Alors que la signature du jeune défenseur monégasque Julien Rodriguez semblait acquise (cf news "Rodriguez se rapproche"), à la surprise générale celui-ci a refusé la première offre parisienne. S'il n'est pas fermé à une éventuelle nouvelle offre parisienne, il annonce dans Le Parisien qu'il ne rappelera pas Francis Graille...
A quand remonte votre dernier contact avec Paris ?
Julien Rodriguez. Il y a une semaine, le président Graille m'a fait une proposition. J'ai ensuite discuté avec Halilhodzic qui m'a expliqué compter sur moi en défense centrale, en concurrence avec Heinze et El Karkouri. Après une longue réflexion, j'ai dit non à Paris, samedi soir.
Pourquoi ?
J'ai 25 ans et gagné très peu d'argent dans ma carrière. Cette saison, mon salaire mensuel net était de 7 900 €. J'ai gagné ma liberté, elle a un prix. A Monaco, on m'a toujours demandé de faire des sacrifices. En parallèle, on accordait de forts salaires. Ça m'est resté en travers de la gorge. J'ai muri. Je suis têtu. J'assume mon choix même s'il me porte préjudice.
La proposition du PSG est-elle intéressante ?
Le salaire proposé est très bon (NDLR : environ 73 000 € brut mensuel) . Je veux simplement qu'il soit accompagné d'une prime à la signature, ce qui n'est pas le cas. Après mon refus, le président Graille, surpris, m'a téléphoné. Il m'a dit : « On pense avoir fait suffisamment d'efforts, si tu changes d'avis, appelle-nous. » Il défend ses intérêts, moi les miens. Quand tout est clair, je m'investis à 200 % et je ne pose pas de problème. Si le PSG transfère un joueur sous contrat, cela lui coutera plus cher.
Pourriez-vous rappeler Graille ?
Ce serait illogique. Ma décision est réfléchie. Je m'attendais à passer une intersaison à négocier. C'est le cas. Je suis dans une impasse, je m'interroge. Mais des clubs en France et en Europe sont intéressés. Je ne ferme pas la porte à Paris non plus. Cela n'achoppe que sur un problème financier.
Propos recueillis par Christophe Belleudi (Le Parisien)