Après le piteux match nul (0-0) obtenu par le PSG au Parc des Princes contre une équipe bis de l'Olympique de Marseille, certains protagonistes du match ont bien voulu donner leurs premières impressions au site psg.fr et à l'AFP.
Pierre Blayau (président du PSG) :
'C'est un sentiment de honte et de tristesse. Le PSG n'a pas été à la hauteur de l'événement, ni sur le plan moral, ni sur le plan physique. J'éprouve un sentiment de honte du spectacle offert même si on savait bien qu'il s'agissait d'un match piège et que tout était possible sur un match. La tristesse m'habite depuis le début de semaine et je pensais qu'avec la victoire du PSG on pouvait gommer cette horrible semaine. On n'a pas su le faire. Au nom du club, je présente mes excuses solennelles au public du Parc des Princes. [...] Mais le 0-0 d'aujourd'hui est triste. Je ne remets pas en question l'entraîneur qui fait son travail. On va continuer de travailler. Les joueurs ont été pris dans un match piège. Le PSG mérite de la stabilité."
Guy Lacombe (entraîneur du PSG) :
"Nous n'avons pas trouvé les solutions afin de passer leur plan de jeu en 5-4-1 qui est toujours difficile à franchir. Même si nous n'avons pas fait un grand match, il y a eu un déficit de réussite. Je suis déçu pour les joueurs et pour le public. On n'a souvent pas eu l'investissement nécessaire pour gagner un tel match. Ce qui s'est passé nous avait mis dans l'obligation de gagner à tout prix. Maintenant, il faut être objectif, il ne s'agissait pas d'une équipe de CFA 2 puisque, en face, il y avait de bons joueurs comme Carrasso, André Luis, Civelli et Gimenez. Il y avait tout de même des joueurs de qualité dans cette équipe même si ce qu'elle devait faire était plus facile à faire que ce que nous avions à faire. Ils ont très bien défendu, honneur à eux. Quand on regarde les quatre, cinq derniers matchs, je me dis que Paris n'est pas veinard. C'est vrai que c'est un affront. Dans la vie, ça arrive. Mais on n'est pas morts pour autant. Les joueurs vont peut-être regarder les choses en face."
Albert Emon (entraîneur de Marseille) :
"Je suis content, ça fait plaisir. Les jeunes ne se sont pas mis trop de pression. Il fallait lutter, être courageux et ils l'ont fait. Sur le terrain, ça a été un combat de joueurs. On savait que Paris allait pousser, tenter de passer sur les côtés et on avait mis un dispositif pour les empêcher d'aller sur les côtés."
José Delfim (milieu de Marseille) :
"C'est le sport, le Football qui est finalement gagnant et pas le reste. Nous avons été surpris par ce qui s'est passé cette semaine mais, comme les professionnels, nous devions être là."
Cédric Carrasso (gardien de Marseille) :
"Il y avait un coup à faire et on l'a fait. On savait qu'il fallait défendre et on a bien défendu. Pour moi comme pour beaucoup de joueurs c'était un grand match. C'était mon premier PSG-OM sur le terrain, pour quelqu'un comme moi formé au club PSG-OM c'est très important au niveau émotionnel. On revient avec un point. Le public parisien nous a applaudis à la fin parce qu'il a vu une jeune équipe donner le meilleur d'elle-même. C'est une bonne chose. Tout n'est pas noir dans le football. C'est ce qu'il faut retenir au delà du contexte. Je ne veux pas parler du contexte: une équipe de Marseille a pris un point au PSG. Je ne sais pas si le groupe des titulaires touchera la prime! On a applaudi à la fin du match pour saluer nos supporteurs qui n'étaient pas là mais pas pour chambrer les Parisiens. Pas du tout. On a beaucoup de respect pour les Parisiens".