Tout Paris remercie Edinson Cavani ce jeudi après cette qualification du PSG face à Saint-Etienne (2-1 a.p). Un doublé de l'Uruguayen a ainsi permis au club de la capitale d'accéder aux quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Mais le numéro 9 n'a pas été le seul à s'illustrer...
Hommes du match :
Cavani (8) : Quel match de l'attaquant uruguayen ! "El Matador" a bien fait oublier Ibrahimovic en inscrivant un joli doublé : du sang-froid après avoir bien dribblé Ruffier (25e), et un but de renard en se jetant bien sur un centre de Ménez (118e). Il a su avoir le talent de jaillir au bon moment alors qu'il a, par moments, disparu de la circulation et manqué quelques belles opportunités en seconde période.
Verratti (7.5) : Le véritable métronome. Quand Motta est sorti, il a pris les choses en mains par ses perforations plein axe. A l'origine des deux buts : une belle passe décisive pour Cavani sur le premier, et un décalage qui fait toute la différence pour Ménez sur le deuxième.
Reste de l'équipe :
Douchez (5) : Une frappe de Tabanou bien captée (42e) et c'est à peu près tout pour le gardien remplaçant. Il ne peut rien sur le but d'Erding (78e). A tenté un crochet osé pour dribbler l'attaquant turc durant la prolongation.
Van der Wiel (5) : Toujours disponible mais moins tranchant qu'à l'accoutumée.
Marquinhos (5) : Son erreur de marquage où il lâche Erding sur le but stéphanois coute cher. Bien moins tranchant dans ses interventions que lors de ses premières apparitions.
T. Silva (6.5) : Comme toujours le même constat : solide dans les duels, excellent dans ses anticipations. Brandao ne l'a pas vraiment inquiété.
Digne (6) : Une bonne action sur le premier but du PSG et encore un gros volume de jeu. L'enchaînement des matches l'aide en ce moment à se montrer un peu plus.
T. Motta (6) : Comme toujours indispensable pour réguler le jeu parisien. On l'a vu quand il est sorti. Et il n'y a qu'à voir sa joie dans le vestiaire parisien, filmée par les caméras de PSGTV, pour comprendre son influence. Remplacé par Matuidi (60e, 5.5), qui a souffert de la comparaison malgré quelques bons ballons récupérés.
Rabiot (5) : Très actif dès l'entame, avec une belle ouverture pour Digne sur l'action du premier but, il a ensuite peu proposé de solutions vers l'avant et a fini épuisé, en étant victime de crampes durant la prolongation.
Lavezzi (4) : Auteur d'une frappe repoussée par Ruffier (45e), il a encore affiché son côté brouillon et n'a jamais pu combiner correctement avec ses partenaires. Remplacé parMénez (70e, 5), encore agaçant. Il n'a plus son coup de rein et a souvent fait des mauvais choix. Hormis sur le centre décisif dans les derniers instants (118e).
Lucas (6.5) : De bonnes accélérations balle au pied qui ont fait souffrir Ghoulam. Et des occasions sur des frappes menaçantes (29e, 47e, 48e). Remplacé par Pastore (71e, 5.5), qui a semblé par moments retrouvé des jambes. Une entrée tonitruante avec des gestes de classe, et surtout des passes lumineuses, comme cette ouverture vers Cavani. Mais après un petit festival, il perd un ballon important au milieu qui amène le but égalisateur d'Erding. A été plus discret par la suite.
Blanc : Le constat devient de plus en plus évident : Paris manque de ressources fiables sur le banc. Et l'entraîneur parisien le sait puisqu'il a aligné dès le coup d'envoi une équipe peu remaniée, en laissant Pastore et Ménez sur le banc. Si en sortant du banc, l'Argentin a montré des dispositions intéressantes et a régalé le Parc sur quelques fulgurances, le Français a été décevant malgré sa passe décisive. Il ne semble plus avoir d'avenir à Paris...