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Revue PSG : Mendy: « On peut encore espérer »

Publié le 31 Janvier 2005 à 00h10 par Zale
Revue  PSG : Mendy: « On peut encore espérer »

BERNARD MENDY, de retour ce soir, estime le PSG toujours capable de finir troisième.
Suspendu contre Istres (2-2), mercredi dernier, à la suite de son expulsion à Saint-Étienne (0-0), il y a huit jours, Bernard Mendy retrouvera ce soir, à Monaco, une place de titulaire. À vingt-trois ans, il est l’un des plus anciens joueurs du PSG, où il est arrivé durant l’été 2000. Un PSG qu’il voit encore postuler, malgré quatre nuls d’affilée en janvier, le haut de tableau.

Comment avez-vous vécu le match nul contre Istres ?

– Istres était à notre portée. On s’en est aperçu au bout de cinq minutes. Alors, se faire remonter à 2-2 alors qu’on mène 2-0, c’est difficile. On aurait pu mieux terminer nos actions, être plus costauds, plus sereins défensivement. À partir du moment où on a pris le premier but sur penalty, sur une main évidente ou pas évidente, je ne sais pas, on a commencé à paniquer, à balancer. À mal jouer. Istres a pris confiance. On aurait même pu finir avec Lionel (Letizi) expulsé et un penalty en plus. À partir du moment où on prend un but, on a un peu de mal à être concentré, on reste fragile de ce côté-là. C’est dommage de ne pas avoir pris les trois points, d’être toujours à la dixième place. On avance à reculons…

– Pourquoi le PSG n’a-t-il jamais été performant sur la durée cette saison ?

– Il y a eu beaucoup de blessés, de suspendus, de malades. Ce n’est pas évident pour le coach d’aligner toujours la même équipe. Et puis, il y a eu beaucoup d’erreurs d’arbitrage qui ont fait qu’on a fini beaucoup de matches à dix. Moi, par exemple, à Saint-Étienne, je ne méritais pas l’expulsion.

– Au-delà de ça, le jeu a rarement atteint des sommets…

– Depuis que le coach a failli être viré, à Sochaux (avant cette victoire parisienne 2-1, l’entraîneur parisien était sur la sellette), il y a eu une prise de conscience : il fallait plus jouer. On produit plus de jeu, mais on n’arrive pas à gagner le match qui nous ferait du bien. Istres, ça doit être un match que tu gagnes facilement.

« Ma seule erreur est d’avoir joué blessé »

– Quelles peuvent être encore les ambitions du PSG ?

– Il y a encore moyen de jouer quelque chose. Pour le titre et la deuxième place, ça va être très dur, c’est clair. On peut encore espérer finir entre la troisième et la cinquième place. Mais, bon, il nous faut une série. Faire des nuls, c’est bien, on ne perd pas. Mais, contre des promus, il aurait fallu prendre les points qui nous auraient rapprochés des cinq premiers. Ce gros match à Monaco va peut-être nous relancer. Vous savez, on n’a pas trop le temps de pleurer parce que les matches s’enchaînent.

– Mercredi soir, Pauleta a déclaré trouver l’équipe assez quelconque. Qu’en pensez-vous ?

– On a eu une discussion avec lui au lendemain du match. Il nous a dit qu’avec notre potentiel, c’était dommage d’être à la place qu’on occupe. Il nous a dit qu’on méritait mieux, mais que cette dixième place, pour le moment, on ne pouvait pas viser plus haut.

– Arrière droit, arrière gauche, milieu droit, milieu récupérateur… Cette saison, votre polyvalence a été sollicitée.

– C’est vrai que je suis un peu l’électron libre de l’équipe. Mais j’ai toujours dit que mon poste, c’était latéral droit. J’aimerais bien rejouer à ce poste pour pouvoir revenir en équipe de France, car c’est un de mes challenges en 2005. La Coupe du monde arrive bientôt. Pour être plus performant, je dois jouer à mon poste. Maintenant, quand il y a un blessé, le coach n’aime pas forcément faire rentrer un remplaçant qui n’a pas beaucoup de temps de jeu. Un joueur comme moi lui offre plusieurs solutions.

– Qu’a changé ce statut d’international pour vous ?

– Ce qui a changé, c’est que tu n’as plus trop le droit de te « déchirer » parce que tu es vite remis en place, vite catalogué. Je dois être à 100 % concentré pour confirmer ce statut. Je ne peux plus reculer. Peut-être qu’en début de saison, je me suis mis un peu trop de pression par rapport à ça, mais c’est normal. Quand tu es international, tu te dois d’être performant. C’est quelque chose que j’ai toujours voulu. Je reviens bien depuis ma blessure (une fissure au péroné de la jambe gauche apparue en juillet). Désormais, il faut que je retourne chez les Bleus et que j’y reste.

– Pourquoi avez-vous choisi de prolonger au PSG (jusqu’en 2008) alors que vous pouviez être libre en juin prochain ?

– Pour confirmer mes bonnes prestations de la saison dernière et pour que le sélectionneur garde un œil sur moi. Et puis, il y a aussi le fait que le PSG a toujours été mon club. En cinq ans ici, j’ai vu pas mal de changements d’entraîneurs et autres. Ça m’a fait murir, comme de partir en Angleterre (à Bolton, en 2002-2003). De ce côté-là, je suis à bloc. La seule erreur que j’ai commise cette année, c’est d’avoir jouer blessé en début de saison.

– Quelle est l’ambiance au sein du groupe avant ce match à Monaco ?

– Elle est bonne. Ce matin (hier), on a fait un entraînement pas mal. On a bien rigolé. De toute façon, on n’a pas plus de pression que d’habitude. Elle reste la même : gagner. J’espère qu’on pourra au moins ramener un nul. Monaco est quand même troisième et, chez lui, il est redoutable.

– Votre pronostic ?

– (Il sourit.) 1-0 pour Paris. But de Mendy… »

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