L'échange entre le parisien Christophe Landrin et le stéphanois David Hellebuyck a été aussi imprévu que rapide. Interrogé par le journal "Le Progrès", l'ex-Lillois n'en est pas moins satisfait, persuadé de retrouver dans le Forez certaines valeurs trop oubliées à Paris, où il n'a pas réussi à s'imposer.
Sa saison à Paris a été difficile, mais l'a tout de même appréciée : "A mon arrivée à Paris, on m'a tout de suite catalogué comme un joueur d'appoint et au bout de quinze matchs, il fallait que je marque dix buts et que je fasse vingt passes décisives. Cela fait partie des excès du PSG. Je suis satisfait de ma saison malgré tout ce qu'on a pu dire. Il y a eu des moments difficiles effectivement comme il y en aura sans doute avec l'ASSE, c'est là justement qu'il faudra ressortir les valeurs du club."
Toutefois, son transfert à Saint-Etienne le comble d'aise : "Je suis vraiment ravi et j'ai hâte de me mettre au travail. Tout s'est fait très rapidement et un peu dans l'anonymat. Il n'y a pas eu trop de discussions autour du contrat. Mais à l'arrivée, tout le monde s'y est retrouvé".
Ce changement n'a rien eu de prémédité : "J'avais vu l'entraîneur qui comptait sur moi. Et puis il y a eu cette possibilité d'échange. Le coach était intéressé, moi aussi."
Et accepter l'offre stéphanoise n'est pas, selon lui, déchoir : "L'ASSE est un club très familial. Revêtir le maillot vert, c'est aussi un choix sportif. On m'a demandé si c'était descendre de niveau en venant ici, j'ai dit non. Rien qu'au vu du classement de la saison dernière, il n'y avait pas beaucoup d'écart entre les deux formations. En tout cas, je viens à Saint-Etienne avec une très grosse envie. J'avais hâte de retrouver un club avec certaines valeurs qui n'existaient pas forcément à Paris. A Lille comme à Saint-Etienne, ces valeurs qui sont les miennes sont omniprésentes. Pour faire du bon travail, il faut de l'envie, un état d'esprit, c'est primordial."