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PSG : Paris, un couac sans lendemain ?

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PSG : Paris, un couac sans lendemain ?

Publié le 19 Février 2013 à 15h28 par Ted75
Défait logiquement à Sochaux dimanche (3-2), le PSG est retombé dans ses travers de l'automne. Entre manque d'implication, multiples erreurs défensives et jeu trop brouillon : Paris a vécu une bien sale soirée dans le Doubs. La réaction des joueurs sera d'autant plus attendue...
Un problème de "motivation"
"Il aurait fallu jouer avec le même état d'esprit que face à Valence" "Peut-être que, inconsciemment, nous nous sommes relâchés". Ces phrases prononcées par Salvatore Sirigu et Javier Pastore trahissent une certaine déconcentration dans laquelle s'est plongé le club après la belle victoire à Valence. Loués pour la qualité de leur jeu et leur performance brillante en Espagne, les Parisiens ont ainsi retrouvé leurs démons automnaux. Après une bonne série en septembre-octobre (9 victoires en 11 matches), ils avaient vécu un mois de novembre noir (trois défaites en championnat et une élimination en Coupe de la Ligue). Des rencontres qui avaient souligné le manque de cohérence collective de cette équipe dont la solidarité ne sautait pas aux yeux. Mais on est encore loin de ces constats aujourd'hui...

Les véritables maux de l'équipe
divers/sakhosochaux_0219034634.jpg" align="right"> Dès l'entame de ce match à Sochaux, Paris a montré un visage assez désordonné et parfois même trop aventureux. Voulant se jeter dans la "gueule du loup", les Franciliens en ont oublié les fondamentaux dans le replacement défensif. Les joueurs de devant sont évidemment pointés du doigt pour ne pas avoir su ou pu accompagner leurs partenaires dans les tâches plus ingrates. C'est tout l'équilibre qui en a été fragilisé, à l'image de la performance de la charnière Sakho-Alex qui a rappelé les heures sombres du club... Durant la belle période récente traversée par l'équipe (12 victoires en 13 matches toutes compétitions confondues), c'est bel et bien l'état d'esprit, plus que le changement de système ou de joueurs, qui avait été loué. Tout cela a disparu en l'espace de 90 minutes...

La thèse de l'accident
Alors que l'on attendait un Carlo Ancelotti remonté, l'entraîneur parisien est apparu plutôt calme et loin d'être inquiet dans le Doubs : "On savait que la défaite pouvait arriver, et elle est arrivée. Après la Champions League, durant laquelle on dépense beaucoup d'énergie, c'est quelque chose de normal. Cette défaite ne m'inquiète pas. Nous n'avons pas fait les choses comme d'habitude". Comme si le technicien italien s'attendait au couac. La thèse de l'accident est donc privilégiée, comme si cette piqure de rappel était nécessaire avant d'aborder des échéances aussi importantes (double confrontation face à l'OM, retour face à Valence et éventuel quart de finale de Ligue des Champions)

L'incorporation de Beckham salvatrice ?
divers/Becks65_0131085548_0219033851.jpg" align="left"> "J'ai eu David Beckham six mois à Milan et j'ai été surpris, car j'ai trouvé un joueur fantastique avec un grand professionnalisme. Il va apporter son expérience, son sérieux à l'entraînement. Il peut jouer milieu de terrain défensif avec sa très belle qualité de passe. Il sera un titulaire, car je pense qu'il n'a pas de problème pour jouer à 37 ans. Pour l'OM, il est disponible. Cette semaine, il va s'entraîner pour améliorer sa condition physique". Carlo Ancelotti n'a pas été économe en compliments au moment d'intégrer David Beckham dans l'effectif. Réputé grand professionnel, l'ancien international anglais s'apprête à entrer pour de bon dans la vie du club après avoir fait parler surtout en dehors. Prêt pour figurer dans le groupe, il ne devrait sans doute pas débuter face à Marseille en championnat, mais peut-être en Coupe trois jours plus tard.

Milieu défensif ou à droite dans le 4-4-2, Ancelotti se servira sans doute de sa patte droite chirurgicale pour aider l'équipe à trouver des ouvertures et se procurer plus d'occasions. Notamment sur les coups de pieds arrêtés, Paris comptabilisant seulement 8 buts dans ce domaine sur les 47 inscrits au total en championnat. Les coups francs lointains seront peut-être aussi mieux négociés, les missiles d'Ibrahimovic (2 coups francs cette saison) ou Alex (1 seul depuis son arrivée) n'étant pas assez fiables pour s'appuyer dessus. Quoiqu'il en soit, si le coup marketing est logiquement avancé pour expliquer sa venue, son expérience du haut niveau devrait servir à remonter et remotiver les troupes avant des matches de cette importance. Aidée sans doute par les retours possibles de Lucas et/ou Ménez...

Marseille prépare déjà le choc
divers/om_0219034045.jpg" align="right"> "J-8”. Lors du OM-VA de samedi dernier, voilà ce qu'on pouvait lire sur les brassards des joueurs (voir photo à droite). Si l'explication de cette inscription n'avait pas de rapport direct avec le prochain PSG-OM (l'OM change tout simplement de sponsor ce jour-là), on peut s'imaginer que ce brassard n'aurait pas vu le jour sans un évènement de cette importance. Auteurs d'un match médiocre face aux Nordistes, les Olympiens s'en sont malgré tout sortis grâce à un but tardif de Rod Fanni (1-0). De quoi, moralement, faire le plein de confiance. Car sur le terrain, Marseille piétine malgré sa 3ème place qui doit surtout à la faiblesse de l'adversité (2 victoires lors des 6 derniers matches de championnat)... Qu'importe après tout. Etre favori avant un PSG-OM n'est pas forcément gage de victoire. Loin de là. "Vivons heureux, vivons cachés" : cette expression sied tellement à cet OM qui viendra avec les crocs au Parc des Princes. Histoire de combler un peu plus l'écart qui le sépare de "l'ogre parisien". Le club de la capitale est prévenu. Vivement dimanche !
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