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Quel enseignement principal faut-il retenir de votre victoire à Nantes (1-0) ?
Talal El Karkouri. Paris a joué sur ses vertus traditionnelles. La solidarité, la combativité et l'engagement physique. Avant toute chose, il ne fallait pas perdre. On sortait d'une défaite à domicile, il a fallu se remettre en cause. L'essentiel pour nous, c'est le collectif. La notion de groupe. Quand on joue ainsi, quand on est bien physiquement, il est difficile de nous arrêter.
C'est en fait tout ce qui vous a manqué lors de la défaite au Parc contre Lens au match précédent (1-0) ?
Ce soir-là, on a réalisé un très mauvais match. On venait d'enchaîner une bonne série de six matchs sans défaite (cinq victoires et un nul). On savait qu'après ces bons résultats on allait se prendre une claque. Pour nous, c'était sur et certain. C'est venu contre Lens. Chaque fois qu'on jouera trop loin de l'adversaire, on aura un problème.
D'où les critiques de Vahid Halilhodzic durant la semaine ?
Nous n'avons pas réagi par rapport au discours du coach. Les joueurs ont d'abord parlé entre eux. Dans cette réunion, on a évoqué la remise en question. On se devait ensuite de prouver sur le terrain qu'on était forts.
Nantes en a fait les frais...
On a souffert, et au final on marque un but un peu chanceux. Mais nous avons affiché une grande concentration contre une équipe très forte techniquement. Cette fois, tous les joueurs ont bien maîtrisé leur match. Et là, on a montré de belles choses.
On a surtout remarqué l'engagement du PSG plutôt que la qualité de son jeu...
Il y a eu avant tout une réaction d'orgueil. L'essentiel, c'était de prendre les trois points. Une mission d'autant plus difficile qu'on jouait à l'extérieur. Oui, c'est vrai, question engagement physique, on était bien, même si on a un peu reculé en deuxième mi-temps. Mais notre style reposait avant tout sur le contre.
Dans ce contexte, avez-vous livré votre meilleur match cette saison avec le PSG ?
J'ai surtout joué dans l'axe, ce qui représente mon vrai poste. Cette saison, il m'est arrivé de jouer arrière droit. Ou à gauche comme à Ajaccio. Il n'y avait personne pour le faire. Je ne pouvais pas refuser une demande du coach. On est tous là avant tout pour servir l'équipe.
Propos recueillis par Didier Romain (Le parisien)