans, elle était le point de fin. Paris passe complètement au travers, Ronnie subit un marquage strict et agaçant pour exprimer son jeu.

De leur côté, les Sangliers font un match exemplaire en défense, à la récupération et à la création. Seulement devant, la défense veille. Alors pour y échapper, c est sur trois coups de tonnerres que le match va se jouer. Noro, par deux fois, décoche deux frappes puissantes dès 20 mètres et sur lesquelles Letizi n esquisse pas le moindre geste, pas plus que sur la tentative réussie de Ludovic Asuar. A eux deux, Paris concède sa deuxième défaite de la saison en treize matchs. Déhu avait entretenu l espoir, un court moment, en égalisant d une tête suite à un coup-franc de Ronaldinho, enfin libre de marquage. Défaite 3-1 ( Fiche-Match )

Cette défaite ne remet pas en doute les ambitions parisiennes. En accueillant Sochaux, peu à l'aise hors de ses bases, l'occasion est belle de prendre la tête encore une fois : mais cette fois-ci, la victoire est impérative. Et le moins que l'on puisse dire, c est que Paris entreprend beaucoup, se crée beaucoup d'occasions mais la défense menée par Monsoreau et Saveljic ne se fissure pas ; de même que Richert, beaucoup mis à contribution, beaucoup plus que Letizi. Mais comme souvent cette saison, Paris échoue dans la finition alors que tout est mis en œuvre dans l'avant-but..

En seconde période, la pression est encore plus forte mais deux éléments ne sont pas dans le match et ils sont donc remplacés : André Luiz par Benachour et Aloisio par Ogbeche. Deux changements qui s avèrent payants car peu de temps après la rentrée du jeune Nigérian, une action de Benachour est dégagée sur la tête de Leroy, qui s ecrase sur la barre : Ogbeche se retourne et parvient à envoyer une lourde frappe sous la barre : Paris redevient leader et Ogbeche marque son premier but de la saison, le cinquième avec le PSG. Alors qu'ils mènent et que la situation est bien en main, Paris recule et commet beaucoup de fautes : Nyarko et Leroy sont d'ailleurs avertis. Un coup-franc de Pedretti finit sur la tête de Mathieu et c est l égalisation. S en suit, une course poursuite où Cardetti d un côté et Pedretti de l autre, auraient pu ramener trois points pour leur équipe. La blessure d Ogbeche oblige les parisiens à finir à dix et à subir les assaut. Paris concède deux nouveaux points sur sa pelouse. ( Fiche Match )

Paris se rend cette fois-ci à Lens. Lens est invaincu sur sa pelouse mais pas souverain non plus. La tendance va se confirmer pour cette rencontre. On l apprendra plus tard mais Ronaldinho ne faisait pas parti des plans de Fernandez, pour avoir enfreint une loi du groupe. Cependant, devant la pression de Perpère, il est aligné et sa première occasion à la première minute aurait pu mettre Paris sur les bons rails. Au lieu de ça, Paris va subir les offensives des Sangs et Or , eux, qui ne sont pas autant à la fête en championnat par rapport à la saison précédente et qui n ont pas encore fait de match modèle. Ils vont le réussir, du moins offensivement, face à Paris. Lens ouvre les hostilités par une frappe lointaine de Sibierski, hors de portée de Letizi. Le but réveille les Parisiens pendant 25 minutes ; avant la mi-temps, c est Gabriel Heinze qui marque son premier but en championnat d'une tête piquée après un corner de Ronaldinho et après la pause, c'est André Luiz, sifflé contre Sochaux, qui ouvre son compteur but –d'une tête également- et donne l'avantage.

Paris a fait le plus dur mais va tomber dans des travers inhabituels : sur deux fois, la défense centrale va complètement oublier ou passer au travers des actions Lensoises. De plus, les deux hommes en forme de la rencontre, à savoir André Luiz et Déhu sont remplacés par des hommes qui ne vont pas rentrer dans le match : Fiorèse et Potillon. Deux mauvais choix tactiques qui se font sentir dès la minute suivant chacun des remplacements : Moreira, d'abord, seul aux six mètres et qui n'a pas de problème pour égaliser. Puis, Utaka qui s offre un petit slalom dans la défense pour ensuite frapper hors de portée des mains de Letizi. Assommés mais pas abattus, Paris ne veut pas en rester là : Cardetti se démène mais le mal est fait et avec cette nouvelle défaite 3-2, Paris décroche ( Fiche-Match)

Paris a l'occasion de se racheter en jouant Nantes chez lui mais à la différence des Parisiens, Nantes reste sur une série positive de trois victoires consécutives. Dans la semaine, Pochettino, Benachour et Ronaldinho ont joué en sélection mais les deux premiers sont quand même alignés sur la pelouse. Hugo Leal remplace Nyarko, suspendu. Dans un match terne et très peu technique, la décision ou alors la faute va se produire à la demi-heure de jeu sur un pied trop haut de Heinze. Le coup-franc est bien placé et c'est Armand qui s'en charge : il est bien aidé dans sa tache par le mur parisien, qui saute et laisse passer la balle. Le coup-franc d'André Luiz était la seule occasion de ce match jusque-là. La deuxième occasion se produira juste avant la mi-temps :l'action de Benachour est stoppée illégitimement par la défense nantaise : le penalty est sifflé. En l absence de Ronaldinho et de Aloisio, la tâche revient à Cardetti : mais le tir au but de l'argentin est très bien stoppé par Landreau et à la pause, Paris se retrouve mené. En dix minutes, Fernandez va changer Benachour par Laurent Leroy, Potillon par El-Karkouri et Cardetti par Ronaldinho. Nantes fait beaucoup de fautes et voit Ateba expulsé pour deux fautes virulentes. On croit Paris ayant les possibilités de revenir. La plus belle occasion est pour El-Karkouri dont sa tête est sauvée sur ligne par Armand. Par la suite, le jeu restera trop brouillon : la preuve en est de cette expulsion de Hugo Leal averti pour la seconde fois, suite à un anti-jeu : la septième de la saison pour Paris. A la fin du match, Pujol aurait pu corser l'addition mais on en restera à une défaite, sur le plus petit des scores : une de plus, une qui plonge Paris de pleins pieds dans une nouvelle crise. ( Fiche-Match)

Et le match suivant est le paroxysme de la crise. L'équipe est amoindrie dans tous les secteurs et le déplacement à Monaco va se transformer en véritable calvaire. La défense est inédite avec les absences de Pochettino, Heinze et Cristobal, c est donc une défense composée de Potillon, Déhu, El-Karkouri et Llacer. Au milieu de terrain, André Luiz, Nyarko et Jérôme Leroy ne sont pas au mieux de leur forme alors que Laurent Leroy est titularisé pour la première fois.

Pourtant, l'ouverture de score est parisienne et est l'œuvre de Ronaldinho, sur une action personnelle. Mais, Laurent Leroy va se blesser et va être remplacé par un autre convalescent : Paulo César. Le jeu est tellement médiocre qu'il va profiter aux Monégasques, qui n'étaient pas à la fête. Mais, dans une défense très perméable, le jeu de Nonda se sied à merveille et le doublé personnel n'est que juste chose, de même que le but de Marquez en fin de rencontre. Pas plus que l'expulsion de Llacer sur un geste dangereux. Une défaite 3-1 qui met fin à tout espoir et qui met Fernandez dans le rouge, suite à l'enchaînement de contre-performances. ( Fiche-Match)

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