La tradition des gags administratifs parisiens, qui eut son heure de gloire avec l'oubli de la suspension de... Laurent Fournier, jadis, en Coupe d'Europe, vient de connaître un nouvel épisode avec la non-qualification de Cristian Rodriguez.
Le jeune international uruguayen attendait sa première titularisation au Parc des Princes comme une délivrance. Peine perdue, la malédiction bien connue des bourdes administratives de la capitale l'a cloué une nouvelle fois dans les tribunes.
En effet, le site officiel du club, psg.fr, a annoncé en fin d'après-midi que, pour des raisons administratives - censées être rapidement réglées -, Rodriguez n'était plus qualifié et ne pouvait donc être aligné contre Sochaux. Bis repetita...
Paulo César étant de retour de prêt, le club compte avec Boskovic (prêt à Troyes), Ibisevic (prêt à Dijon), Carlos Bueno et Cristian Rodriguez, un élément extra-communautaire de trop, car, apprend-on avec stupeur, "les joueurs prêtés faisant malgré tout toujours partie des effectifs des clubs prêteurs".
"Le Parisien" nous révèle que l'affaire est pour le moins complexe et débouche sur une énième boulette des dirigeants du PSG. En fait, un club a droit d'avoir quatre extra-communautaires sous contrat et d'en prêter un cinquième. Mais, à partir du deuxième prêt, le joueur cédé ainsi est compté dans les quatre.
Jean-Michel Moutier croyait résoudre le problème en transférant gratuitement Ibisevic à Dijon. Hélas, pour une sombre histoire d'exemplaire de contrat et de courrier en attente, cette cession n'a pu être validée à temps : le Bosniaque était donc toujours considéré comme Parisien.
Le pauvre Cristian ayant été le dernier à signer, il a été victime de cette règle que le PSG semble avoir découvert mercredi soir.
Toutefois, cette affligeante histoire comporte une note d'espoir : le bosniaque Vedad Ibisevic devant s'engager bientôt officiellement avec Dijon (ce jeudi ?), une place serait libre incessamment pour le Sud-Américain.