Dans une interview parue sur le site "Sport24.com", le jeune défenseur central du PSG réagit à la défaite subie dimanche au Parc des Princes face à Bordeaux. A ses yeux, point de "malédiction" à domicile, mais plutôt un manque d'"efficacité" sur les plans défensifs et offensifs. Il croit en des lendemains meilleurs.
Grégory Bourillon rejette vigoureusement l'idée d'une guigne comme raison de la défaite subie dimanche, la deuxième en un an face au même adversaire au même endroit : "On ne peut pas parler de malédiction. Ce serait être fataliste. On travaille pour être de mieux en mieux à domicile. Ça n'a pas payé dimanche. J'espère que ce sera le cas pour les prochains matches." La défaite, l'ancien Rennais la met plutôt sur le compte de l'inefficacité ou du défaut de réalisme : "On a manqué d'efficacité au niveau offensif et aussi défensif, oui. On se fait prendre sur la première occasion de Bordeaux. C'est un peu dommage. En plus, en deuxième mi-temps, on se fait avoir dès la reprise. C'était un moment important ! Nous devons travailler les zones de vérité. C'est de cette façon qu'on pourra inverser le cours des matches."
N'empêche. Avec déjà deux défaites au compteur à domicile, le risque n'est-il pas de perdre durablement confiance ? "Pas en perdant une rencontre, rassure le joueur. Nous devons continuer à ne pas douter de nous. Si on n'a plus la confiance, personne ne l'aura à notre place. On va continuer à bien bosser et à rester soudés." Contrairement à son entraîneur, le natif de Laval (Mayenne) estime que le comportement de l'équipe n'est pas différent suivant les rencontres, même s'il admet que le collectif fonctionne mieux à l'extérieur qu'à domicile : "Que l'on soit à l'extérieur ou à domicile, on n'aborde pas les matches différemment. En tout cas, personnellement, je ne le ressens pas. Maintenant, nous sommes peut-être plus à l'aise hors de nos bases. Ça nous convient peut-être mieux. Faut-il jouer de la même façon dans ce cas ? C'est au coach de voir."
Lorsqu'il lui est fait remarqué que le PSG commet peut-être moins d'erreurs d'inattention et de déconcentration en dehors du Parc des Princes, Bourillon conteste, exemple à l'appui : "Prenons le match au Mans (2-0). Nous avons eu beaucoup de réussite. A domicile, nous en avons moins. Quand on a une action contre nous, on se fait cueillir. Il faut lutter contre les erreurs et tout faire pour que ça tourne." Treizième du classement au soir de la 9e journée, à huit longueurs du leader nancéien, le club de la capitale craint-il de se laisser distancer en cédant déjà tant de points à domicile (3 points pris sur 15 possibles) ? "A mon avis, tout le monde peut battre tout le monde, répond le stoppeur. C'est serré. De notre côté, nous ne sommes pas à la rue. Il n'y a pas encore d'équipes échappées devant. A nous maintenant de prendre des points rapidement pour ne pas décrocher."
Interrogé sur le duo qu'il forme avec Zoumana Camara, et le rendement de celui-ci, Grégory Bourillon affirme que la période de rodage a pris fin et qu'elle n'est pas la raison de la défaite de dimanche : "Tous les deux, ça se passe plutôt bien. Contre Bordeaux, nous avons perdu 2-0, nous ne pouvons pas dire que notre prestation ait été exceptionnelle. Pourtant, dans l'ensemble du match, tout le bloc a été solide. Nous avons bien défendu ensemble. Il ne faut pas s'alarmer." Enfin, le fait que le nom de Mario Yepes ait été scandé dans les travées du Parc inspire cette réponse lapidaire à l'international espoirs : "Je n'ai pas entendu !".