Selon le Parisien de vendredi, la signature de la convention entre le PSG et les quatre associations (Supras, Lutèce Falco, Tigris et Authentiks) n'a pas calmé toutes les tensions.
En signant ce document de 21 pages, Francis Graille reconnaît les droits des associations et remets en causes les décisions prises par Jean-Pierre Larrue tel que l'obligation de présenter une carte d'identité pour acheter un billet d'un match à l'extérieur. Mardi matin, lors d'une réunion au Parc des Princes, Larrue aurait demandé à son président de ne pas signer la convention car il lui serait alors impossible d'exercer sa mission en tant que responsable de la sécurité. L'ancien policier regrette aussi de ne pas avoir été consulté pour toutes les questions relatives à la sécurité du Parc. En paraphant le document, Graille montre qu'il fait machine arrière après avoir longtemps donner carte blanche à Larrue.
Les supporters de leur côté, se montrent très satisfaits de cette signature. D'après Christophe des Supras, le champ d'action des supporters est clairement défini, mais ça n'enlève rien à leur détermination à faire partir Larrue qui d'ailleurs vient d'être terriblement désavoué. Aucune association du Kob Boulogne n'a donné son accord par contre. Pierre-Louis des Boulogne Boys déclare qu'il se donne encore une semaine ou deux et reconnaît que dorénavant, n'importe qui ne pourra pas faire n'importe quoi. De plus, même s'il signait, le départ de Graille et Larrue serai toujours réclamé.
Les associations signataires devraient reprendre les chants dès dimanche à Marseille alors que les autres continueront la grève des encouragements. Avec ce désaccord, beaucoup de supporters redoutent de nouveaux affrontements entre parisiens dimanche en direct sur Canal+. En demandant à Graille de régler le problème avec les supporters, les hautes instances de Canal+ ne s'attendaient pas à ce que les clivages entre Auteuil et Boulogne ressurgissent. Les deux virages sont d'accord pour dire que le départ de Larrue calmerait tout le monde, mais ce dernier refuse de démissionner. Deux mois après avoir licencié Vahid Halilhodzic, Francis Graille se retrouve devant une nouvelle décision difficile à prendre.