Les journées se suivent et se ressemblent pour les joueurs parisiens à l'extérieur. Encore une fois, après deux fois à Toulouse, les Parisiens se font surprendre en toute fin de match et laissent échapper des points précieux. Dans ce manque flagrant de concentration, certains, à l'image de Modeste Mbami ou notre buteur Pauleta, sortent du lot en obtenant la note maximale.
Letizi : 4. Le portier parisien n'a pas eu d'arrêt à effectuer pendant tout le match. Incapable d'esquisser le moindre réflexe sur le but, il s'en est remis a faire un pas en arrière, signe de son incrédulité.
Pichot : 5. Pour sa première titularisation sous l'ère Lacombe, il su mettre fin aux rares incursions des attaquants niçois sur son coté droit mais n'a pas participé aux phases offensives. Auteur d'un joli tacle qui amena le corner... et le but.
Rozehnal : 5,5. Dans la continuité de ses derniers matches, le Tchèque a réalisé une bonne prestation. Une défense sobre et sans fioriture. Il s'est appliqué a relancer sur les milieux en passes courtes.
Yepes : 3,5. Déjà coupable lors du match aller sur les deux buts niçois, "Super Mario" a récidivé au stade du Ray. Un marquage approximatif, pour ne pas dire fantomatique, a permis à Traoré d'inscrire la copie conforme de son but au Parc. Un match sans histoire avant ce raté.
Armand : 5,5. Cantonné sur son coté gauche, il ne s'est que très rarement fait déborder. Essayant d'apporter un plus offensif, il a manqué néanmoins de solutions pour relancer et pouvoir prendre le couloir.
Mendy : 4,5. Positionné à droite dans un milieu à cinq, il a tenté de percuter pour créer le danger. Une qualité d'accélération indéniable, mise à mal par trop d'erreurs techniques, lui a valu des débordements stériles. Absent dans la récupération.
Landrin : 4. Généreux dans l'effort, il a couvert une distance impressionnante sur le terrain, mais sans résultat. Une belle débauche d'énergie au détriment d'une technique défaillante qui s'est traduite par des passes imprécises et un manque de lucidité pour faire le bon choix.
Mbami : 6. Agressif sur le joueur, précieux dans l'orientation du jeu, il a tenu le milieu parisien presque a lui tout seul. Récoltant un carton jaune sur une faute à la 37ème minute, il a su tempérer ses ardeurs par la suite. Retrouve peu à peu son meilleur niveau, encourageant.
Semak : 2. Il a peut être la tête et l'esprit à Paris, mais ses pieds ? Sont-ils restés en Russie ? Erreurs techniques en tout genre, passes inutiles, mauvais choix systématique, fautes grossières, tel était le menu proposé par le Russe. Aucune influence sur le jeu, abusant de passes latérales et en retrait, il n'a jamais joué vers l'avant. A ce prix-là (150 000 euros/mois la saison prochaine), on était en droit d'attendre quelques caviars délivrés au buteur portugais. Mais non, quel que soit le temps qu'il passera a Paris, l'ex et peut être futur moscovite recruté sous l'ère Vahid nous laissera comme un gout amer. Décidemment, ça devient une habitude, les hommes de l'est nous coutent cher ! Remplacé par Cissé a la 67ème minute, discret.
Pancrate : 5,5. Il aurait pu être l'homme providentiel si sa tête à la demi-heure de jeu n'était pas allé mourir sur le poteau de Gregorini et ainsi marquer son 3ème but depuis l'arrivée de Guy Lacombe. Permutant régulièrement avec Mendy, il a été à l'origine de quelques mouvements offensifs intéressants.
Pauleta : 6. Auteur d'une belle frappe en demi-volée aux 20 mètres en début de match qui a contraint le gardien niçois à réaliser un arrêt difficile, il adressa par la suite le centre repris par Pancrate d'une tête sur le poteau. Moins sollicité en deuxième mi-temps il n'a pas rechigné à exercer un pressing parfois payant sur les défenseurs adverses. Seul en pointe, il a fait preuve d'un bel état d'esprit.
Lacombe : 5. Privé de ses joueurs cadres, il mit en place une équipe inédite en 4-5-1. Connu pour son aptitude à faire confiance aux jeunes, il n'a pourtant pas fait appel aux nombreux joueurs issus de la CFA, les laissant ainsi contempler l'ennuyeux spectacle sur le banc des remplaçants. Deux matches à l'extérieur et deux revers, la mission qui lui a été confiée est mal engagée. Nul doute que le prochain match à Strasbourg l'obligera à être plus audacieux dans ses choix tactiques s'il ne veut pas s'attendre à quelques dissonances.