Dans l'affaire Pauleta qui secoue le marché des transferts français, Alain Cayzac, pas encore intronisé président du PSG, reste intraitable. Pauleta ne partira pas ! Dans une interview accordée au "Parisien", il a témoigné de toute sa volonté de conserver son buteur emblématique, en dépit des sirènes lyonnaises...
L'offre quasi-surréaliste de Lyon ne manque pas de le faire douter : "Est-on en face d'une surenchère inacceptable pour affaiblir un concurrent ou existe-t-il une vraie volonté technique de recruter un joueur de ce calibre ? Parce que, là, nous sommes face à des prix inconsidérés."
Toutefois, sa décision est prise : "Notre volonté est toujours de garder Pauleta et j'espère qu'il va rapidement donner son accord. Mais, quel que soient les chiffres avancés, il est intransférable. Je ne céderai pas. Si on veut être un grand club, on se doit d'avoir une attitude de grand club."
Une figure emblématique
C'est également une question de principe et d'image : "Il y a va de ma crédibilité et de celle des nouveaux investisseurs propriétaires du club." D'ailleurs, l'international portugais est toujours lié au club : "Il lui reste un an de contrat et je ne le vois pas marquer contre son camp la saison prochaine."
Selon lui, le buteur est indissociable du nouveau projet sportif parisien : "Il est la figure emblématique du PSG et notre projet est bon. Arsenal a Henry, nous avons Pauleta. Il a une vraie passion pour le club et l'argent ne fait pas tout dans la vie..."
Quant aux rumeurs circulant sur le fait que Pauleta n'aurait pas reçu de proposition écrite de prolongation, Cayzac réfute en bloc. "Notre proposition existe, elle a été faite, écrite, et il y a un papier qui circule. On améliore encore des choses, des détails. Il y a tellement de clauses. Simplement, Pauleta ne nous a pas encore dit oui."
Proposition indécente
Le PSG est-il prêt à s'aligner sur l'offre lyonnaise ? "On peut faire des efforts ! Et montrer à Pauleta qu'on tient à lui. Mais on ne va pas faire match nul avec Lyon. En face d'une proposition indécente, je ne vais pas, moi aussi, répondre par une proposition indécente."
Avec ses arguments, le futur président tient à convaincre son capitaine et martèle encore : "Ma décision est de garder Pauleta. Il restera un an, ou deux ans, mais il restera. On n'envisage aucun autre scénario."