Nouveau titulaire dans les cages parisiennes, Jérôme Alonzo a donné au "Parisien" de mardi une interview sensiblement différente de celle accordée au site officiel, dans laquelle il insiste sur son bonheur de se voir conférer une telle responsabilité.
La semaine dernière a constitué un - énième - tournant dans sa carrière : "Ce serait mentir de dire que ça n'a pas été particulier. Quand le coach vous annonce que vous allez retrouver une place de titulaire, c'est une forme de reconnaissance. Ca veut dire que, depuis un an, je ne me casse pas pour rien."
L'entraîneur compte sur lui et le lui a fait comprendre : "Il faut que je reste Jérôme. (...) Lacombe a besoin de Jérôme. Avec tout ce que ça implique. Il sait que ma vie sportive s'est faite dans l'excès : trop de plongeons, trop de gueulantes, trop de tout ! Il ne faut pas que je fasse de l'hyper-Jérôme. (...) Mais je suis tellement bien dans cette équipe que je n'ai aucun mal. Je pense qu'ils m'aiment pour ce que je suis".
A la fois leader, aboyeur et capitaine : telles sont les fonctions qu'on attend de lui. "Je suis tout ça depuis quinze ans. Il y a des entraîneurs qui n'ont pas aimé ce côté-là. (...) Le coach a besoin de ça en ce moment. Il pense que Jérôme peut apporter un plus au groupe. C'est super-gratifiant."
Mais Jérôme n'oublie pas pour autant la situation inconfortable de son ami Lionel Letizi : "Je l'ai vécu avec Vahid, il l'a vécu avec Luis. Nous partageons une belle histoire, mais chaotique. Mais, selon moi, depuis six ans, nous formons la meilleure doublette de la Ligue 1. Et ça, il faut qu'on en soit fiers."
Cette décision de Guy Lacombe le ravit : "Quand un nouveau coach arrive, tout le monde a sa chance. (...) En attendant, je pensais lui apporter énormément dans mon rôle de doublure. Et là, il me fait comprendre qu'il a besoin de ça, mais sur le terrain ! J'espère que ça durera jusqu'à mi-mai, ça signifiera que le PSG est au rendez-vous."