Plusieurs joueurs pensent que les problèmes parisiens se situent sur le plan mental. Mais comment faire pour les guérir de l'inconstance et de la déconcentration qui les frappent ? "Le Parisien" a interrogé différents psychologues pour recueillir leur avis sur le sujet.
Patrick Mignon (responsable de laboratoire de sociologie à l'INSEP) : "Les écarts de salaire peuvent être défavorables à une émulation de groupe. Des stars payées très cher doivent avoir un rendement maximum pour que les moins bien payés acceptent cette différence de traitement. L'exposition du club crée également une culture particulière : une politique de visibilité immédiate est difficilement compatible avec la logique sportive."
Jean-Cyrille Lecoq (psychologue du sport collaborant avec les jeunes de l'INF Clairefontaine lors des tests médicaux) : "Si le travail réalisé aux entraînements du PSG n'est pas reproduit en match, c'est qu'il y a un problème de coaching. L'une des techniques employées pour créer un climat de motivation est le TARGET. T pour tâches bien définies. A pour autorité affirmée. R pour reconnaissance. Il ne faut pas se contenter de souligner les erreurs, mais aussi dire quand les choses sont bien faites. G pour groupement : alterner les exercices individuels et collectifs en changeant les joueurs de poste pour qu'ils prennent conscience des difficultés de leurs partenaires. E pour évaluation : s'assurer que les joueurs sont d'accord avec le jugement de l'entraîneur. Et T pour temps : assimiler la durée de l'effort lors des entraînements."
Certains, toutefois, ont un jugement plus tranché.
Jacques Crevoisier (docteur en psychologie et ancien entraîneur adjoint de Liverpool) [notre photo] : "La compétence psychologique fait désormais partie du bagage des entraîneurs, il ne faut pas les prendre pour des imbéciles. Pour revenir au PSG, une équipe qui n'enchaîne pas deux bonnes mi-temps n'a pas un problème psychologique, elle est tout simplement mauvaise."