L'édition du "Parisien" de jeudi révèle que le changement de propriétaire est loin d'être sans inconvénient pour le club. En effet de nombreuses décisions, tant sur le plan de l'organisation que, plus gênant encore, au niveau du recrutement, sont bloquées par le fait que les nouveaux repreneurs ne sont pas encore à la tête du PSG.
Pierre Blayau lui-même avoue que cette situation est gênante : "On est dans une période un peu difficile et complexe. Mais je ne souhaite pas que la situation actuelle pénalise le club. Il faut trouver les moyens de travailler pour préparer l'équipe de la saison prochaine. C'est une affaire de bonne volonté et de travail en commun."
Hélas, malgré ces belles paroles, la réalité est tout autre, affirme "Le Parisien". Le passage entre Pierre Blayau et son successeur Alain Cayzac (notre photo) prend un temps qui pourrait être nuisible à l'avenir du club.
Le recrutement
Le premier secteur touché concerne le recrutement. Aucune transaction ne peut être finalisée. Même si les signatures officielles ne pourront pas être annoncées avant le 22 mai, c'est en ce moment que les tractations se font. Les joueurs contactés doivent attendre, mais il y aura une limite à leur patience. Un agent confie que "on ne sait plus à qui s'adresser. Jean-Michel Moutier ne répond plus au téléphone ou alors il dit qu'il n'est plus celui qui prend les décisions."
Une paralysie identique touche les départs. Les nouveaux actionnaires auraient, paraît-il, demandé à la direction de vendre trois ou quatre joueurs dits "rentables". Certains noms se détachent : Mbami, qui a un bon de sortie; Rothen, auquel s'intéresse le FC Valence; Yepes, sur lequel lorgnent l'Inter Milan et Villareal; Letizi, qui pourrait retourner à Nice, ou encore Mendy, suivi par Manchester City.
Même le centre de formation est entravé dans son recrutement, car il ne peut faire signer comme prévu les jeunes pousses qu'il convoite ou veut garder.
L'organisation
Le dossier du futur centre d'entraînement est lui aussi en stand-by. Trois sites sont toujours en lice pour l'héberger, mais il manque désormais l'accord des nouveaux actionnaires. A moins que Colony Capital, spécialiste de l'immobilier, ne propose de nouvelles pistes.
Reste l'organigramme, sur lequel Alain Cayzac n'a pas encore communiqué. Si Guy Lacombe est assuré de garder sa place d'entraîneur, le dilemme demeure sur le rôle de directeur sportif. Une rumeur évoque le départ de Jean-Michel Moutier : il n'y aurait plus de patron du secteur sportif, mais une organisation à la lyonnaise : une relation directe entraîneur - président et aux côtés de ce dernier un ou plusieurs conseillers.
Cette "éminence grise" pourrait être Alain Roche, pour l'instant dans l'ombre de Moutier. Par ailleurs, Jean-François Meaudre garderait la responsabilité des secteurs administratifs et financiers.
Selon le quotidien, Alain Cayzac ne divulguerait pas sa nouvelle organisation avant le mois de juin. Bizarrement, la revue "But ! Paris" de cette semaine annonce au contraire que le nouveau président devrait donner des informations sur ses orientations dans les jours qui viennent. Wait and see...