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Leclub PSG : Bilan 02-03 / Sept. : Ca piétine...

Publié le 20 Juin 2003 à 20h12 par Paris is my life
Leclub  PSG : Bilan 02-03 / Sept. : Ca piétine...

Après un départ assez poussif, on attend que Paris réagisse, d'autant plus que ce ne sont pas des foudres de guerres qui se présentent en ce mois de septembre. Heureusement pour le PSG, aucune équipe n'a encore fait le trou et personne n'a réellement impressionné. C'est donc l'occasion pour le Paris Saint-germain de montrer ses réelles prétentions qui sont de figurer en haut du classement...

Ca commence donc par un déplacement à Lille, où les Dogues pataugent à la dernière place sans avoir marqué de but. L arbitre va jouer un grand rôle dans ce match; et il n est pas inconnu puisque M.Moulin n est autre que le quatrième arbitre de la demi-finale de la Coupe de la Ligue, qui avait expulsé Luis Fernandez. Ce même Fernandez qui retrouve les joies du banc de touche. Les décisions prises par l arbitre vont donc influer sur le jeu. Une faute de Pochettino à 30 mètres des buts et excentré sur la gauche amène un carton rouge. Dans une défense déjà privée de Heinze, Déhu doit redescendre aux côtés de El-Karkouri Quatre minutes plus tard, la sanction tombe; Manchev a beau s y reprendre à deux fois face à letizi, il profite de l absence totale d une opposition défensive. Perdu dans son schéma tactique, Paris cafouille. Mais Lille ne surnage pas non plus et les fautes de Baciu agacent l arbitre et qui rétablit ainsi l égalité numérique. Paris ne tarde pas non plus à en profiter: Fiorèse est, cette fois ci, stoppée irrégulièrement par Malicki et c est Ronnie, pour la première fois titulaire, qui transforme. On croit Paris définitivement lancé mais deux fautes d Aloisio, davantage bêtes que méchantes, réduisent les chances du PSG. Le couperet tombe là-aussi tout de suite: Manchev est encore plus seul et n a aucun mal à tromper Letizi. Les dernières minutes sont une pluie de cartons jaunes et ça ne pouvait finir que par un rouge, attribué à Déhu pour une altercation avec Sterjovski, qui s en sort de son côté.

Trois suspensions conduisent à un remaniement de l équipe pour la réception de Strasbourg. Nyarko en défense centrale, Leal en récupérateur et Fiorèse qui retrouve son vrai poste d attaquant. C est une composition plus qu inédite face à un adversaire pas très dangereux en apparence. Paris s en méfie et bien mal lui en a pris car les strasbourgeois se retrouvent vite piégés et étouffés grâce à un André Luiz, enfin, sous son meilleur jour avec deux passes bien délivrées et millimétrées pour Fiorèse, qui déboule de la droite pour tromper Fernandez, et pour Cardetti, qui se retrouve dans la même situation mais sur la gauche. Entre temps, un corner du même numéro 7 arrivait sur la tête de Ronaldinho qui la déviait pour El-Chapulin, à l aise au Parc des Princes et qui affiche de belles promesses. L affaire est vite pliée: Ljuboja ne provoque pas de réel danger dans la défense où Paulo Cesar s adapte en tant qu arrière droit. Une seule ombre au tableau, la sortie sur blessure de Nyarko: le point de départ d une longue série.

L occasion est belle de se rapprocher de la tête. Le match est face à un adversaire favori du PSG: Bastia. Sur les quinze dernières années, les Corses sont repartis avec autant de défaite. Autrement dit, les six points à domicile sont à la portée des Parisiens, qui viennent donc de signer leur premier coup d éclat dans le championnat et en Coupe UEFA également après une belle victoire en entrée sur Ujpest. Paris présente une composition presque type et Bastia n a toujours pas pris de point à l extérieur. Mais il est dit que Paris aime les paradoxes et en ce dimanche soir, c'est un scénario à la niçoise qui se reproduit. La domination est incontestable mais Paris ne conclut pas. Et comme Nice, c est les visiteurs qui ouvrent sur le score après que Laslandes se débarrasse de son dernier marquage. De leur côté, Cardetti, Aloisio et Ronaldinho butent sur Penneteau. Et la aussi, c est à un quart d heure de la fin que Paris va égaliser, par l intermédiaire de Paulo Cesar, qui occupe un poste de milieu gauche. Le but se suit d une montée en puissance mais la défense, recroquevillée, arrête tout et les trois points ne sont pas obtenus. Le match se finira dans une habituelle distribution de cartons et d affrontement entre Pochettino et Penneteau.

La vitesse de croisière est toujours aussi lente; c est le moment d affronter Montpellier, équipe du bas de tableau, à la Mosson, stade qui n est pas des plus effrayants... Paris veut et peut effacer son accident de parcours à domicile. L équipe garde la même ossature pour cette rencontre. Et pour la quatrième fois, déjà, Paris se retrouve mené. La première alerte de Mansaré est suivie d un déboulé de bamogo qui ne laisse pas passer sa chance. Malgré Heinze, il place sa frappe hors de portée de Letizi. Et pour la énième fois, le rythme de ce match est un faux-rythme, très lent et ponctué de très peu d occasions. C est un coup franc anodin à trente mètres qui va changer la donne; Ronaldinho laisse Paulo Cesar tirer: sous forme de feuille morte, il vient se loger dans la lucarne de Riou. La rentrée de Ogbeche, de retour de blessure, ne change rien.

Paris clôt ce mois de septembre avant quatorze points seulement, le même nombre que l année dernière. Toujours au milieu de tableau, sans être loin de la tête, il ne convainc pas. Strasbourg ressemble à un accident de parcours plutôt qu à une logique. Et les matchs faciles sont finis...

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