Quantcast

PSG : Lavezzi, départ d'un véritable trublion

Publié le 19 Février 2016 à 19h03 par Ted75
PSG : Lavezzi, départ d'un véritable trublion

Arrivé à l'été 2012, Ezequiel Lavezzi a vécu une aventure parisienne plutôt mitigée qui s'est achevée ces derniers jours. Son départ en Chine est à l'image du personnage qu'il est : atypique.

«Il va nous manquer. C'est un garçon très plaisant à vivre. J'ai eu des coups de chaleur avec lui. Mais ça passe facilement avec lui dans le rapport humain. C'est quelqu'un qui fait des blagues. Il apporte beaucoup de bonne humeur. Mais après, c'est son choix et il faut le respecter. J'espère qu'il sera là demain à l'entraînement pour lui dire au revoir et lui souhaiter bonne chance». Cette déclaration de Laurent Blanc, ce vendredi, est parlante. Ezequiel Lavezzi a été grandement apprécié par le vestiaire parisien. Sur la fin, davantage pour sa bonne humeur que pour ses performances sur le terrain il faut l'avouer. Mais de ses débuts convaincants à sa fin plus poussive, il ne s'est jamais plaint en public et a gardé l'image d'un joueur sur lequel on peut compter dans les grands rendez-vous...

Des débuts loin d'être idéaux puis la rédemption

Arrivé avec la motivation de participer à un nouveau projet, mais également pour la ville, on le constatera ensuite, Lavezzi a vécu des débuts mouvementés. Expulsé dès son deuxième match de championnat, à Ajaccio (0-0), il se blesse ensuite pour ne revenir qu'en Ligue des champions. Mais à Porto début octobre 2012 (1-0), il se blesse à nouveau sept minutes après son entrée en jeu. Son coup de pied dans une glacière sera un symbole de sa frustration. Mais il prendra vite sa revanche.

Notamment en C1 où il brillera tout au long de la saison. Avec, en poules, un doublé à Kiev (0-2), et surtout un but décisif face à Porto (2-1) qui permettra au PSG de finir premier de son groupe. En 8emes, il sera déterminant dans la qualification face à Valence en marquant à l'aller et au retour (voir vidéos ci-dessous). Face à Barcelone, il sera encore un des plus intéressants mais il ne trouvera que le poteau lors du match aller. On verra d'ailleurs cette saison-là sa plus grande motivation lors des rencontres européennes qu'en championnat. Il inscrit tout de même 3 buts et adresse 4 passes décisives et marque le 3000eme but de l'histoire du club, face à Evian TG en décembre 2012 (4-0).

Encore important en Ligue des champions

La saison suivante, sous le commandement de Blanc, le jeu parisien, plus en possession qu'en contre comme sous l'ère Ancelotti, ne lui convient pas forcément. Mais il s'adapte malgré tout dans le 4-3-3 du PSG et est régulièrement aligné en 2013-2014 au poste d'ailier gauche en compagnie d'Ibrahimovic et de Cavani en attaque. Ses performances en championnat sont tout juste honorables (9 buts) mais il se signalera encore une fois à l'échelon européen. Discret en poules (2 passes décisives), il se réveillera en phase éliminatoire. Buteur lors du 8eme retour face à Leverkusen (2-1), il ouvre la marque sur un superbe but en quart aller face à Chelsea, avant de frapper le coup franc qui amène le csc d'un certain David Luiz (voir vidéo, 3-1). La suite sera toutefois moins reluisante pour «Pocho».

En cause, en grande partie, son hygiène de vie. Habitué des sorties nocturnes, contrairement à son équipe napolitaine où il était épié à chacun de ses mouvements, l'Argentin profite de la vie. Et cela s'en ressent sur la pelouse où il est moins performant. En 2014-2015, il perd même sa place au profit de Lucas, voire de Pastore. Ses statistiques en Ligue 1 ne sont pas catastrophiques (8 buts, 2 passes décisives) mais elles sont bien aidées par un triplé face à Lille en avril 2015. En Ligue des champions, sa compétition préférée, Lavezzi se fait discret jusqu'aux 8emes de finale. Face à Chelsea, à l'aller (1-1), il pallie avec succès les nombreuses absences mais ne se montre décisif qu'au retour. Entré en fin de partie, il offre le but de l'égalisation à David Luiz sur corner (voir ci-dessous, 2-2). Mais son entrée sera marquée par son absence de repli, preuve d'un manque de compétition et de condition physique criants, Cavani étant même plus actif que lui dans ce domaine alors qu'il était titulaire ce soir-là... Cela expliquera sans doute la faible propension de Blanc à faire appel à lui...

Une fin dans l'ombre

On pensait Lavezzi animé d'autres intentions pour sa dernière année de contrat. Surtout qu'il se montre intéressant lors des entrées en jeu en début de saison. Il clôture ainsi la marque à Monaco (0-3) et face à Toulouse (5-0). Mais son spleen est palpable. Au site de Marca, il exprime son mal-etre : «Parfois, l'idée d'abandonner le football me traverse la tête (...) Quand j'en aurai terminé avec le football, je ne continuerai pas avec le monde du sport». L'éloignement familial (son fils vit en Argentine) explique en partie cette petite déprime mais son départ en Chine est d'autant plus étonnant.

Son dernier but restera donc cette réalisation face à Toulouse, en Coupe de la Ligue (2-0), sur une ouverture de Rabiot. Quoiqu'il en soit, l'image que l'on gardera de Lavezzi sera surtout celle d'un trublion, prêt à tout pour faire rire ses coéquipiers. Comme son habitude de décoiffer le président de la LFP, Frédéric Thiriez. Ou ses différentes taquineries envers ses partenaires. Sans oublier ses débordements extra-sportifs avec notamment une photo suggestive avec sa compagne qui a beaucoup fait parler en aout 2014. Sa bonne humeur manquera certainement au vestiaire parisien...

Son dernier but

Compil de ses gags

Lire les 00 commentaires
Commentaires