Au stade Félix-Bollaert de Lens, où 15 000 spectateurs ont bravé le froid, le PSG a assuré l'essentiel, à savoir la qualification pour les seizièmes de finale de la Coupe de France. Le club de la capitale s'est montré sérieux, l'emportant quatre buts à zéro, face à des Vermellois au courage sans limite.
Tactique des équipes :
Vermelles : L'entraîneur nordiste, Jean-Pierre Houilliez, a choisi d'aligner un 5-3-2. Le gardien Hotte, héros du tour précédent, et l'attaquant Dautriche, le buteur de l'équipe, étaient bien présents.
PSG : Guy Lacombe a mis en place un 4-4-2, tactique conservée durant tout la rencontre. Si Alonzo était aligné dans les buts, règle de l'alternance oblige, la défense habituelle a été reconduite, exception faite de la présence de Pichot à droite, en lieu et place de Mendy. Au milieu, M'Bami et Dhorasoo étaient à la récupération, alors que Pancrate et Rothen étaient chargés d'animer les côtés. Devant, le capitaine Pauleta tenait sa place, avec pour compagnon d'attaque Cristian Rodriguez, qui a pu digérer sa non-titularisation de mercredi dernier, pour cause de problème administratif.
Paris ouvre le score, mais Vermelles ne lâche rien
Le PSG rentre bien dans le match, face à des amateurs peut-être un peu impressionnés. Toujours est-il qu'à la 8ème minute, Pauleta ouvre le score de la tête, sur un centre impeccable de Pancrate, côté droit (0-1).
Les Vermellois, paradoxalement décomplexés par ce but encaissé, réagissent par une frappe d'Hautefeuille, détournée en corner par Alonzo. Les Parisiens, eux, continuent d'attaquer, avec notamment une frappe de Pauleta, bien repoussée par un Hotte très inspiré. Mais les nordistes posent des problèmes, en témoigne ce carton jaune reçu par M'Bami après de multiples fautes. Globalement, le match est équilibré.
La fin de la première période est plus animée. A la 38ème minute, Dautriche est lancé en profondeur et échappe à la défense parisienne, qui avait joué le hors-jeu, mais le ballon est un poil trop long et Alonzo s'en empare. Une minute plus tard, Pauleta est tout près d'inscrire son deuxième but de l'après-midi, mais le portier vermellois, bien placé, sauve les siens.
Mais LA grosse occasion de cette mi-temps est pour Vermelles. 40ème minute : Dautriche, encore lui, est lancé côté droit. Il choisit la solution individuelle et frappe...sur le poteau.
Les nordistes poussent...mais cèdent sur la fin
Au retour des vestiaires, alors que Semak et Bueno ont remplacé Dhorasoo et Pauleta, les Parisiens ne tardent pas à se mettre à l'abri. 51ème minute : bonne montée d'Armand, qui conclut une action menée avec Semak et Rodriguez, passeur décisif (0-2).
Vermelles ne réagit pas et au contraire, ce sont les Parisiens qui sont les plus dangereux, avec une frappe de Rodriguez et surtout une superbe action collective menée par ce même Rodriguez. A la conclusion, Bueno...qui loupe le cadre alors qu'il était seul face au gardien.
Petit à petit, Paris s'éteint, et Vermelles se réveille et pousse. 66ème minute : coup franc superbement tiré sous la barre par Magré, mais sorti par Alonzo. Vermelles domine, gagne les duels, le public et les joueurs se mettent à rêver d'un but. Plusieurs corners sèment quelque peu la panique dans la surface parisienne. Mais finalement, après ce bon passage vermellois - qui dura cinq bonnes minutes -, Paris se remet en marche.
A la manœuvre, Rothen qui, après plusieurs essais infructueux, trouve la tête de Bueno, qui saute plus haut que tout le monde et inscrit son premier but en France (0-3, 78ème).
Vermelles n'en peut plus et craque une nouvelle fois. Rodriguez réalise un festival dans la défense nordiste et, après avoir éliminé plusieurs défenseurs, s'en va battre Hotte d'un petit ballon piqué (0-4, 83ème).
Après un dernier coup franc de Rodriguez, sur lequel Hotte n'a pas esquissé le moindre geste, l'arbitre siffle la fin du match. Les Vermellois peuvent être fiers d'eux. Les Parisiens, eux, ont rempli leur mission et se sont qualifiés...sans trembler mais avec une ou deux frayeurs, tout de même.
Les joueurs :
Certes, ce n'était « que » Vermelles en face - sans manquer de respect aux nordistes -, mais la plupart des joueurs parisiens ont rempli leur mission. La défense s'est montrée solide, et les latéraux sont bien montés. Au milieu, M'Bami a fait son boulot mais ses pertes de balle, trop fréquentes, et son trop-plein d'agressivité, en première mi-temps seulement, ont quelque peu gâché sa bonne prestation. Rothen a connu plus ou moins de réussite sur son côté gauche, Pancrate aussi. Pauleta a encore marqué mais a loupé deux grosses occasions. Semak et Bueno se sont montrés assez discrets, même si l'Uruguayen a inscrit son premier but sous les couleurs parisiennes.
Mention spéciale pour Rodriguez, qui a montré ce dont il était capable. Techniquement, c'est du solide, mais tout n'est pas parfait.
La déception vient de Dhorasoo qui s'est montré discret et incapable de mener le jeu parisien.
Une bonne préparation pour le match de Toulouse
Paris s'est montré solide sans être forcément très brillant. En tout cas, la qualification est là, et c'est bien l'essentiel. En effet, on peut imaginer qu'une élimination (voire une qualification à l'arrachée) aurait entamé le moral et la confiance des joueurs parisiens. Cette victoire permettra donc à Lacombe et à ses troupes de travailler dans la sérénité...jusqu'à jeudi en tout cas.
Jeudi, ou le jour des retrouvailles avec Toulouse, tombeur du PSG en Coupe de la Ligue (0-2) et dernier adversaire du Paris Saint-Germain version Fournier. Espérons que le PSG de Lacombe saura faire mieux. Rappelons que ce dernier connaît un peu la maison toulousaine pour y avoir passé quelques mois en 1998.
Cette rencontre de championnat, Lacombe ne l'a-t-il pas préparée ce samedi ? On peut être tenté de répondre par l'affirmative, tant la composition de l'équipe ressemblait étrangement à celle du match face à Sochaux...et certainement à celle du match face à Toulouse. Après deux rencontres, les contours du PSG de Lacombe se dessinent peut-être déjà...