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L1 PSG : Bordeaux : Le Guen - "Derrière les joueurs"

Publié le 24 Septembre 2007 à 15h26 par Ludovic FRANCISCO
L1  PSG : Bordeaux : Le Guen -

Manque de réussite, scénario peu favorable, voilà en substance les raisons invoquées par Paul Le Guen hier en conférence de presse pour expliquer la défaite subie à domicile face à Bordeaux (2-0). Mais loin de se laisser abattre, le tacticien croit aux vertus du travail et fait confiance à ses joueurs.

Cueilli à froid par un but de Micoud à la 10e minute, puis victime d'une nouvelle réalisation dès le retour de vestiaire, le PSG a subi un scénario dont il est difficile de contrarier le déroulement. C'est en tout cas ce que dit Paul Le Guen : "Le scénario ne nous a pas été favorable. On encaisse un but sur leur première vraie situation et le deuxième but nous fait très, très mal en début de deuxième période. Ce qu'on avait fait avant n'était pas si mauvais, assez cohérent même. Après, le jeu s'est effiloché parce que le deuxième but nous a vraiment mis un coup. Je pense que pour revenir, il fallait rester un moment à 1-0 et bien défendre avant d'espérer revenir. Je pense qu'on a commis deux ou trois erreurs très pénalisantes. Et puis on n'a pas réussi à emballer le match, même si on a fait beaucoup d'efforts." Il poursuit : "Quand on est mené 2-0 par une équipe comme Bordeaux, rester bien défensivement pour mener des attaques n'est vraiment pas commode. C'est clair : nous avons des manques, on les admet. Mais il y a aussi ces moments de jeu qui basculent en notre défaveur. On en est responsables mais ça fait mal. On a quand même eu des occasions. Pedro frappe sur la barre, il a aussi une tête dangereuse. On aurait pu revenir au score, ce qui aurait été un moindre mal."

Loin d'accabler ses joueurs, l'entraîneur parisien fait corps avec eux et veut croire en une mobilisation de chacun qui permettrait, à terme, d'inverser la tendance : "On est en colère contre nous-mêmes. J'aimerais qu'on donne satisfaction à notre public. On le sent déçu. Alors il faut travailler. Les corps et les têtes. Parce que ça compte aussi, les têtes. Les joueurs sont clairement plus libérés à l'extérieur. Mais j'ai envie de répéter qu'il n'y a pas de fatalité à domicile. Il faudra avoir une vraie force de caractère pour inverser la tendance. C'est la seule condition pour y parvenir. En tout cas, je suis derrière les joueurs parce que je crois percevoir ce qu'ils ressentent. Il faut les amener à jouer avec davantage de confiance au Parc." Même s'il concède que le PSG serait dans de meilleures dispositions à domicile s'il parvenait à ouvrir le score, le natif de Pencran (Finistère) pense que ce n'est pas non plus le remède miracle : "C'est vrai que cela nous arrangerait d'ouvrir le score compte tenu de nos difficultés à la maison. Mais il y a le contre-exemple de Lorient (1-3) où nous marquons les premiers sans gagner pour autant..."

Pas inquiet pour la suite de la saison, Paul Le Guen accorde une confiance sans faille aux joueurs qu'il a, en partie, fait venir au PSG (Bourillon, Camara, Clément, Digard, Luyindula) ou qu'il fait jouer malgré les performances en dents de scie (Diané, Frau). "Moi je sais que l'on a des ressources. Je ne pense pas qu'il y ait un énorme écart entre ce que l'on fait et ce que l'on devrait produire, c'est-à-dire plus d'efficacité à domicile. Je crois vraiment à l'explication psychologique parce qu'à l'extérieur on a vraiment plus de tranquillité et on assume bien la pression. Il faut le faire aussi à domicile. Je sais que ce ne sont que des mots mais je soutiendrai les joueurs parce qu'ils sont de bonne volonté et méritent d'être aidés. Je suis agacé, je suis frustré de les voir rater des choses, mais ce n'est pas une raison pour lâcher." Le flanc droit de l'équipe est-il moins performant que son pendant gauche ? "Oui. Il y a beaucoup de complicité à gauche entre Jérôme Rothen et Sylvain Armand qui se connaissent depuis longtemps. C'est vrai qu'à droite, nous avons plus de mal. Mais je pense que Didier peut y arriver."

Interrogé une énième fois sur le cas de Pauleta, qui est entré à l'heure de jeu et a trouvé le moyen d'être dangereux, le Breton ne se départit pas de sa froideur implacable : "Moi je regarde tout, je vois les matches, je les revois, et après je choisis." A propos de choix, doit-on s'attendre à des changements pour la rencontre de Coupe de la Ligue, mercredi prochain, face à Lorient ? Affirmatif. "Je vais faire tourner un petit peu parce que je crois que l'on a besoin de fraîcheur aussi bien dans les corps que dans les têtes."

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