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Leclub PSG : Bilan 02-03 / Octobre : Paris au summum

Publié le 24 Juin 2003 à 16h52 par Paris is my life
Leclub  PSG : Bilan 02-03 / Octobre :
Paris au summum

Deux mois de déception, c'est beaucoup. Luis Fernandez annonce que "Paris va enfin passer la vitesse supérieure". C'est ce que beaucoup attendent car cette équipe joue bien au-dessous de ses capacités et ça se ressent. Alors que son parcours en Coupe d Europe passera par une confrontation avec le Nacional Bucarest, les supporters regardent vers la fin du mois et la perspective tant attendue du PSG - OM.

Mais avant tout ça, une nouvelle équipe surprenante se rend au Parc avec des ambitions de victoires, Guingamp. Les Bretons réalisent neuf journées bien au-dessus de ses espérances. Du côté de Paris, ça se fera sans Ronaldinho: c est donc l heure de Benachour, un temps pressenti pour un pret au début de saison. Et le numéro 10 tunisien ne va pas décevoir. Tout comme le numéro 10 d un soir, Paulo César. Dans une position inhabituelle, "PC" fait son meilleur match de la saison: l enchaînement coup du sombrero-frappe dès 25 mètres allume la mèche. La défense bretonne est totalement absente et laisse des espaces ou même fait des passes pour José Aloisio, qui inscrit son premier doublé sous les couleurs Parisiennes. Cardetti ne se laisse pas faire et veut rattraper Aloisio au classement des buteurs: il profite d une belle ouverture de Benachour pour inscrire son cinquième but de la saison. Quarante-cinq minutes de toute beauté, de totale réussite. Guingamp souffre du réveil (enfin!) des parisiens alors que tout réussit aux bleus et rouges. Le héros du match ne laisse pas son compatriote Aloisio lui voler la vedette et va lui aussi réussir son doublé personnel. Paris finit le match par maîtriser sans être inquiété. 5-0, c'était la soirée de la démonstration offensive. Ca ne sera pas toujours comme ça...

Le match suivant sera en effet le match d un homme, Lionel Letizi. L'ex-Messin réalise un match modèle mais son festival commence après le premier quart d heure. Car dans ces quinze minutes, Paris va faire parler son réalisme face à des troyens, qui sont avant-derniers. Au stade de l Aube, il ne fallait pas rater les premières minutes. Fiorèse délaisse son côté droit pour le gauche: sa longue course n est pas interrompue et il arrive facilement dans la surface: alors qu il aurait pu peut être conclure, il préfère assurer en la donnant à Cardetti pour son sixième but de la saison. Quelques minutes plus tard, Ronaldinho s offre le même mouvement: il y va de sa propre action personnelle qu'il conclut lui-même par une balle piquée sur Heurtebis. Paris, sur sa lancée de Guingamp, laisse venir logiquement les Troyens. La réaction ne se fait pas attendre puisque Saïfi expédie une frappe sous la lucarne. Trois buts en dix-huit minutes, le spectacle est plaisant. Et la réaction troyenne laisse envisager le déroulement du match d Ajaccio. Mais, pendant soixante-dix-huit minutes, le quatuor défensif (Potillon, Heinze, Pochettino, Cristobal) va repousser sans cesse. Et si l obstacle est passé, les Goussé et autres Saïfi vont buter sur Letizi, qui sort l habit des grands jours. La tache est d autant plus difficile pour Paris puisque Leroy ne se retient pas sur Hamed et il reçoit donc un rouge ainsi qu une blessure de Paulo Cesar alors que les trois changements ont été réalisés. Hamed aura l occasion de se venger sur l ultime occasion à la dernière minute d une frappe lointaine; mais Letizi, pourtant masqué par son mur, arrive à sauver la balle et les trois points. Paris enchaîne pour la première fois deux victoires.

La préparation est donc idéale pour le match tant attendu et tant préparé. L occasion est belle de continuer face aux marseillais d Alain Perrin. Les deux équipes ont le même nombre de points (20) et la même envie. Fernandez modifie l équipe en raison de la suspension de Leroy et de la blessure de PC ainsi que celle d André Luiz. El-Karkouri est injecté dans une défense à cinq alors que Ronnie a à ses côtés Fiorèse et Ogbeche , dont c est la première titularisation, ainsi que Cardetti en pointe. Le spectacle est assuré pendant l avant-match grâce à des tifos avec en toile de fond la guerre, la guerre qui oppose les deux équipes. Et sur son territoire, c est le général Ronaldinho qui mène ses troupes sur le chemin de la victoire. L ennemi ne passe que rarement en territoire ennemi, bien surveillé par sa garde personnelle. A la fin du premier quart d'heure, Ronnie trompe tout le monde avec une passe aveugle pour Ogbeche, tout de suite fauché. Le champion du monde se charge de la sentance et le coup-franc passe dans une forêt de jambes pour finir dans les filets de Runje. En cette fin de journée, Nyarko à la récupération et Fiorèse sur son côté droit ne ratent aucun de leur mouvement. Et Ogbeche fait une rentrée remarquée: sa fraîcheur et son dynamisme provoquent une nouvelle faute sur lui dans la surface même si ce penalty est, encore une fois, assez contestable. Pour Ronnie, pas de questions à se poser et on atteint 2-0 à la mi-temps. A la reprise, Paris maîtrise son sujet, proche de la reddition . Ronaldinho assure offensivement et assure le spectacle en même temps. Le bloc olympien finit par se fissurer une troisième fois, sur un tacle du soldat Heinze qui se transforme en passe décisive pour Cardetti, qui marque de la tête (pour la troisième fois déjà malgré son gabarit). Paris n avait plus connu un tel succès depuis vingt-quatre ans et le coup de sifflet final est salvateur pour les onze combattants déchus alors qu un triomphe est réservé pour les héros d un jour.

Le fait que le match soit avancé offre une première place provisoire: un classement auquel tient Fernandez qui ne renie pas ses ambitions pour le titre et récompense les efforts du groupe. Une dernière victoire en UEFA laisse présager de jours heureux.

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