José Pierre-Fanfan a accepté de revenir pour nous sans langue de bois sur la défaite du PSG du week-end dernier sur le terrain d’Ajaccio (1-0) et sur ce qui en a découlé. « Naufrage collectif », « honteux », « gifle », « pathétique »… Comme d’habitude le capitaine du PSG ne mâche pas ses mots
José Pierre-Fanfan, vous venez de vivre une semaine agitée suite à la défaite sur le terrain d’Ajaccio (1-0). Coup de gueule de Laurent Fournier, visite du président Francis Graille…
Tout ce qui a découlé du match perdu face à Ajaccio est logique. C’est justifié. Je le redis, ce qui s’est passé à Ajaccio est honteux. En tant que professionnel, vous n’avez pas le droit de sortir un match comme celui-là. C’est encore une gifle. Une de plus. Cela en devient pathétique. Franchement ce n’est pas facile à vivre au quotidien. C’est même pénible pour tout le monde. Les joueurs, les supporters…
Surtout qu’avec deux victoires à domicile face à Bastia et Nantes, vous auriez du vous libérer face à Ajaccio…
Oui, on sortait de deux victoires en championnat. Des victoires, étriquées certes, acquises sans la manière, mais censées nous faire du bien. Il y avait encore des carences, mais on sentait dans le groupe une volonté de bien faire, même si on le faisait mal. Et puis il y avait ce challenge d’enchaîner une troisième victoire, ce qui n’était jamais arrivé cette saison.
Et finalement, plus rien… Une parodie de football !
Sincèrement, on ne peut pas attendre une heure avant d’avoir une occasion et pendant ce temps là rester dans nos 16m50. Après Ajaccio, il fallait que chacun soit capable de se regarder, de faire son autocritique.
« La mi-temps de la honte »
Comment l’expliquer ? Est-ce un manque d’envie ?
Il n’y a pas eu de volonté de saboter les matchs. Chez personne. Si c’était le cas, franchement, cela serait très grave. Cela s’est abattu sur nous d’un coup. D’un seul. Un naufrage collectif. La première mi-temps était vraiment la mi-temps de la honte.
Vous parlez d’autocritique, de réunions. Mais les précédentes n’ont finalement rien changé. Est-ce bien utile ?
Parler cela ne suffit plus. Mais nous y sommes obligés. On ne peut rester non plus sans rien dire, sans rien faire, et laisser tout tomber. Franchement j’ai du plus parler cette saison que tout au long de ma carrière.
Que faut-il faire maintenant ?
Il ne faut pas être défaitiste. Il reste neuf matchs à disputer. Il faut trouver les ressources nécessaires pour bien terminer la saison. Notamment lors des affiches, comme face à Lyon ou à Marseille. Enfin, des affiches… Ce sont des affiches en ce qui concerne les noms, plus trop en ce qui concerne le domaine sportif… On ne peut aller que de l’avant.
Cette saison est un grave constat d’échec. Le club s’est enfoncé petit à petit, sans que personne ne puisse stopper l’hémorragie. Pourquoi ?
Ce qui a manqué au PSG ? Les anciens, que ce soit Pedro (Pauleta, ndlr) ou moi, ou même Lionel (Letizi, ndlr), nous n’avons connu que des bons côtés avec le PSG la saison dernière. Il nous a peut-être manqué des garçons qui aient connu ce genre de situation par le passé avec ce club. Cela aurait peut-être pu nous aider. Des garçons capables de dire « stop ! » avant. Même si cela fait un moment que je dis que ça ne va pas.
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