club

Blaise Matuidi, de l'ombre à la lumière

club

Blaise Matuidi, de l'ombre à la lumière

Publié le 09 Septembre 2015 à 16h58 par Ted75
Arrivé sur la pointe des pieds en 2011, Blaise Matuidi est aujourd'hui devenu l'un des cadres du PSG et de l'équipe de France. Une formidable ascension qu'il ne doit qu'à une seule chose : le travail. En constante progression, le milieu parisien est un vrai modèle. Et demeure indispensable.
Le 25 juillet 2011, Blaise Matuidi signait au PSG pour un montant de 7,5 millions d'Euros. Arrivé de Saint-Etienne, le milieu français, fraîchement appelé en sélection, voulait à l'époque passer un cap et se rapprocher de sa famille, lui qui a grandi en Région Parisienne. Mais il n'aurait sans doute jamais imaginé grandir en même temps que ce Paris version Qatarie. Car il a du cravacher pour gagner sa place. Titulaire sous l'ère Kombouaré, il a fini par convaincre Ancelotti, arrivé en janvier 2012 et qui semblait sceptique au départ. Il s'est ainsi fondu dans ce collectif de stars au milieu des Ibrahimovic, Thiago Motta, Thiago Thiago Silva Silva et compagnie. Au point d'être un des plus réguliers depuis trois saisons...

Une progression constante


Jean-Marc Furlan, l'entraîneur de Troyes qui l'a lancé en Ligue 1 en 2005, résume un peu sa personnalité : "Matuidi fait partie des gars qui cherchent toujours la progression". Ne s'endormant jamais sur ses lauriers, le milieu parisien a su convaincre ses différents coaches grâce à sa régularité dans ses performances, quand d'autres se reposent trop sur leur talent. Il est indispensable à l'équilibre d'un collectif, bien qu'il ne soit pas le plus doué techniquement. Mais Furlan évoque tout autre chose pour expliquer son profil : "Son cerveau va plus vite que les autres pour lire le jeu, celui de ses adversaires comme celui de ses partenaires. (...) Sincèrement, la technique était très efficace. Il allait très vite sur les appuis au sol. C'est sur que ce n'est pas celle de Zidane mais c'était une technique d'efficacité totale. Son premier potentiel, c'était surtout une capacité de récupération phénoménale".

La récupération, un domaine dans lequel on l'a souvent enfermé. Un milieu défensif comme on en forme des tonnes en France. Seulement, le numéro 14 du PSG a su évoluer dans son registre. Et a peu à peu diversifié sa palette pour venir se muer en véritable relayeur à partir de l'été 2013 afin de former un trio efficace avec Motta et Marco Verratti Verratti. Résultat : il ne se concentre plus seulement sur la récupération du ballon. Il s'est tourné vers ce fameux rôle de «box-to-box» pour venir accompagner ses attaquants et proposer des solutions dans la profondeur dans une équipe qui manque de joueurs de rupture. L'intéressé l'explique lui-même : "Je suis à 60 ballons par match alors qu'un Motta ou un Marco Verratti Verratti dépassent les 100. Après, comme je suis positionné plus haut, je touche aussi des ballons dans des zones plus dangereuses (...) Ma position moyenne se situe entre la surface adverse et la ligne médiane, alors qu'avant, j'étais vraiment plus proche de la médiane. C'est aussi du à l'équipe, qui joue plus haut".

Des stats dignes des milieux les plus performants


Désormais, Matuidi n'est pas uniquement efficace dans l'équilibre de l'équipe, mais il inscrit aussi des buts et distribue des passes décisives. Ci-dessous, ses statistiques depuis 2011. On remarque ainsi sa montée en puissance entre 2012 et 2013 avec quasiment le double de matches disputés d'une saison à l'autre (de 35 à 63). Il a conservé ce rythme depuis et a enrichi ses chiffres personnels. Avec une saison 2013-2014 assez efficace suivie d'une année post-Coupe du monde plus difficile. Il est également en progression au niveau de la discipline, avec moins de cartons jaune récoltés au fil des saisons.

2011-2012 : 35 matches (29 en Ligue 1, 2 en Coupes, 3 en Ligue Europa, 1 en équipe de France) : 1 but, 1 passe décisive – 7 cartons jaune.
2012-2013 : 62 matches (37 en Ligue 1, 6 en Coupes, 9 en LDC, 10 en EDF) : 8 buts, 1 passe décisive, 8 cartons jaune, 1 carton rouge.
2013-2014 : 65 matches (36 en Ligue 1, 6 en Coupes, 9 en LDC, 14 en EDF) : 11 buts, 6 passes décisives, 8 cartons jaune.
2014-2015 : 60 matches (34 en Ligue 1, 9 en Coupes, 10 en LDC, 7 en EDF) : 5 buts, 4 passes décisives, 5 cartons jaune.
2015-2016 : 6 matches (4 en Ligue 1, 2 en EDF) : 4 buts, 2 passes décisive, 1 carton jaune.

Décryptage de son début de saison


Homme en forme du PSG et de l'équipe de France, Blaise Matuidi vit sur un nuage depuis le début du mois d'aout. Analysons ses performances en Ligue 1. Ci-dessous, les graphiques Opta nous représentent la couverture de terrain du milieu parisien lors des quatre premières rencontres de championnat. A Montpellier, avec la sortie précoce de Pastore et l'entrée de Rabiot, le natif de Toulouse a avalé les kilomètres pour couvrir un terrain plus grand que d'habitude, notamment dans la zone droite du terrain.




On s'aperçoit de son importance dans ce couloir gauche pour soutenir et accompagner Maxwell. C'est l'un des points forts du PSG ces dernières saisons. Matuidi a également progressé au niveau de ses passes. En moyenne, il en a tenté 57 par match, avec un taux de réussite plutôt honorable (91%). Plus présent dans le camp adverse, il est également adroit dans ce domaine avec 24 passes tentées en moyenne par match, pour un taux de réussite moyen de 87,5%. Preuve de ses progrès dans son jeu vers l'avant. Seul point noir : son jeu long. S'il tente pas mal de passes courtes (c'est-à-dire à moins de 30 mètres), à destination de Marco Verratti Verratti, Motta, ou encore Maxwell (56 en moyenne par match), il ne prend aucun risque pour allonger et n'a tenté qu'une passe longue à Lille et face au GFC Ajaccio, et seulement deux à Monaco.

Autre point à noter, son nombre de ballons touchés (72 en moyenne en ce début de saison). Assez faible, comme il le déclarait plus haut, par rapport à Motta et Marco Verratti Verratti. Pas si étonnant quand on sait que Matuidi n'est pas un joueur performant dans la construction, mais plutôt dans les solutions qu'il va proposer justement pour le porteur du ballon. Et, désormais, il finit les actions avec donc 6 buts inscrits avec le PSG et l'équipe de France. Disputant toutes les rencontres avec son club et sa sélection (hormis la seconde période de France-Serbie lundi dernier), l'international français est bel et bien sur un nuage actuellement. A lui d'y rester jusqu'à l'Euro en juin prochain...

Compilation de ses plus beaux buts









caractères restants
Avatar de K4RiM K4RiM 4062 - 09 Septembre à 18h02
Superbe article Ted75, je me suis régalé à le lire et à regarder les vidéos de ses buts! Je serais pas étonné de retrouver le dernier (avec l'EdF) dans les prétendants au prix Puskas
Avatar de Thx971 Thx971 878 - 09 Septembre à 18h15
Oui article très complet comme Blaise
Avatar de blounodinho blounodinho 1231 - 09 Septembre à 19h25
Oui bel article. C'est pas toi Ted qui critiquait tout le Matuidi l'année dernière ? . Par contre il me semble qu'on l'a acheté environ 13 et non pas 7,5M
Ted75 88 - 09 Septembre à 19h46
Oui c'est moi Avatar de blounodinho blounodinho, après je pense qu'il était critiquable à l'époque, reste que je n'aime pas trop son profil technique. Mais je me dois de rester neutre pour le site, d'où cet article en conformité avec ce qu'il démontre en ce moment.
Avatar de NewPSG NewPSG 530 - 09 Septembre à 21h54
Super article Ted, merci...
Avatar de Makkko Makkko 21829 - 09 Septembre à 22h56
Mdr en bon connaisseur le petit Ted75 nous sort encore quelque petites critiques bougre de vilain!! mais franchement tu abats un super travail! je dirais que tu sauves un peu le site... c'est un vrai travail de décryptage. Par contre ne repars pas sur l'aspect technique de blaise qui aujourd'hui prouve qu'il ne faut pas spécialement danser pour jouer au foot, mais la justesse c'est ça le plus technique!
Ted75 88 - 09 Septembre à 23h13
Merci Makko, j'attendais ton commentaire forcément
Avatar de PALALOUCH PALALOUCH 1646 - 10 Septembre à 12h56
merci ted75