Le roseau troyen ne voulait pas céder. Au terme d'un match dominé du début à la fin par le Paris Saint-Germain, Pancrate offre le but de la victoire à son équipe dans les arrêts de jeu et délivre tout un Parc des Princes, refroidit devant l'inefficacité offensive parisienne. Retour dans cet article sur les faits importants de cette rencontre ...
Tactique des 2 équipes :
PSG : Qui dit "Parc des Princes" dit "Formation à vocation offensive". Ce dicton n'a en effet pas dérogé à la règle. Surement désireux de se faire pardonner de l'erreur qu'il avait fait lors du déplacement à Toulouse, Guy Lacombe promettait à tout un stade un beau spectacle offensif en titularisant le jeune Rodriguez. L'entraîneur parisien a donc opté pour un 4-4-2 porté vers l'avant. Si dans les buts Lionel Letizi restait fidèle au poste, il en était de même pour ses quatre compères en défense. Mendy chargé de surveiller son couloir droit et Armand son couloir gauche, Rozehnal et Yépès dans l'axe parisien pour stopper les offensives troyennes, telle était composée l'arrière garde Rouge et Bleue. Le milieu de terrain, qui compte chaque jour de nouvelles victimes (Rothen blessé face à Toulouse), voyait titulariser Semak à gauche, Landrin à droite, Dhorasoo et Mbami dans l'axe. Rodriguez et Pauleta, quant à eux étaient chargés de remplir la lourde mission qui consiste à faire trembler les filets adversaires et à enflammer le Parc.
Troyes : L'entraîneur de Troyes, Jean-Marc Furlan, avait également opté pour un traditionnel 4-4-2. Le Crom gardait la maison du côté de l'ESTAC. Devant lui se trouvait alors Montero, Dujeux, Faye et Boucansaud. Au milieu de terrain, nous pouvions noter la présence de Amzine, Nivet, Tourenne et Matuidi. Aux avant postes, Grax et Ba répondaient à l'appel. A noter, sur le banc de touche troyen, Branko Boskovic faisait son grand retour à Paris et au Parc des Princes.
Première mi-temps : Paris domine son sujet
18h précises, Mr Kalt lance les débats entre Paris et Troyes devant un public du Parc des Princes tout acquis à la cause Rouge et Bleue. Bien décidés à faire oublier ou bien même à se faire pardonner de la déconvenue toulousaine, les hommes de Guy Lacombe se jettent d'entrée de jeu à l'assaut du but troyen. Symbole d'un Paris Saint-Germain conquérant et offensif, le jeune Rodriguez, alias Cebolla, se voyait déjà porter en lui, tous les espoirs et toute la confiance des supporters. A la suite d'une action personnelle, Cebolla donnait des sueurs froides à une équipe troyenne bien passive devant le talent insolent d'un jeune de 21ans. Malheureusement pour le PSG, sa frappe était trop enlevée.
Après avoir laissé passer l'orage parisien, Troyes se décide enfin, à la 10ème minute, à créer un peu de jeu et à donner une raison à leurs supporters d'être venus les voir. D'une belle frappe lointaine, Nivet oblige le portier parisien à effectuer une parade et à concéder le corner. Malgré cette occasion, Paris domine et maîtrise bien son sujet. Pauleta, en bon capitaine, montre la voix aux siens et se charge d'effectuer son travail usinier. 20ème minute de jeu, le Parc se lève mais la frappe de l'aigle des Açores se voit déloger de la lucarne par Le Crom. Six minutes plus tard, c'est au tour de Grax de se mettre en évidence. L'attaquant de l'ESTAC montre lui aussi qu'il a de belles armes offensives et d'un beau coup-franc fait trembler à la fois les filets de Letizi et le coeur des supporters parisiens.
Les actions ne sont pas nombreuses mais Paris montre à son adversaire d'un soir qu'il est bien chez lui. Avec un jeu fluide, rapide et efficace, Paris gère et attend patiemment la faille. Troyes tient bon et opposera une belle résistance jusqu'au temps additionnel de la première mi-temps. Alors que tous les joueurs avaient déjà la tête aux oranges et aux bouteilles d'eau au chaud dans les vestiaires, MBami décide de lancer Rodriguez. Le numéro 21 se charge alors du reste et passe en revue pas moins de trois défenseurs troyens, avant d'être fauché dans la surface par Boucansaud. Mr Kalt siffle alors un pénalty justifié. Pauleta prendra ses responsabilités. 1-0 pour Paris.
Dans une ambiance encore euphorique après le but parisien, l'arbitre renvoie tout le monde aux vestiaires pour un repos d'un quart d'heure bien mérité. Si avec cet avantage au tableau d'affichage, Paris rentrait sereinement, cela était loin d'être le cas pour Troyes, qui venait tout juste de recevoir un gros coup de massue. Du côté des supporters, le moral était au beau fixe : un but, une domination incontestable ... la deuxième mi-temps s'annonçait sous les meilleurs hospices.
Deuxième mi-temps : Pancrate délivre les siens
Alors que les jeunes joueurs du traditionnel Challenge Wanadoo venaient à peine de rentrer, les joueurs troyens investissaient, d'un pas ferme et décidé, la pelouse du Parc des Princes, bien avant les joueurs parisiens. Ces derniers firent alors leur apparition deux minutes après et les débats pouvaient alors reprendre. Les mêmes 22 acteurs se trouvaient sur le terrain pour se livrer une lutte sans merci pendant 45 nouvelles minutes.
Confiants et sereins, les joueurs parisiens se lancèrent les premiers dans cette seconde période en espérant le plus tôt possible agraver le score et mettre fin au suspens. Cette application dans le jeu et cette solidité de tout un bloc faisaient le bonheur de tous les supporters, qui en toile de fond, pouvaient admirer le talent du jeune prodige uruguyayen. Troyes n'avait pourtant pas dit son dernier mot et allait le prouver dès que sa chance fut venue.
Après un quart d'heure de jeu où les joueurs troyens ne voyaient plus le jour, l'ESTAC reposait alors tous ses espoirs sur les épaules de Nivet. Grâce à un corner bien frappé au premier poteau, le milieu de terrain trouvait parfaitement Ba, qui devança alors Lionel Letizi, auteur d'une sortie hasardeuse. Cette tête victorieuse, qui redonnait confiance à tout un club, avait le don de refroidir le Parc des Princes.
A l'image d'un Pauleta agacé dès l'engagement, le Paris Saint-Germain n'avait pas prévu ce scénario. Conscients de devoir réagir, les joueurs parisiens ne se posèrent plus de questions et la domination redoubla d'intensité. Cependant, ne voyant pas les choses évoluées, Guy Lacombe décida de procéder à un changement. Alors que tout le monde s'attendait à la sortie de Semak, très maladroit ce soir, Rodriguez s'est vu dans l'obligation de céder sa place à Pancrate, sous des acclamations très chaleureuses du public parisien.
Le roseau troyen pliait sous la tempête parisienne mais ne rompait pas. Alors que bon nombre de supporters désespérés avaient déjà quitté les gradins du Parc des Princes et que les premiers chants de protestion envers Guy lacombe commençaient à résonner, Paris jetta toutes ses forces dans la bataille. Les quatre minutes de temps additionnel furent une nouvelle motivation pour cette équipe qui ne pouvait pas perdre après avoir tant dominé. Sur une dernière inspiration de Pauleta, qui servit parfaitement Pancrate esseulé à l'entrée de la surface de réparation, ce dernier crucifia le gardien troyen. Ce but à la 94ème minute de jeu délivra alors toute une équipe et récompensa tout le travail effectué par les 11 acteurs parisiens ce soir.
Classement des deux équipes
Paris Saint-Germain, 4ème du championnat de Ligue 1 avec 37pts
Troyes, 16ème du championnat de Ligue 1 avec 25pts
La question du soir : Pancrate à la place de Rodriguez : coaching payant ou simple coïncidence ?
Surement l'un des meilleurs parisiens sur la pelouse ce soir, tant sa détermination, sa motivation, sa hargne et sa technique éblouissaient, Rodriguez fut tout de même remplacé par Pancrate à la 73ème minute de jeu. Ce choix peut paraître très étonnant de la part de Guy lacombe. Volonté de faire récupérer le joueur ? Choix tactique ? une chose est sure, nous ne pourrons pas reprocher à l'entraîneur parisien d'avoir fait rentrer Pancrate, étant donné que celui-ci est l'auteur du but de la délivrance. Mais le score n'aurait-il pas pu être plus lourd avec la présence de Rodiguez et Pancrate sur le terrain ? Semak méritait-il encore sa place sur le terrain ? Toutes ces questions resteront bien évidemment sans réponse mais ce changement fut surement au coeur de toutes les interrogations.
Prochains rendez-vous
à l'extérieur : Nice-PSG, le samedi 21 janvier à 20h
à domicile : PSG-Auxerre, le mercredi 01 février à 17h