Ca y est, je suis de retour chez moi après le match qui opposait Paris à Bordeaux... Le premier réflexe est, pour moi, d'enchaîner les verres de boissons sucrées pour essayer d'adoucir cette gorge qui me brule encore. Quel match ! Quelle ambiance !
Nous sommes à une demi-heure du coup d'envoi, et côté Boulogne, comme ailleurs d'ailleurs, tout pourrait laisser croire que nous allons assister à un match terne, triste... Il pleut, relativement faiblement pour le moment, mais il pleut. Aucune ambiance dans le Parc, même pas, chez nous, d'allusion aux Ultras Marines, groupe bordelais, désormais ennemi intime des Boys. Alors, on se dit que le Parc va se réveiller soudainement lors de l'entrée des joueurs pour le début de l'échauffement... Oui ! Mais sans plus ! L'absence de notre capo à ce moment a peut-être joué, en tout cas, pour la première fois depuis bien longtemps, seul le nom d'Alonzo a été scandé. L'ambiance ne semble donc pas vraiment au rendez-vous, et tout porte à croire qu'il en sera ainsi pendant une bonne partie de la soirée.
En fait, c'est tout le contraire qui va se produire. Les joueurs ne sont pas encore tous rentrés sur le terrain pour le début du match, que déjà des milliers de confettis jaillissent des tribunes latérales (Et oui !). Rien en virages ? Si ! A Auteuil, on a une fois de plus fait les choses en grand. Les Tigris déploient un beau tifo représentant, entre autre, le logo de Paris. Au même moment, les Supras et Lutece Falco font apparaître leurs propres animations : une bâche pour les Supras, évoquant « un Noël étoilé sur la ville lumière », et de nombreux drapeaux chez les Lutece Falco.
A noter qu'il n'y a pas eu le moindre fumigène à Auteuil lors de l'entrée des joueurs. A Boulogne maintenant, une fois de plus, on se dit que le tifo, ça ne sera pas pour cette fois. Au programme, nouveau tendu d'écharpes... Du moins, c'est ce que l'on pensait avant de très vite se retrouver sous la bâche à fond noir représentant la tête de mort mythique des Boulogne Boys. Ceux qui n'étaient pas sous la bâche, eux, se contenteront bien du tendu d'écharpes, agrémenté de fumigènes. La bâche se retire enfin, et le match commence...
Globalement, ça part pas mal, tant au niveau de la performance sur le terrain que de celle dans les tribunes. A noter d'ailleurs, l'ovation réservée à Mauricio Pocchettino, juste avant le premier coup de sifflet. Quelques minutes plus tard, Reinaldo lance à la perfection Pauleta qui se laisse tomber dans la surface face à Ramé : Penalty ! ... Et il le manque ! L'ambiance ne faiblit pourtant pas. En revanche, un coup de froid va être palpable lorsque presque dans la continuité, Celades va ouvrir le score pour Bordeaux.
Cela en est trop pour beaucoup d'entre nous, et à côté de moi, j'en vois certains dépités, assis sur leur siège, la tête dans les mains. C'est vrai qu'à ce moment là, ce but fait vraiment mal. Mais une nouvelle fois, le Kop de Boulogne montrera qu'il est à fond derrière son équipe, quelques soient les circonstances. Je ne sais pas si cela en est la raison principale, mais en tout cas, Paris parvient à égaliser avant la mi-temps par Reinaldo. L'ambiance devient énorme, d'autant plus que Gabriel Heinze se met à avoir une bonne frappe, et trouve ainsi le poteau gauche de Ramé, sur une reprise de volée en dehors de la surface. 1-1 à la mi-temps.
Retour des vestiaires parfait pour Paris qui marque presque d'entrée par Pauleta suite à une frappe écrasée se transformant en passe décisive pour Reinaldo. Là, niveau ambiance, ça commence à faire bien mal ! En fait ça va être comme ça jusqu'à la fameuse 93e minute : Fiorèse est fauché, mais l'arbitre laisse l'action se continuer. Profitant donc de la « perte de balle » de Fiorèse, Chamakh s'enfonce dans la défense parisienne et s'effondre, en dehors de la surface, suite à une faute de Hugo Leal, pourtant très bon depuis sa rentrée à la demi-heure de jeu. La faute était belle et bien commise en dehors de la surface, mais cela n'empêche pas l'arbitre d'indiquer le point de penalty.
Alors que l'on pensait que les 3 points de la victoire allaient tranquillement nous revenir, voilà que juste après Rennes-PSG, Paris va peut-être une nouvelle fois se faire voler 2 points par l'arbitrage. Heureusement, cette erreur de jugement de la part de l'arbitre n'aura cette fois-ci pas de conséquence, puisque Darcheville pique trop son ballon et manque ainsi lui aussi son penalty. Le Parc explose ! Quelle frayeur !
C'est terminé, Paris garde ses 3 points, et une nouvelle fois des « Merci Paris ! » retentissent. A cette heure précise le PSG occupe la 2e place du championnat (avec un match en plus), l'occasion pour Vahid et les siens de nous souhaiter un joyeux Noël et nous en offrir notre premier cadeau.